Jean-Paul Perreault, président, Impératif français, 15 septembre 2009.
« Quarante ans après l’adoption de la Loi canadienne sur les langues officielles, la situation du français au Canada s’est globalement dégradée. À l’extérieur du Québec, le français en tant que langue parlée à la maison est passé de 4,4 % en 1971 à 2,5 % en 2006.
L’Aut’Journal, 17 septembre 2009.
« Dans Le Devoir de ce matin (17 septembre), le p.-d.g. de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, se déclare parfaitement satisfait de la situation actuelle quant à la langue d’enseignement au niveau collégial. Selon lui, le nombre d’allophones et de francophones qui étudient au cégep anglais serait « un phénomène limité ». Sa position s’appuie cependant sur un usage tronqué des chiffres.
Dans sa chronique « Savoir compter » (l’aut’journal no 276, février 2009), le professeur Charles Castonguay a montré combien la présente situation au cégep ressemble à celle qui régnait au primaire et au secondaire avant la loi 101. Le régime de libre choix ne profitait alors qu’à l’école anglaise. C’est pareil aujourd’hui au cégep. De façon globale, 9 % des cégépiens sont de langue maternelle anglaise et 81 %, de langue maternelle française. Mais 18 % des cégépiens étudient au cégep anglais contre 82 % au cégep français.
PAR LIA LÉVESQUE, 24 septembre 2009, Métro Montréal, La presse canadienne
La saga du français à la Commission du statut de réfugié vient de franchir une autre étape, avec une décision qui semble lier le droit d’avoir toute la preuve en français au fait qu’un préjudice soit subi, en cas contraire.
L’avocat dans ce dossier, Me Stéphane Handfield, a rencontré la presse, jeudi à Montréal, aux côtés du président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, et du député du Bloc québécois responsable de ces questions, Thierry St-Cyr.
Éditorial de Marie-Andrée Chouinard, Le Devoir du jeudi 24 septembre 2009
Le français est la langue d'usage de 32 % de la population d'Ottawa. Mais Larry O'Brien, le maire de la capitale du Canada, un pays bilingue, ne cause pas dans la langue de Molière, ou si peu. Il s'agit là d'une carence qui pourrait en indigner plus d'un. Mais cela se passe dans la plus totale indifférence.
Pourquoi alors se scandalise-t-on du fait que la candidate à la mairie de Montréal, Louise Harel, baragouine l'anglais? Montréal est une ville francophone, métropole dans le Québec, une nation qui a choisi de protéger le français en le cuirassant d'une loi 101.
Vincent Larouche, Jeudi, 24 septembre 2009, Rue Frontenac
Sous prétexte que l’utilisation de l’anglais « ne pose pas préjudice » à son client, la Commission de l’immigration vient de débouter un avocat qui réclamait le droit d’obtenir une traduction française de la preuve contre ce dernier.
Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, affirme, quant à lui, qu’il est inacceptable que les autorités choisissent par défaut l’anglais pour traiter le dossier d’un immigrant potentiel au Québec.
« C’est inconcevable, surtout dans un secteur névralgique comme l’immigration à Montréal, où se fait l’intégration des nouveaux arrivants », dit-il.
Mario Beaulieu, président, SSJB de Montréal et Jean-Paul Perreault, président, Impératif français, 14 Septembre 2009.
« Le Canada a deux langues officielles : l’anglais et la langue bilingue.
Marie Allard, La Presse, 3 septembre 2009.
« L'école la plus multi¬ethnique de l'île est toujours le pavillon Hébert, dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Tous ses élèves (100%) sont nés à l'étranger ou nés ici de deux parents venus d'ailleurs. Fait nouveau, un total de 59 écoles de l'île comptent 75% ou plus d'élèves « issus d'autres cultures », 10 de plus qu'en 2007. Or, des effets négatifs peuvent apparaître quand la concentration ethnique est très forte, atteignant ce seuil de 75%, selon Marie McAndrew, professeure à l'Université de Montréal.
Josée Legault, Voir, 1er septembre 2009, publié aussi sur Vigile.
« Pourquoi est-ce que parler anglais serait-il toujours associé à l’« ouverture sur le monde » ?
Michel David, Le Devoir, 10 septembre 2009, paru dans Vigile.
(...) « Mme Larocque déplore avec raison la déficience de l’enseignement de l’anglais dans notre système d’éducation, mais faut-il pour autant se tirer dans le pied et risquer de compromettre la francisation des « enfants de la loi 101 » ? Dans la vie d’un étudiant, le cégep est une étape charnière qui détermine en bonne partie ses choix ultérieurs, professionnels et autres.
