Billet de Gilles Pétel publié dans dans TVRS le 2 juillet 2012
«C’est à Québec que se tient cette semaine, le premier Forum mondial de la langue française. En Europe, et surtout ici en Suisse lémanique de même qu’en France, on s’interroge encore sur la pertinence de présenter ce premier Forum au Canada, pays officiellement bilingue. Pays où le le premier ministre Stephen Harper procède à des nominations d’unilingues anglophones à des postes clefs de son gouvernement, pays où, au Québec, la ministre de la culture Christine St-Pierre reste indifférente devant le déclin du français à Montréal. Pire encore, dans sa propre circonscription, elle laisse des entreprises bafouer les dispositions de la Loi 101 sur l’affichage, sans intervenir.»
Article de La Presse canadienne publié dans Le Huffington post le 2 juillet 2012
«Quelque 1500 délégués, surtout des jeunes, participeront dès lundi à Québec au 1er Forum mondial de la langue française.
Les premiers ministres Stephen Harper et Jean Charest seront de la cérémonie d’ouverture, lundi après-midi, au cours de laquelle ils prononceront des allocutions.»
Article de Radio-Canada publié le 2 juillet 2012
«Le Mouvement Québec français organise une manifestation en marge du Forum mondial de la langue française pour démontrer que la langue de Molière est en péril dans la Belle province.
Article de Valérie Gaudreau paru dans Le Soleil du 30 juin 2012
«Le chercheur Patrick Sabourin de l'Institut de recherche sur le français en Amérique et Éric Poirier, qui travaille à un livre sur la Charte de la langue française, participeront aussi à la table ronde.
La rencontre sera précédée d'une manifestation dont le départ aura lieu à midi aux Jardins Saint-Roch. La soirée se terminera par un spectacle à l'Impérial.»
Bernard Landry participera au Forum mondial de la langue française. Mais ne cherchez pas l'ancien premier ministre dans les couloirs du Centre des congrès. Il causera plutôt survie du français et indépendance au resto La Casbah du quartier Saint-Roch.
M. Landry participera lundi à 15h à une table ronde en marge du Forum à l'invitation du réseau Cap sur l'indépendance.
Le MQF vous invite!
Article de Kathryne Lamontagne publié dans Le Journal de Québec le 22 juin 2012

QUÉBEC - «Une imposante publicité entièrement conçue en anglais, située sur un terrain du boulevard Wilfrid-Hamel, dans Vanier, laisse perplexes certaines résidants.»
Article de Chantal Lévesque publié dans le quotidien Métro le 20 juin 2012
«Dans l’enthousiasme ou de guerre lasse, les commerçants devront se conformer à la loi sur la langue d’affichage, a signifié mercredi la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre.

Article de Christian Philip - Recteur de l’Académie de Montpellier et Daniel Turp, Professeur titulaire à l'université de Montréal publié dans Le Devoir le 20 juin 2012

«La langue française est boudée, voire combattue, au point que certains font campagne pour l’anglais seule langue internationale, au détriment du multilinguisme. On voudrait permettre aux établissements d’enseignement supérieur d’enseigner totalement en langue anglaise, d’autres proposent non l’enseignement des langues, mais l’enseignement du seul anglais dès l’âge de trois ans. Toute personne ayant un avis contraire est considérée non seulement comme démodée et dépassée, mais comme dangereuse car forcément d’extrême droite ou nationaliste.
[...]
«Il faut sauver le français, et pour le sauver, il faut défendre le multilinguisme. Si on gagne la bataille du multilinguisme, on gagnera la bataille du français. Encore une fois, l’un n’ira pas sans l’autre. Ce combat, la Francophonie ne le gagnera pas seule. Nous devons resserrer nos liens avec les autres grandes aires linguistiques et les organisations les représentant (y compris le Commonwealth), mener ensemble certaines actions de promotion du multilinguisme. Nous sommes représentatifs d’une aire où le français cohabite avec d’autres langues, certaines officielles, d’autres locales ou régionales. Pourquoi ne pas nous appuyer sur cette réalité pour proposer à ces autres grandes aires linguistiques d’agir de concert ?»
[...]
Multinationales et petits commerçants veulent conserver leur marque de commerce en anglais
Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir le 20 juin 2012

