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Bulletin MMF 22 avril 2010

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 22 avril 2010 (volume 4, numéro 17)

Rassemblement des jeunes pour le français le 29 avril 2010!

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :

Et lancement du Mouvement des cégépiens pour le français avec Omnikcom, Les Oeuvriers et plusieurs groupes de la relève. Jeudi, 29 avril 2010, 19 h 30, au Club Soda, 1225, boul. Saint-Laurent, Montréal. L'avenir du français passe par les jeunes!

Unis contre le recul du français

Un rassemblement d’organismes presse le gouvernement Charest d’appliquer la Loi 101 aux écoles-passerelles. Un grand rassemblement a réuni hier artistes, politiciens et citoyens pour dénoncer le recul du français qu’annonce l’invalidation de la Loi 104 par le jugement de la Cour suprême du Canada, en octobre dernier. L’événement, orchestré par la Société Saint-Jean-Baptiste et 25 partenaires, a pris la forme d’un spectacle efficace rappelant l’histoire de la Loi 101, truffé de discours à saveur nationaliste et de prestations musicales et artistiques, dans un Monument-National bondé et survolté. Le comédien Denis Trudel animait la fête.

photo : Jacques Nadeau, Le Devoir
L’événement s’est conclu par une marche
en direction des bureaux de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre.

Vidéos du rassemblement « Québec vs Cour suprême » en ligne!

Visionnez sur le site de la SSJB.

Loi 104 - un spectacle dénonce l'injustice

Bien décidée à mobiliser l’ensemble de la société dans son combat contre l’invalidation de la Loi 104, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) a officialisé le début des hostilités, hier, par la tenue d’un spectacle au Monument-National. Appuient également la démarche de la SSJB, plusieurs artistes, dont Sophie Durocher, les Loco Locass, Dominique Pétain, Patrice Coquereau et Vincent Bilodeau qui ont lu pendant cet événement des textes ayant marqué l’histoire du débat linguistique au Québec. « Nous voulons faire pression sur le gouvernement Charest pour qu’il mette fin à l’ambiguïté et qu’il applique la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées. La décision de la Cour Suprême est inacceptable, c’est une corruption de notre démocratie », a scandé le président de la SSJB, Mario Beaulieu, quelques minutes avant le début du spectacle.

Salle comble pour le rassemblement pour la Loi 101

La ministre Christine St-Pierre avait affirmé qu’elle voulait attendre de voir l’ampleur du rassemblement de cet après-midi, au Monument national, avant de décider s’il témoignait de l’humeur de la population quant à la nécessité d’agir pour imposer la Loi 101 aux écoles non subventionnées. Manifestement – selon ses propres règles – le Québec lui demande de bouger: c’est dans une salle comble qu’ont défilé artistes, représentants, politiciens et citoyens. Mieux : il a fallu refuser l’accès à plus de deux cents personnes tellement la salle débordait. En tout, on parle de plus de 1000 personnes qui se sont déplacées pour cette lecture de textes sur la Loi 101.

Des immigrants à la défense de leurs cours de francisation

Manifestation des immigrants, le 12 avril 2010 devant les bureaux de la ministre Yolande James,
protestant contre les coupures dans les cours d'apprentissage du français.
photo Jacques Nadeau, Le Devoir

Des moniteurs en francisation et leurs étudiants ont manifesté hier à Montréal pour dénoncer la décision de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, d'abolir 31 classes de francisation pour les nouveaux arrivants, à compter de mai. Lire aussi dans L'Aut'Journal de mai 2004. Oui, de mai 2004, il y a donc sept ans, un texte de Mario Beaulieu sur le même sujet intitulé « Pataplatte Premier - compression de plus de 50 % du programme d’intégration - couper dans la francisation c’est diviser ».

Compressions budgétaires - Québec abolit 31 classes de francisation

Les compressions décrétées par Québec n'épargnent pas la francisation des immigrants. Le ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) abolit 31 classes de français pour les nouveaux arrivants, ce qui représente une économie de 5 millions.