Déjà, dans certains quartiers de Montréal, l’exode des francophones vers les écoles privées pose un défi presque insurmontable pour les enseignants qui tentent de faire du français la langue commune de leurs élèves.
L’intégration des immigrants n’incombe pas uniquement à l’État. Les francophones ont une responsabilité individuelle à cet égard. Il ne s’agit pas de priver qui que ce soit d’une connaissance approfondie de l’anglais, mais plutôt de faire en sorte que le système d’éducation français permette de l’acquérir.
Jennifer Guthrie, Métro, 9 septembre 2009.
« Impératif français s’est livré à une sortie en règle contre l’Office québécois de la langue française (OQLF). Chiffres à l’appui, l’organisme a affirmé aujourd’hui que l’Office « encourage l’illégalité et abandonne la défense du français ». L’OQLF a clairement rejeté ces accusations.
Réjean Tremblay, La Presse, 10 septembre 2009.
« Pendant les 95 premières années de son histoire, le Canadien a respecté sa clientèle canadienne-française, comme on le disait à l'époque. Depuis quelques années, le mépris est évident. Les arriérés de Roberval, de Québec, de Rimouski ou de Rouyn-Noranda n'ont pas à comprendre leurs joueurs favoris, ils ont tout juste à acheter les gadgets qu'on leur vend le triple de leur valeur. Peter Boivin et Ray Lalonde l'ont décidé.
Éric Tremblay, Tribune libre, Vigile, 7 septembre 2009.
« Ce qui est plus grave c’est que plus de 50 % des allophones choisissent de s’inscrire au cégep anglais qu’ils aient ou non été dans l’obligation de fréquenter l’école publique de langue française au primaire et au secondaire. Qu’ensuite, ces immigrants vont s’inscrire à l’université anglaise. Qu’enfin tous ces diplômés anglicisés vont travailler en anglais accélérant ainsi l’anglicisation du marché du travail, ce qui NOUS obligera de plus en plus à travailler en anglais pour gagner notre vie, chez nous, au Québec. Il n’y a rien de plus humiliant que d’être « bossé » en anglais par un immigrant. Et ça, de plus en plus de Québécois le vivent tous les jours. » (...)
Lisa-Marie Gervais, Le Devoir,5 et 6 septembre 2009.
« Le mandat initial de l'UQAM à sa fondation en 1969 consistait à contribuer au renforcement de la différence québécoise en Amérique du Nord.
Lettre d'opinion du Forum jeunesse du Bloc Québécois, Le Devoir,du samedi 05 et du dimanche 06 septembre 2009
Tout d'abord, l'UQAM est une université francophone. Il est donc inadmissible que des étudiants soient forcés de maîtriser l'anglais pour pouvoir réussir les cours en question. Des cours semblables sont probablement proposés dans des universités anglophones comme McGill ou Concordia. Les étudiants, en faisant le choix de s'inscrire à l'UQAM, souhaitent poursuivre leurs études en français.
Ariane Lacoursière, La Presse, le 04 septembre 2009
«Si on ne modifie pas les politiques linguistiques, on s’en va vers une louisianisation du Québec», estime le président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, Mario Beaulieu. Tout comme différents intervenants, M. Beaulieu a réagi, hier, au reportage de La Presse annonçant que les allophones sont maintenant majoritaires dans les écoles publiques de la métropole.
Martin Ouellet, La Presse Canadienne, 03 septembre 2009
Le temps est venu pour le Québec d'imposer le cégep en français, pense l'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry.
La position de M. Landry risque d'indisposer la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui a choisi de ne pas rouvrir la boîte de pandore qu'est le dossier de la langue d'enseignement.
En entrevue jeudi avec La Presse Canadienne, l'ex-leader du PQ a plaidé en faveur d'un sérieux coup de barre aux lois linguistiques, sur le front de l'enseignement, afin d'intégrer les enfants d'immigrants à la majorité francophone.
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, CNW Telbec, 2 septembre 2009.
« C’est dans la foulée des grandes manifestations “McGill français” des années 70 que le gouvernement du Québec de l’époque a créé l’Université du Québec afin que cesse la discrimination contre les francophones du Québec. Il y avait alors au Québec quatre universités de langue anglaise (Bishop, McGill, Sir George et Loyola) pour seulement trois universités de langue française (Sherbrooke, Montréal et Laval).
Julie Charette, 24 Heures, 3 septembre 2009.
« Les six cours d’anglais offerts par l’UQAM cet automne ne sont que la « pointe de l’iceberg » vers une « anglicisation » encore plus grande de l’université et de la société québécoise, dénoncent des organismes de défense du français.
Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 1e septembre 2009.
« Dans le but de « doubler » le nombre de ses étudiants étrangers, l'École des sciences de la gestion (ESG) de l'UQAM offrira cet automne six cours entièrement en anglais, a appris Le Devoir. (...)
Charles Castonguay, L’Aut’Journal, 21 août 2009.
« Où en est le français à l’extérieur du Québec en ce 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles du Canada ? L’enseignement du français comme langue seconde dans les écoles du Canada anglais a certes connu quelque succès. Cela sert trop souvent, cependant, à masquer le recul de l’usage du français comme langue première au foyer.
Au moment où Pierre Elliott Trudeau faisait adopter ses politiques de bilinguisme et de multiculturalisme, à la fin des années 1960, la population francophone hors Québec réussissait encore à remplacer ses générations. Les jeunes enfants francophones étaient aussi nombreux au recensement de 1971 que les jeunes adultes de langue maternelle française.
Mais l’ancienne société canadienne-française s’est depuis évaporée. Et la disparition de la traditionnelle surfécondité des femmes francophones a mis en évidence les ravages qu’entraîne le cancer de l’assimilation. (...)
Sophie Durocher, 24 Heures, 26 août 2009.
« Il y a deux semaines, je vous ai parlé de cette multitude de commerces montréalais qui engagent des unilingues anglais, sans que ça leur fasse un pli sur la bedaine de mépriser leur clientèle francophone. « Le français? We don’t give a shit! », semblent-ils nous dire. Et vous savez quoi, ce que je vous ai raconté, ce n’est que la pointe de l’iceberg, et je n’ai fait que soulever le début du commencement de l’amorce d’un débat.
Christian Rioux, Le Devoir, 3 juillet 2009.
Qui se souvient du beau geste qu’avait fait le président Jacques Chirac il y a quelques années ? L’affaire avait eu un certain retentissement au Québec. Dans une conférence de l’Union européenne où le grand patron français Ernest-Antoine Seillière s’exprimait en anglais, Jacques Chirac s’était levé et avait claqué la porte. C’était pour lui une question de principe : les représentants français devaient s’exprimer en français dans les grands forums internationaux.
Nombreux étaient les Québécois qui avaient applaudi. Ils se réjouissaient que la France se tienne debout et défende la place du français parmi les grandes langues internationales. (...)
C’était le 24 mars 2006, il y a trois ans à peine. On a pourtant l’impression que cela fait des siècles.
La semaine dernière, ce n’est pas un grand patron français qui est venu parler anglais à Bruxelles, mais bien le premier ministre du Québec lui-même. De passage dans la capitale européenne pour une conférence internationale sur l’environnement, Jean Charest a prononcé un discours dans une langue exotique qui n’est parlée que dans certains quartiers d’Ottawa : le bilingue.
L’opinion de Bernard Landry #20, www.lasemaine.ca, Vigile, 29 juin 2009
« Nous avons de bonnes raisons de célébrer dans la joie notre fête nationale. D’abord le fait d’avoir conservé notre langue et notre culture dans des conditions extrêmement difficiles, démontre un courage et un dynamisme qu’il est nécessaire de fêter. Des peuples valeureux, comme les Écossais, Les Gallois et les Irlandais, ont à toutes fins pratiques perdu les leurs, sous la même pression anglaise à laquelle nous avons victorieusement fait face.
Dans notre cas, en plus d’avoir à résisté à nos puissants colonisateurs qui avaient décidé de nous assimiler -pour notre bien, disaient-ils- nous avons eu à faire face à la formidable pression culturelle états-unienne, une des plus fortes de l’histoire humaine. (...)
Antoine Robitaille, Le Devoir, 17 juin 2009
« »
« Afin de transformer le plus vite possible des diplômés étrangers et des travailleurs spécialisés en immigrants, Québec escamotera-t-il l'intégration au français?
C'est l'inquiétude exprimée par le critique péquiste en matière d'immigration, Camil Bouchard, en réaction à une réorientation gouvernementale en matière d'immigration dévoilée hier par Yolande James. (...)
par Sébastien Ménard, dans Le Journal de Montréal,jeudi 30 julliet 2009
Dans une décision qu'il a rédigée uniquement en anglais, un juge de la Cour supérieure vient de débouter un commerçant francophone de Saint-Eustache qui voulait utiliser une abréviation du mot «bowling» dans le nom de son salon de quilles, parce que cela contrevient à la Charte de la langue française.
Au bout du fil, le propriétaire du commerce trouve la situation invraisemblable.
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