Le 20 MAI 2010 (volume 4, numéro 19)
Fêtons notre langue, notre culture, notre cher Québec!
Grand spectacle de la Journée nationale des Patriotes avec Daniel Boucher
Le lundi 24 mai 2010, 19 h 30, Théâtre La Tulipe, 4530 Papineau, Métro Mont-Royal, organisé par la SSJB de Montréal. Lecture de textes patriotiques et prestations musicales. Billets en vente à 10 $ à la SSJBM, 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, 514-843-8851. Vidéo de la conférence de presse annonçant le spectacle.
Pour acheter les billets sur le Réseau Admission.
Fête nationale du Québec à Montréal, concours Affichez votre Québec!
Fêtons notre langue, notre culture, notre cher Québec!
Cette année la Fête célèbre la créativité des Québécois et pour mettre cette créativité à l’épreuve nous vous proposons un défi ! Le défi est le suivant : créer des courts vidéos (au plus 60 secondes) dans lesquelles vous devrez afficher votre Québec! Page Facebook.
Lisez aussi le message de Luc Savard, directeur de la Fête nationale.
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission de Jean-Luc Mongrain
Au sujet du récent sondage favorable aux écoles anglaises.
Héros en 2009, zéro en 2010 (Nathalie Petrowski)
Pour le plus grand festival consacré à la chanson d'expression française,
il s'agit d'une perte de 1,5 million $.
photo: André Pichette, La Presse
Le plus ironique de l'affaire c'est que pendant que les organisateurs des Francos s'arrachent les cheveux pour trouver une solution, ceux du Festival d'été de Québec voguent en toute quiétude sur les flots bleus de la manne fédérale grâce au chèque d'Industrie Canada, qui est passé de 2 716 000 $ l'an dernier à 2 895 000 $ cette année. Ironie du sort ou bonbon politique? Mystère. Chose certaine, ce changement d'orientation qui se fait au détriment des FrancoFolies et à l'avantage du Festival d'été de Québec, mais aussi de la Royal Agriculture Winter Fair, une exposition de chevaux, et du Royal Nova Scotia International Tattoo, un festival de musique militaire, est riche en enseignements. Le message qu'il envoie au monde culturel a le mérite d'être clair: désormais ceux qui voudront s'attirer la sympathie d'Industrie Canada, auront intérêt soit à chanter en anglais soit à promouvoir la culture des chevaux et celle de la musique militaire. Avis aux intéressés.
Les commissions scolaires anglophones veulent abolir la Loi 104
Voyant le nombre d’écoliers diminuer et leurs écoles fermer depuis l’adoption de la Loi 104, en 2002, les écoles publiques et privées anglophones de Montréal demandent au gouvernement de l’abolir pour protéger leur communauté.
Des manifestants s'indignent contre les méga-hôpitaux
Alors que le futur méga-hôpital du Centre universitaire de santé Mc Gill avance à bon train et que celui du Centre hospitalier universitaire de Montréal tarde à se voir concrétiser, des militants croient qu’il ne devrait y avoir qu’une seule institution du genre, et qu’elle soit francophone.
Libre opinion - Le Québec, uni par quoi? (Jean Beaudin)
Tout le Québec en marche pour vivre en français!
Uni par la langue? Au-delà de tout! La langue est au coeur de notre quotidien, du soir au matin, au cœur de nos échanges, de nos pensées, de nos rêves, de nos réflexions, de nos discussions, au travail, à la maison, au troquet, en amour, partout. Elle nous accompagne constamment. Elle ne nous quitte jamais. Elle nous permet de nous exprimer et de communiquer par écrit et verbalement, d'interagir et de nous affirmer.
Affiches anglaises PFK - Bay Street et le colonel Sanders obéissent au RRQ
Grande marche en mémoire des Patriotes (Montérégie français)
Lancement de la campagne d'Impératif français : « Moi, je parle français »
78e Congrès de l'ACFAS: L'anglais prend de la vigueur au Québec
Hommage au français (Angélica Rodriguez)
La SSJB de la Mauricie et la langue française
Et de nombreux autres textes intéressants à lire sur le site du MMF!
1- La maudite Québécoise (G. Le Gal)
2- Un peu de tout (Fête nationale, Meech, « Le but » de Loco Locass)
3- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.
« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.
« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue.
Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »
- Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.
logo MMF
Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?
Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!
Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!
(Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal)
(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau
NDLR. Roman de Janis Locas inspiré du journal de bord d’une Québécoise embauchée par l’hebdomadaire franco-manitobain de Saint-Boniface.
Roman que viennent de publier Les Éditions Triptyque de Montréal.
À lire pour mieux comprendre la situation des francophones hors Québec, l’état de leur langue et leurs sentiments à l’égard de la « mère patrie », le Québec.
P. 55 : C’est alors qu’elle se rend compte de l’étonnante réalité : le Québécois n’est pas un Franco. Alors qu’il se pense le roi du continent, une partie de son royaume s’est décroché au fil des décennies et fait aujourd’hui fi de ses airs de supériorité. (…) La notion de francophone désigne bien la dispersion des francophones dans tout le pays, mais exclut tacitement ceux de la région Q, même s’ils en composent la majorité. De nos jours, pour être un Franco, il faut vivre encerclé de milliers d’Anglos et lutter tous les jours de sa vie contre les désastres du prochain recensement.
