Impératif français veut que les francophones du Pontiac obtiennent des excuses

Le Mouvement Impératif français estime que les francophones de la région du Pontiac ont droit aux mêmes excuses que les Franco-Ontariens pour le régime d'anglicisation qu'ils ont subi au XXe siècle.

À la fin février, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a présenté aux Franco-Ontariens des regrets officiels pour l'imposition en 1912 du Règlement 17 interdisant l'enseignement en français dans la province après la deuxième année du primaire. La mesure a finalement été mise au rancart en 1927.

Lancement d'un portail universitaire francophone de cours en ligne

L’Agence universitaire de la francophonie (AUF), qui fédère 817 établissements d’enseignement supérieur dans le monde, a officiellement lancé, vendredi 17 juin, un « métaportail » destiné à rassembler notamment les cours en ligne (gratuits) de ses membres volontaires.

Baptisé IDNeuf.org, il permet déjà d’accéder à plusieurs milliers de ressources pédagogiques, provenant d’universités de douze pays, deux du Nord – la France, avec IUTenligne notamment, et le Canada, avec les 400 cours de l’université du Québec – et dix du Sud. A titre d’exemples, l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (Sénégal) propose un cours sur les sources du droit du cyberespace, la faculté de médecine de Sousse (Tunisie), un atlas de dermatologie et l’université polytechnique de Bobo Dioulasso (Burkina Faso), une analyse des populations des espaces fauniques. L’ Universidad de las Américas Puebla du Mexique soumet quant à elle un cursus en français sur le thème : « La publicité représente-t-elle la société et la culture d’un pays ? »

Réforme de l'orthographe: les dictionnaires ont tranché

Alors que la réforme de l'orthographe suscite toujours une importante controverse, comment les dictionnaires ont-ils choisi, pour 2017, entre nénuphar et nénufar, oignon ou ognon? Enquête.

Février 2016, les réseaux sociaux sont en émoi. On se bat à coups d'o[i]gnons, de nénuph[f]ars et de hashtags circonflexes. Pas de manifestation place de la République, mais une belle petite passe d'armes, tout de même, entre la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem et le secrétaire perpétuel de l'Académie française Hélène Carrère d'Encausse.  

Le tout à propos d'une réforme, ou réformette, selon les protagonistes, vieille de plus de... vingt-cinq ans, diligentée à l'époque par le Premier ministre Michel Rocard afin de biffer les incongruités et de faciliter l'apprentissage de la langue. 

Langue française: la non-exemplarité de l'État

Le Mouvement Québec français (MQF) salue l'annonce de la ministre de l'Immigration, Mme Kathleen Weil, d'investir 250 000$ d'ici le 30 août à la promotion des cours de français auprès des immigrants qui sont conjoints des travailleurs qualifiés et auprès de ceux qui viennent rejoindre leur famille. Il s'agit d'une excellente décision puisque les personnes visées ne font pas partie des immigrants que le Québec choisit en fonction de la grille de sélection où la capacité à parler français facilite l'accès au territoire.

Ceci étant dit, même avec ces investissements ciblés en francisation, la société québécoise ne réussira pas à franciser ses immigrants à un niveau tel que ces derniers feront usage du français dans l'espace public comme les immigrants font usage du français en France, de l'allemand en Allemagne et de l'anglais à Toronto. Rappelons que sur le territoire québécois un citoyen sur huit est un immigrant ce qui représente un million de Québécois. Un immigrant sur cinq (200 000) ne connaît pas le français et parmi ceux-ci, 160 000 ne connaissent que l'anglais outre leur langue maternelle. Ainsi, ils usent de l'anglais dans l'espace public et au travail. Pire, ils ne lisent, n'écoutent et ne regardent aucun journal, radio ou télévision de langue française et ne sont pas des consommateurs des arts et de la culture québécoise. Comme ils connaissent l'anglais, ils anglicisent la société au travail et dans les commerces puisque c'est la langue qu'ils utilisent dans l'espace public.

Devrait-on pointer ces immigrants du doigt pour l'anglicisation de notre société? Aucunement! La non-exemplarité linguistique de l'État québécois et une francisation non obligatoire de l'immigration expliquent que plusieurs font le choix de ne pas faire l'effort d'apprendre le français.