Ne coupez pas dans la francisation - pétition à signer et à faire signer!

Au moment même où l'anglicisation accrue à Montréal est si inquiétante, nous déplorons les coupes de 31 classes de français destinées aux nouveaux arrivants afin de favoriser leur insertion au marché du travail et nous exigeons que la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles exclue du périmètre des compressions gouvernementales toute activité reliée au processus d’intégration des nouveaux arrivants, que ce soit dans le domaine du travail ou de la société en général. S.V.P., signez la pétition et faites-la signer.

Lettres - Une immigrante qui veut s'intégrer en français

Je me sens très triste et déçue. L'annonce, jeudi dernier, des coupes dans les cours de français a été très choquante pour moi et je ne pouvais pas pleurer devant de mes collègues, mais ils ont commencé à pleurer parce que tout le monde a eu un plan pour ces mois. Cette nouvelle de dernière minute a brisé nos cœurs, en plus de tout ce que j'ai fait pour étudier le français afin d'améliorer ma vie! À mon avis, le ministère a un double discours : il nous dit qu'on doit parler français, mais en même temps, il nous coupe le cours de francisation. Je ne comprends pas pourquoi! Quand je suis arrivée chez moi, je me sentais déprimée. Tout à coup j'ai senti quelques larmes sur mon visage et j'ai pleuré d'impuissance et de colère.

Compressions dans les cours de français aux immigrants, un geste lâche

La députée de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'immigration, Louise Beaudoin, et le député de Deux-Montagnes et porte-parole en matière de communautés culturelles, Benoit Charette, dénoncent avec vigueur la décision de la ministre de l'Immigration, Yolande James, qui a choisi de sabrer dans le financement des cours de francisation pour les nouveaux arrivants.

Écoles passerelles : Québec n’utilisera pas la clause nonobstant

Ce n’est pas encore le débat sur la langue d’affichage. Mais cela pourrait le devenir. La communauté anglophone de Montréal est à se mobiliser pour convaincre le gouvernement Charest de ne pas soumettre les écoles non subventionnées à la Loi 101.

Merci Michel Chartrand

Grand défenseur des droits des ouvriers, grand patriote aimant profondément les gens ordinaires, le Québec, sa langue et sa culture!

Michel Chartrand (1916-2010)
Photo de la Fondation pour l'aide aux travailleuses et travailleurs accidentés (FATA).

Montréal s’anglicise, affirme Pierre Curzi

Le porte-parole péquiste en matière de langue, Pierre Curzi, a distribué hier une étude de 85 pages qui, selon lui, démontre une croissance plus élevée du nombre de personnes choisissant l’anglais comme langue d’usage à Montréal et dans les banlieues. Selon M. Curzi, si la tendance se maintient, 43 % de la population montréalaise aura le français comme langue maternelle en 2016. M. Curzi a affirmé qu’il souhaitait lancer un débat en faisant part de ces constats, obtenus à partir des chiffres de plusieurs études qui ont été colligées. « Je veux rendre tout le monde conscient du portrait de la situation et que ça suscite un débat pour savoir si on accepte ça ou pas », a-t-il dit.

Pierre Dubuc, membre fondateur du MMF à Mongrain, rapport Curzi

Le français recule au Québec et Montréal sera majoritairement anglophone avant 2016, prévient le PQ. Voyez l'entrevue de Pierre Dubuc, un des membres fondateurs du MMF à l'émission Mongrain au sujet du rapport de Pierre Curzi.

Le grand Montréal s'anglicise - esquisse du vrai visage du français au Québec

Analyse de la situation par Pierre Curzi, député de Borduas, porte-parole de l'opposition officielle en matière de Langue, printemps 2010.

Pierre Curzi
photo Valérie Crépeau Le Courrier, Sainte-Thérèse

J’ai des chiffres sur la langue (Charles Castonguay)

En ce début du XXIe siècle, écoutons ce que les chiffres ont à nous dire. Entre 2001 et 2006, au Québec, le poids de la majorité francophone, langue maternelle, a reculé, en 5 ans, de deux points de pourcentage. Dans l’histoire des recensements, c’est du jamais vu.

