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Lettre de Gérard Briand parue dans Le Devoir du 10 août 2011. Monsieur Bob Kiss, maire, Monsieur Norman Blais, conseiller municipal, Les francophones et voisins du Nord que nous sommes ont simplement le goût de vous faire un magnifique et spontané «Frenck kiss» pour votre initiative de franciser incitativement divers services publics, lesquels ont été votés majoritairement lundi soir par votre conseil municipal (ex.: signalisation autoroutière, commerces accueillant des clients et affichant des menus en français, proprios ouverts à des cours dans la langue de Molière, etc.)

French kiss à nos voisins de Burlington

ARCHIVES MQF

Monsieur Bob Kiss, maire,

Monsieur Norman Blais, conseiller municipal,

Les francophones et voisins du Nord que nous sommes ont simplement le goût de vous faire un magnifique et spontané «Frenck kiss» pour votre initiative de franciser incitativement divers services publics, lesquels ont été votés majoritairement lundi soir par votre conseil municipal (ex.: signalisation autoroutière, commerces accueillant des clients et affichant des menus en français, proprios ouverts à des cours dans la langue de Molière, etc.) et qui seront offerts dorénavant dans votre ville et, le cas échéant, dans l’ensemble de votre progressiste État du Vermont, en Nouvelle-Angleterre.

Cette ouverture sur le monde est véritablement caractéristique des Vermontois, qui ont toujours su accueillir les Québécois, y compris nos tristes exilés économiques de la fin des années 30 qu’ont été ces experts tisserands et ouvriers agricoles qui ont aidé à développer vos usines et votre économie locale et la vie en général de votre État aux montagnes vertes du nord-est des États-Unis.

Ces occasions d’échanges en français seront, je le souhaite, à l’image de vos politiques socialisantes passées et notoirement réputées, comme cette municipalisation des revenus de la production d’électricité et celle de la télédiffusion par câble, qui font en sorte que la métropole du Vermont est reconnue depuis comme l’une des plus riches et des plus excitantes petites villes, ou «small cities», des États-Unis.

J’ai bien hâte de retourner bientôt dans votre vallée fertile du lac Champlain et de visiter vos municipalités aux consonances françaises, comme Barre, Montpelier et Orléans, où étonnamment, en 2004, un certain mouvement sécessionniste visait le rattachement de votre État au Québec! Je suis tout aussi emballé à l’idée de redécouvrir bien sûr votre ville et ses environs, et ce, autrement qu’en avion via votre aéroport international déjà bilingue anglais-français, situé à moins de deux heures de route de Montréal.


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