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101 façons de s’aplatir

Nos élites nous trahissent en choisissant l’anglais.

MQF – 27/10/2017

Lorsque je me promène dans l’aéroport Trudeau, je peux me repaître en attendant l’avion chez les restaurateurs Pork & Pickle et Urban Crave, ces beaux noms évocateurs du Québec.

Si je me balade sur la rue Ontario dans Hochelaga, je peux prendre un verre au bar Blind Pig non loin duquel ouvrira bientôt une pizzeria nommée Heirloom, par ironie peut-être puisque heirloom signifie patrimoine ou héritage… celui que nous liquidons !

Lorsque TVA Nouvelles m’apprend que le Canadien de Montréal fait la promotion de la phase 3 de sa Tour en envoyant des brochures en anglais et en cantonais, je me scandalise : ils ont donc oublié le mandarin !

Les losers

Suis-je étonné que Jean-François Gosselin, aspirant maire de Québec, ne parle qu’en anglais à ses enfants à la maison depuis leur naissance (si j’en crois François Bourque du Soleil) ? Non. À Rivière-du-Loup, on est fier d’imposer aux hockeyeurs du secondaire un entraîneur, Andrew Randazzo, unilingue anglais.

La journaliste de Radio-Canada dit que c’est avantageux, car dans la ligue de hockey junior majeure du Québec, presque tout ne se passe qu’en anglais. Les entraîneurs québécois francophones prépareraient ainsi leurs ouailles à la LNH ou plutôt la NHL. Comment dit-on « perdants » en anglais ? Ah oui ! Losers !

Inutile OQLF

Sur la rue Notre-Dame Ouest, je tombe sur une boutique appelée Stockmarkt qui affiche ses heures et jours d’ouverture et de fermeture en anglais seulement. La vitrine comporte des noms de marques plus anglicisants les uns que les autres. Aucun mot en français (à part boutique).

J’en ai avisé l’Office québécois de la langue française qui, bien sûr, m’a répondu ne rien pouvoir faire. À quoi sert cet organisme dont la nouvelle ministre responsable, Marie Montpetit, milite pour effacer le nom du grand poète Octave Crémazie de sa circonscription. Elle veut plutôt celui de Maurice Richard qui se faisait gueuler des ordres en anglais dans le vestiaire… exactement comme le hockeyeur adolescent d’aujourd’hui.

26/10/2017 – PROULX, Gilles

 

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