«Après des années de tolérance, l’Office québécois de la langue française (OQLF) a décidé de sévir contre l’affichage des marques de commerce en anglais seulement. Mais les commerçants, dont plusieurs multinationales, n’entendent pas se laisser faire et contesteront vigoureusement ces dispositions de la loi 101.
Or, selon des documents dont Le Devoir a obtenu copie, les détaillants vont répondre par la bouche de leurs canons et contester devant les tribunaux ces dispositions de la Charte de la langue française. Le CCCD a obtenu un avis juridique du cabinet d’avocats Norton Rose. Rédigé en anglais...»
Article de Christian Philip, Recteur de l'Académie de Montpellier et Daniel Turp, Professeur titulaire à l'université de Montréal publié dans Le Devoir le 20 juin 2012
Extraits de l'article de Caroline Rodgers dans Le Devoir du 16 juin 2012, sur l’analyse de Jean Tardif, auteur du livre Les enjeux de la mondialisation culturelle et animateur d’une table ronde au FMLF
« La langue est le facteur culturel par excellence et l’instrument premier de socialisation à travers lequel on comprend le monde. En marginalisant une langue, on affecte la capacité de socialisation d’une culture. […] l’anglais se compare à un cheval de Troie qui avance sous les atours de la séduction du consumérisme et qui fait de nous ses complices volontaires. On se place en état de subordination en acceptant une supériorité de l’anglais, en le présentant comme une langue indispensable pour la réussite. Ce qui correspond à ce qu’Albert Memmi appelle le “ bilinguisme colonial ”, où l’anglais devient la langue essentielle, tandis que la langue maternelle est réservée de plus en plus à un usage local. »
Article de Amélie Daoust-Boisvert, dans Le Devoir, 8 juin 2012
Les professionnels de la santé de l’hôpital Saint-Joseph de Lachine, avec le Mouvement Québec français, ont dénoncé le non-respect des promesses du gouvernement concernant son statut communautaire et francophone et les investissements de 60 millions de dollars annoncés jamais concrétisés. Le petit hôpital se sent mis de côté au sein de la superstructure administrative du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Les professionnels demandent que l’hôpital soit doté de son propre conseil d’administration afin de retrouver l’autonomie nécessaire à son avenir et se sortir du « marasme ».

Lors de l'émission Dutrizac diffuée sur les ondes du 98,5 FM, le Dr. Paul Saba dénonce l'Hôpital St-Joseph de Lachine qui sert ses patients en anglais de plus en plus
Article de Laurent Dionne publié dans le Journal de Québec le 7 juin 2012
««Malgré une motion unanime de l'Assemblée nationale adoptée il y a cinq ans (le 7 juin 2007) et plusieurs promesses, le gouvernement de Jean Charest n'a absolument rien fait pour respecter, protéger et promouvoir le caractère francophone de ce qui était le dernier hôpital francophone de l'Ouest-de-l'Île», ont dénoncé M. Beaulieu et le Dr Paul Saba, qui travaille à l’hôpital Lachine.»
Article de Robert Leduc publié dans Cités nouvelles le 7 juin 2012
«Face à «l’échec du McGill University Health Center (MUHC) d’intégrer convenablement les activités de l’Hôpital de Lachine», le comité de relance du Mouvement Québec français, en collaboration avec un groupe de médecins de l'hôpital de Lachine, demande au ministre de la Santé, Yves Bolduc, «de révoquer la convention d’intégration de l’Hôpital de Lachine par McGill afin de lui donner le statut de partenaire affilié, avec un conseil d’administration autonome et un statut francophone».
Article de Ewan Sauves publié dans Le Messager Lachine et Dorval le 7 juin 2012

Réunis devant l’entrée principale de l’Hôpital Saint-Joseph de Lachine, une dizaine de personnes ont montré leur mécontentement face à l’anglicisation accrue au centre hospitalier. Affilié au McGill University Health Center (MUHC-CUSM)), celui-ci est considéré comme le dernier établissement de santé francophone de l’Ouest-de-l’Île.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne, publié dans La Presse.ca
L'Office québécois de la langue française a finalement dévoilé, vendredi, ses études sur la situation du français comme langue de commerce à Montréal, qui démontrent un léger progrès dans l'affichage et une diminution de l'accueil en français.

