La paix linguistique : une illusion

Au Québec, nous vivons depuis une vingtaine d’années sous le signe de la paix linguistique.

Ce concept, sans cesse repris par les médias, les gens d’affaires et les politiciens, est censé décrire le juste équilibre entre le français et l’anglais atteint dans la métropole.

En gros, entre les deux langues, la lutte serait terminée. La première serait confirmée dans son rôle dominant. La seconde serait confirmée dans ses droits. Et les Montréalais se seraient habitués à évoluer dans cet environnement idéal.

VIDÉO - Nos félicitations à Martine Ouellet

Le Mouvement Québec français (MQF) est une organisation citoyenne non partisane qui n'a pas de mandat sur la question nationale. Sa mission consiste à faire du français la seule langue commune au Québec. Voilà maintenant plusieurs années que nous proposons aux élus des solutions pour inverser l'anglicisation en cours, mais, la plupart du temps, ces derniers se contentaient de proposer des mesures non structurantes.  

Le Mouvement Québec français tient à féliciter la députée Martine Ouellet pour ses positions présentées dans sa plateforme et défendues pendant cette course à la chefferie. Nous espérons que d'autres suivront parmi les 125 élus de l'Assemblée nationale. 

Un bilinguisme essentiel... mais quasi-absent

Si les candidats à la succession de Stephen Harper s’entendent pour dire qu’ils doivent être bilingues pour convaincre l’électorat, leur niveau de français est plus qu’inégal. Et seuls trois d’entre eux font campagne en présentant un site Internet offrant une version française compréhensible.

La course à la chefferie conservatrice compte cinq candidats officiels et trois candidats pressentis. Du lot, quatre sont bilingues — Maxime Bernier, Michael Chong, Tony Clement et Andrew Scheer. Kellie Leitch et Deepak Obhrai parlent respectivement très peu ou pas français. Brad Trost et Lisa Raitt ne savent pas s’exprimer dans la langue de Molière non plus.

Faculté satellite de médecine: Impératif français dénonce la place de l'anglais

«Même si c'est 8% de l'enseignement qui se fera en anglais, c'est tout à fait inadmissible.»

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, ne digère pas l'accroc au droit des francophones d'étudier dans leur langue au Québec que s'apprête à faire subir le gouvernement libéral aux gens de l'Outaouais, en permettant à l'Université McGill de dispenser, en anglais, une partie de sa formation à Gatineau.