La dualité canadienne prend le bord (Charles Castonguay)

La majorité anglophone du Canada, au moyen de sa constitution, de sa charte des droits, de sa Cour de Pise et de l’assimilation, est en train de pousser la minorité francophone vers l’insignifiance.

L'anglais à Télé-Québec? La faute aux Français...

De façon générale, dit-elle, « quand on insiste auprès des Français pour traduire un titre, on passe pour des maniaques fatigants. Ils ne comprennent pas pourquoi cela nous importe. »

La ministre St-Pierre assise sur ses mains (Jacques Côté, écrivain)

Chaque fois que la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, intervient dans le dossier linguistique, je ressens, comme plusieurs Québécois, un profond malaise. J'ai cette impression qu'elle fait tout pour remettre à demain ses obligations de gardienne de la Loi 101.

Le nouveau site Web de Dollarama contrevient à la loi

(…) Or, surprise, ce nouveau site n’est qu’en anglais. Rien ne permet d’avoir accès à son contenu en français. Et ce, même si le siège social de l’entreprise est à Montréal et que son grand patron, Larry Rossy, s’exprime fort bien dans la langue de Molière. Dès qu’une entreprise possède un magasin en sol québécois, selon la loi, son site doit être en français.

Lettres - encore et toujours le français...

Montréal s'anglicise, chose que l'on savait depuis dix ans. Pourquoi est-il nécessaire qu'on nous le rappelle et, surtout, pourquoi ne fait-on rien? Quand le français avait le vent dans les voiles, c'est qu'il était porté par le vent de l'indépendance. S'il y a une corrélation bien avérée, c'est le rapport étroit entre fédéralisme et assimilation.

La bruxellisation de Montréal

Il y en a encore pour se dire surpris de la régression du français à Montréal. Les chiffres présentés par Pierre Curzi sont pourtant connus depuis un bon moment. À tout le moins, personne ne pourra prétendre ne pas avoir entendu l'alarme. Le point de non-retour est fixé : en 2016, Montréal sera majoritairement anglaise. Être « Montréalais d'abord » est la nouvelle manière tendance de se soustraire à la référence québécoise. Montréal a de plus en plus l'allure d'un laboratoire identitaire postnational et postmoderne. L'identité nationale, elle, appartiendrait à la préhistoire de la démocratie.

Anglicisation rampante

Ce qu’il faut conclure de ces deux commentaires inspirés par le rapport Curzi, c’est que l’anglicisation rampante de Montréal ne pourra pas être efficacement arrêtée en ciblant uniquement la dimension linguistique de l’intégration des immigrants. La dimension culturelle est tout aussi essentielle. Il faut donc sans nul doute renforcer la charte de la langue française, mais il faut également, et de toute nécessité, extirper l’idéologie multiculturaliste qui contamine et gangrène l’appareil de l’État.

Les deux peuples fondateurs (Lise Payette)

Lord Durham a écrit : « Les Anglais sont supérieurs aux Français, non seulement par l'argent, mais aussi par l'intelligence. Ils devront toujours dominer le pays. » Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Canadiens anglais ont de la suite dans les idées. La stratégie de Lord Durham est toujours à l'ordre du jour à Ottawa. Si vous en doutiez, pensant qu'avec le temps le rapport de force avait évolué différemment, détrompez-vous : la volonté de Stephen Harper, énoncée il y a quelques jours et qui consiste à augmenter de 30 députés le nombre de représentants élus à la Chambre, est un autre pas vers la réalisation du rêve de Durham.

dans cette édition :

1- Affaiblie, la Loi 101 n'est plus d'aucune utilité
2- Décès de Michel Chartrand
3- Lettres - L'anglicisation
4- Duceppe poursuit sa tournée pancanadienne
5- Un peu de tout (Roumanie, naturalisation en France)
6- Extraits des notes de chevet de John Charest (le français) (G. Le Gal)
7- Commentaires de sympathisants
8- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

Le 12 avril 2010 : deux mille immigrants devant les bureaux de la ministre James
protestant contre les coupures dans les cours de francisation.