Article de Éric Grenier dans canoé.ca/emploi - 24 mai 2012
Quelques jours après la Fête des Patriotes, et un mois pile avant la Fête Nationale, le constat que dresse le Magazine Jobboom sur l’état du français au travail a de quoi faire convulser les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, dans son enquête Le français au travail, une cause désuète?.

Article de Denis Lessard, La Presse, 25 mai 2012
La situation du français comme langue d'affichage pour les commerces à Montréal s'est dégradée de façon significative depuis deux ans, montre une étude importante de l'Office québécois de la langue qui sera publiée dans les premiers jours de juin.

Chronique de Lysiane Gagnon,La Presse, 17 mai 2012
Pendant que les institutions françaises étaient déchirées à des degrés divers par le conflit, du côté anglophone, l'heure était au calme... et aux études.

Au collège Dawson, une institution du centre-ville qui est en quelque sorte le pendant anglais du cégep du Vieux-Montréal, 4000 étudiants ont participé au vote (secret) et écarté la grève. Même chose au collège John Abbott, où l'association étudiante a organisé un référendum (avec votes secrets) qui a duré toute la journée. On notera ici la procédure très démocratique qui a encadré ces décisions.
Article de Michel Thibault, de l'agence QMI, publié le 17 mai 2012

Le ministre des Transports et député de Châteauguay Pierre Moreau demandera à un collègue député de déposer à l'Assemblée nationale la pétition signée par 2300 personnes réclamant le maintien des publications bilingues de la Ville de Châteauguay.
C'est la mairesse de la ville, Nathalie Simon, qui lui a présenté la pétition au nom de ses citoyens. Mme Simon et sept conseillers municipaux sur huit l'ont eux-mêmes signée.
Article de Sophie Durocher dans le Journal de Montréal le 6 mai 2012
«On savait que nos cousins français aimaient pimenter leur discussion de mots anglais (pressing, parking, shopping). Mais là, ce n’est plus une manie charmante. C’est devenu une maladie très grave. Y a-t-il un médecin de la langue dans la salle ?
Vous avez vu le dernier numéro de l’édition française du magazine Elle ? C’est illisible : on a l’impression que c’est écrit dans une langue bâtarde, inventée par un béotien analphabète qui mélange l’angçais et le frenglish.
CHARABIA ET BARAGOUINAGE
Article de Patrick Duchesneau publié dans le Chateauguay Express le 10 avril
Pour une seconde fois, la question de la langue de communication de la Ville a accaparé la période de questions au conseil municipal de Châteauguay, le 2 avril.
Dans une salle comble où quelques personnes ont dû rester dans le couloir, faute de place, les défenseurs d’un Châteauguay magazine bilingue sont venus faire part de leur mécontentement aux élus municipaux durant plus d’une heure.
« Ça me fend le cœur. Je sens que cette administration suit une loi discriminatoire », s’est exclamé un citoyen en référence à l’intention de la Ville de se plier aux demandes de l’Office québécois de la langue française (OLF). « Châteauguay a des choses à faire pour respecter la loi. Nous essayons d’en arriver à un accord avec l’Office pour accommoder tout le monde », a répliqué la mairesse Nathalie Simon, tout en rappelant à plusieurs reprises qu’en tant que ville, Châteauguay est soumise à la loi provinciale.
Article d'Olivier Bourque publié par le Canal Argent le 17 avril 2012
Environ 850 plaintes seront remises aujourd'hui à l'Office québécois de la langue française (OQLF) aux fins d'enquête, a appris Argent. Plusieurs entreprises des quartiers de Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce et l'arrondissement Saint-Laurent ne respectent pas la loi 101.Les infractions visent surtout l'affichage. Bien souvent, le français n'est pas prédominant et parfois il n'est tout simplement pas là, ce qui contrevient à la loi 101.