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Affaiblie, la Loi 101 n'est plus d'aucune utilité

Extraits d’un article de Martin Lavallée publié dans Cyberpresse le 10 avril 2010.

« Je prends la plume aujourd'hui pour vous faire part de mes peurs et mes espoirs quant à l'avenir de notre très chère langue française. Cette très chère langue qui vit depuis plus de 400 ans sur ce territoire du Québec, qui a affronté et vaincu plusieurs tempêtes, mais qui semble dangereusement malmenée à l'heure actuelle. Malmenée au point où elle perdra la bataille si on ne lui vient pas en aide. (…)

Il est grand temps, devant l'inaction du gouvernement Charest, que nous recommencions à agir collectivement et au-delà de la partisanerie politique afin de faire valoir nos droits linguistiques. (…)

Il est temps de montrer que nous sommes unis dans ce combat pour notre identité et que nous ne laisserons pas notre langue s'étioler sans rien faire. Il est temps de démontrer que ce qui compte le plus pour nous, Québécois des années 2000, n'est pas la vigueur du marché, le plein-emploi ou la fluctuation de nos REER, comme semble le croire le gouvernement Charest.

Il est temps de démontrer que ce qui compte le plus pour nous est notre identité, qui elle-même se définit par notre langue commune, notre chère langue française. » (…)

2. Décès de Michel Chartrand,
Duceppe se souvient de l'homme engagé qu'il était

Extraits d’un article de Dominique La Haye de l’Agence QMI publié sur Canoë.com le 13 avril 2010.

(…) « M. Duceppe a rappelé que tout au long de sa vie, M. Chartrand a défendu les valeurs de liberté, d’égalité et de justice.

« Il a pleinement assumé son rôle de leader du mouvement syndicaliste avec toute la détermination que nous lui connaissions. Son apport à notre société restera à jamais gravé dans notre histoire, dans notre mémoire collective. En plus des nombreux combats qu’il a menés pour la défense des droits des travailleuses et travailleurs québécois, Michel Chartrand s’est également démarqué à titre de souverainiste et d’ardent défenseur de la langue française. »

3. Lettres - L'anglicisation

Extraits d’un article de Sylvain Campeau publié le 9 avril 2010 dans Le Devoir.

(…) « Quel message transmet-on aux immigrants quand ceux-ci voient que ceux qui enseigneront demain à leurs enfants connaissent si mal leur propre langue qu'ils éprouvent du mal à réussir des examens de français? Et quand ils comprennent que cette langue vénérée, si mal aimée qu'on ne sait l'écrire correctement, est un simple véhicule qui n'est lesté d'aucune culture propre? Et comment, sans cette connaissance de ce que cette langue a pu créer, peut-on espérer qu'ils développent respect et amour pour celle-ci?

Après en être nous-mêmes venus à considérer la langue comme un véhicule dont le chargement a si peu d'importance, comment peut-on être surpris que les immigrants choisissent un véhicule qui leur assure de couvrir une plus grande distance en Amérique du Nord?

Bref, il faut une approche concertée à laquelle éducation et francisation devront contribuer à parts égales. »

4. Duceppe poursuit sa tournée pancanadienne

Extraits d’un article du 8 avril 2010 sur LCN.

(…) « M. Duceppe croit que le statu quo va affaiblir le Québec politiquement et économiquement au sein du Canada et mènera au déclin de la langue française. Le fait que le Bloc québécois ait remporté six majorités lors des élections fédérales depuis 1990, montre que les Québécois rejettent le statu quo et le système fédéral, a-t-il ajouté.

« En ce qui concerne les questions relatives à l'identité, comme la langue française, la culture et la citoyenneté, la réalité est différente au Québec, qui a besoin des pleins pouvoirs dans ces domaines afin de faire ses propres choix, a-t-il dit. » (…)

5. Un peu de tout

5.1 Où va la francophonie roumaine?

Extraits d’un texte de Sanda Maria Ardeleanu sur le site Langue française en Roumanie du 20 mars 2010.

(…) Selon notre opinion, pour nous autres, Roumains, réfléchir à ce que deviendra la Francophonie, mouvement culturel, politique et social qui part de l’idée de cultiver la langue française en tant que langue de communication au plan international, signifie, avant tout, reconnaître l’évolution de cette langue dans l’espace roumain, puis continuer de cultiver la langue française dans le contexte des relations économiques, sociales et culturelles avec les États membres du monde francophone et, enfin, croire au plurilinguisme européen comme unique chance de développement des entités qui forment la Nouvelle Europe. (…)

À l’occasion du Sommet de la Francophonie de Bucarest (septembre 2006), on a présenté le bilan de la Francophonie dans la Roumanie d’aujourd'hui : 24 universités membres de l’Association des Universités francophones (AUF); 40 000 étudiants du français; 14 000 professeurs de langue française; cela veut dire que 88 % des jeunes roumains apprennent le français pendant au moins 4 ans. » (…)

5.2 Naturalisation - « La France devient votre patrie »

Extrait d’un article de LaDepeche.fr du 15 avril 2010.

« Ils sont désormais Français… Hier, 106 récipiendaires se sont vus remettre des mains du préfet Fabien Sudry, leur décret de naturalisation… Un document consacrant une procédure (qui tend à devenir de plus en plus rapide puisqu'aujourd'hui rarement supérieure à 3 mois) au cours de laquelle, le candidat à la nationalité française a notamment dû prouver sa maîtrise de la langue française (un PV d'assimilation de notre langue est joint à la procédure) et fournir les documents d'identité nécessaires. » (…)

6. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal

(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau

Fiction : Extraits des notes de chevet de John Charest au sujet de la façon dont son gouvernement gère la Charte de la langue française

Avertissement, ce récit peut ne pas correspondre tout à fait à la réalité!

John Charest - « La situation plus ou moins préoccupante du français au Québec énerve bien des « excités purs et durs de la langue », quelques organismes tels le Mouvement Montréal français, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ainsi que quelques personnes comme Curzi.

C’est drôle, mais ça ne m’inquiète pas, moi, John Charest. Je pense que leurs petites manifestations n’intéressent que les « gras dur aux cheveux blancs à la retraite », mais pas les jeunes. Ça me surprendrait énormément que ces protestataires, extrémistes et jamais satisfaits réussissent à mobiliser bien des gens, surtout que je tiens les syndicats occupés avec les négociations et que ceux-ci ne sont pas eux non plus tous blancs comme neige dans le dossier de la corruption dans la construction.

Moi, John Charest, sur cette question du français au Québec, je sais ce que je fais, je sais où je m’en vais.

Premièrement, j’ai nommé trois ministres qui projettent une image sympathique aux postes de ministres responsable de la langue française, de l’immigration et de la justice. Et on sait comment les Québécois aiment bien les gens sympathiques. Aussi, ces trois ministres sont comme moi, Canadiens dans l’âme. Ils sont Canadiens d’abord, c’est-à-dire qu’ils aiment bien la politique de bilinguisme et de multiculturalisme de Trudeau. Ils aiment être francophones, mais se disent bilingues, car c’est plus prestigieux, ça permet de bien communiquer avec nos frères du Canada et de faire affaire avec les États-Unis. Aussi, quand on fera comme Couillard et qu’on quittera la politique, on aura ainsi accès à de bons postes très bien rémunérés.

Ce que j’aime de ces trois ministres, un peu innocentes sur les bords, c’est qu’elles n’osent surtout pas se prononcer ou faire quoi que ce soit sans mon autorisation.

Et, à la tête de l’Office québécois de la langue française (OQLF), j’ai installé Mme Boucher qui est tellement reconnaissante de sa nomination très partisane qu’elle fait tout pour que rien ne bouge à l’OQLF et ce n’est pas difficile puisque le dossier de la langue ne l’intéresse pas trop elle non plus.