Voir le reportage à TVA Nouvelles.ca
« Moi je viens du quartier Notre-Dame-de-Grâce et lorsque je revenais ici, je trouvais que j'avais de la misère à me faire parler en français. On a donc décidé de faire le tour des commerces », a souligné Max Virtue, 18 ans, bénévole à la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).
Lui et son acolyte, Étienne Gougoux, lui aussi à la SSJB, ont donc trouvé 550 infractions à la loi. « Je remarque que Montréal s'anglicise et je trouve que ce n'est pas normal. On doit faire appliquer la loi à tous les commerces. Moi comme citoyen, ça m'interpelle », affirme-t-il.
Sur le terrain, les exemples se multiplient. Dans la vitrine d'une coiffeuse, on parle de Kids Haircut dans un magasin informatique, les inscriptions sont seulement dans la langue de Shakespeare.
« La situation est critique à Montréal en raison de la mollesse du gouvernement libéral sur la question. Il n'y a pas de volonté politique de faire appliquer la loi 101. On le voit partout. Il s'agit d'une situation très inquiétante », a fait valoir Mario Beaulieu, président de la SSJB.
Dans le quartier industriel de Saint-Laurent, un autre citoyen Jean Archambault a trouvé 300 infractions.
Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir le 17 avril
La politique des cours de francisation aux immigrants du MICC est décriée
Le Parti québécois a accusé le gouvernement Charest de contribuer à l'anglicisation des nouveaux immigrants en restreignant leur accès à des cours de francisation à temps partiel.
«La francisation est optionnelle et le cours d'anglais est offert. On invite ouvertement les immigrants à s'angliciser», a déploré le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue et d'immigration, Yves-François Blanchet.
Le député péquiste réagissait à l'article publié à la une du Devoir hier qui faisait état d'un changement de pratique du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC). Depuis janvier, le MICC a aboli la pratique des «entrées continues» qui voulait qu'un nouvel immigrant puisse suivre, dès son arrivée, un cours de francisation à temps partiel même si celui-ci était commencé. Maintenant après un délai de sept jours, il est impossible de s'inscrire à un tel cours alors qu'on tolérait jusqu'à quatre semaines de délai pour un cours de onze semaines. Selon certains enseignants et employés des groupes communautaires, les nouveaux arrivants peuvent attendre plusieurs mois avant d'assister à leur premier cours de francisation.
Tous les immigrants devraient se voir offrir des cours de francisation dès leur arrivée, estime Yves-François Blanchet. Ces cours devraient être obligatoires pour tous ceux qui en ont besoin, a-t-il indiqué.
Article de Josée Boileau publié dans Le Devoir le 17 avril
Faut-il blâmer le gouvernement lorsqu'il fait respecter une clause de la convention collective d'un syndicat de la fonction publique? C'est la curieuse question à se poser lorsqu'on apprend que, depuis janvier, mettant fin à une pratique qui avait cours depuis 2003, le ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) fait en sorte qu'un nouvel arrivant ne puisse plus participer à un cours de francisation à temps partiel commencé depuis plus de sept jours. Qu'il attende la cohorte suivante, qui viendra dans quelques mois!
C'est ce que dit la convention du Syndicat des professeurs de l'État du Québec. Et en termes pédagogiques, cela a du sens, limitant le va-et-vient dans la classe et la nécessité, pour le professeur comme pour l'ensemble du groupe, de s'adapter au nouvel arrivant. Mais que fait-on du contexte?
Dans la vraie vie, l'immigrant débarque à Montréal et s'y installera. Il irait tout de go à Québec ou à Trois-Rivières que, déjà, le tableau serait différent. Mais à Montréal, c'est la confusion qui l'attend: dans cette ville dite francophone, on peut très bien ne vivre qu'en anglais. Apprendre l'anglais augmente même ses chances de trouver un emploi — la preuve: le gouvernement est prêt à payer cette formation! Parallèlement, les cours de français sont... facultatifs.
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