Ce dossier de la langue qui a causé tant de problèmes à Bourassa et à mes amis anglophones de Montréal et de tout le Québec ne m’empêche pas de dormir.

Je pense qu’on aime tous la fameuse Loi 101 maintenant que mes amis les juges de la Cour suprême nommés par Trudeau l’ont amochée avec quelque 200 coups durs.

Moi et ma gang, on aime ça aussi que des immigrants réussissent à contourner la Loi 101 et à envoyer illégalement leurs enfants à l’école anglaise.

On est très fier de donner le même gros cadeau de méga-hôpital aux 8 % d’anglophone, un beau cadeau de milliards de dollars, le même que je donne aux 80 % de francophones. J’espère que les gens des régions ne seront pas trop déçus.

Je suis particulièrement heureux de ma directive à l’effet que mes fonctionnaires doivent considérer comme anglophone tout immigrant qui s’adresse à eux pour la première fois en anglais et Dieu sait qu’ils sont nombreux à le faire, ayant bien sûr immigré au Canada et en Amérique du Nord. Eux les immigrants savent qu’il vaut mieux adopter l’anglais plutôt que le français pour réussir.

J’aime bien ça que la moitié des nouveaux Québécois choisit le cégep anglais et adopte la culture canadienne plutôt que la Québécoise en lisant The Gazette plutôt que La Presse, le Journal de Montréal et Le Devoir, écoutant CTV, CBC et Global plutôt que TVA, Radio-Canada et V, encourageant le théâtre et le cinéma américain plutôt que le québécois, etc. En un mot, je ne suis pas du tout déçu (mais je ne dirais jamais ça en public) que ces nouveaux Québécois deviennent de bons citoyens canadiens plutôt que de bons Québécois. Ça fait plus de gens au Québec qui adoptent une vision large, ouverte sur le monde. Mais surtout, ça fait plus de gens que je peux tenir pour acquis lors des élections, et ça, c’est ce qui compte, pour moi, pour mon parti, pour mes amis et pour ceux qui tirent si bien les ficelles en me finançant grassement et en simplifiant par le fait même mon existence de premier ministre de la belle province de Québec.

« When I was young, my mother used to say that I would become famous when I grew older, and I think I have achieved her dream! »

Vive le Québec bilingue!

P.S. Je viens d’apprendre que contrairement aux Québécois, les Canadiens m’aiment et m’apprécient. Moi aussi, je les aime bien!- » John Charest.

7. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

16 avril : Remplir une demande de citoyenneté en français par Internet.
« Bonjour. Je suis résident permanent, je souhaite faire une demande de citoyenneté par Internet. Pour cela il faut remplir un formulaire sur le site fédéral citoyenneté et immigration. Le problème c'est que ce formulaire ne fonctionne pas en français (impossible de le remplir en ligne ou de l'imprimer). Par contre, allez voir le même formulaire en anglais, et là c'est possible de le remplir et de l'imprimer! Faites le test pour voir. J'ai appelé les services canadiens, ils proposent de me l'envoyer par la poste. Donc, un anglophone peut remplir le formulaire en ligne, mais un francophone doit attendre 10 jours ouvrables pour pouvoir le faire.
18 avril : Café en français. « Bonjour. Je vous écris du Café Dépôt du Complexe Desjardins à Montréal. À chaque fois que je viens ici, la musique, les chansons, la station de radio sont en anglais complètement et entièrement. Même chose au Second Cup rue Ste-Catherine et au coin de Panet, dans l'est de Montréal. Nous nous assimilons vitesse grand V. »

8. Rappels

8.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 631 pages des 59 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

8.2 Devenir bénévole?

8.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

8.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

8.5 Devenez membre et faites un don en ligne

8.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

8.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

8.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

8.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

8.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Marc-André Bahl et Jean-Pierre Durand, co-présidents à l’interne par intérim; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Françoise Dumitrescu, trésorière; Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs. Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

8.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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