P. 149 : À l’extérieur, on entend faiblement Francine promettre à Liza (NDLR. La directrice du journal.) : « N’inquiète-toi pas. L’article sera prêt par demain. Peut-être même je serai complètement finie aujourd’hui. »
P. 151 : « Gen, un appel du 450. Je pense que la perrrsonne serait intéressée dans ton poste. Peux-tu faire certain de vendrrre un peu de salade? Je te transfère? »
P. 198 (NDLR. Extrait d’une pièce de théâtre franco-manitobaine) : « Après, y a les Québécois. Pis y vous font chier parce qu’ils viennent voler vos jobs. Y viennent s’installer icitte, mais y ont pas la culture des Francos-M à cœur, pis y sont pas icitte longtemps. Y prennent de la place pis y parlent fort. (…) Vous les voyez comme des opportunistes qui savent pas vivre, qui savent pas comment les choses marchent icitte. C’est jusse une gang de chialeux qui critiquent tout’ pis qui se contentent pas de vivre dans votre petit monde imaginaire rose gomme balloune, pis ça, ça vous fait chier. »
P. 208 : - « Tu es la nouvelle journaliste du Franco, non? – « Ça alors! les nouvelles vont vite. – « Aah! C’est une petite communauté, ici. Je m’appelle Vincent Lesage. Tu viens d’où? » - « De l’Est*, comme on dit! » - « J’avais compris. D’où exactement? » - « De Laval. »
P. 208 : - « Tu es journaliste, toi aussi? » -« Eh oui, comme pas mal de jeunes qui viennent ici. Il n’y a pas de main-d’œuvre locale en communication. Le français est trop … faible. »
P. 215 : - « Arrive en forme, car les résultats du dernier recensement vont sortir fin août et ce sera la commotion, ici. » - « Ah oui… l’assimilation. » - « On n’utilise pas le mot assimilation, ici. On reste positif. »
*NDLR. Tout au long du roman, et comme dans la réalité, les Franco-manitobains parlent constamment de l’Est et des gens de l’Est pour désigner le Québec et les Québécois, deux mots devenus tabous.
Ce choeur sera le point fort des festivités,
qui se dérouleront en fait sur 750 sites, les 23 et 24 juin.
photo Presse canadienne, Cyberpresse
Extraits d’un article de Lia Lévesque de La Presse canadienne publié dans Cyberpresse du 6 mai 2010.
La Fête nationale sera marquée cette année par une chorale grandiose d’un million de Québécois qui entonneront la chanson Gens du pays simultanément, le 23 juin à 22 h, dans plusieurs villes du Québec.
(…) Lors de l’annonce de la programmation, jeudi à Montréal, M. Vigneault a d’ailleurs reçu le prix Artisan de la Fête nationale, pour sa contribution au rayonnement des célébrations. Il s’est dit honoré et toujours aussi convaincu de la nécessité de défendre et valoriser la langue française.
« La langue, c’est l’ADN de toute culture. Si on perd ça, on perd sa culture. Si on perd sa culture, on perd une grande partie importante de ce qu’on peut apporter chez l’autre », a affirmé M. Vigneault.
L’ADN du Canada : un plan pour la centralisation
Extrait d’un texte de Gilbert Paquette publié dans Le Devoir (opinions) du 7 mai 2010.
(…) « Vingt ans après l’échec du Lac Meech, trente ans après les promesses de 1980 de Pierre-Elliot Trudeau quant au renouvellement de la Constitution, qu’en est-il de l’avenir du Québec dans le Canada? (…)
La Charte de la langue française a été adoptée à la suite d’un long débat démocratique dans le but de consolider l’identité nationale. Après l’adoption de la Charte fédérale des droits, la Loi 101 a subi plus de 200 amendements. Cette négation d’un vaste consensus québécois par le régime fédéral donne un signal très clair aux nouveaux arrivants et à l’ensemble des Québécois, auquel s’ajoute la politique fédérale du multiculturalisme qui élimine l’idée de « peuple fondateur » au profit d’une mosaïque de cultures, où la nôtre en est une parmi d’autres.
Globalement, le message du fédéral aux citoyens du Québec est le suivant : au Canada, comme au Québec, il y a deux langues officielles. On peut prendre celle qu’on veut, mais l’anglais suffit! Après cela, comment se surprendre de la progression de l’anglais à Montréal, des difficultés d’intégration des allophones tiraillés entre deux nationalités, de la réaction instinctive des francophones qui voient leur cohérence nationale menacée? (…)
Extraits d’un article de Patrick Lagacé dans La Presse du 19 mai 2010.
« L'autre après-midi, dans le Nord, il y avait mon héritier qui gesticulait sur la banquette arrière. Je voyais ses bras s'agiter dans le rétroviseur.
« Oui, héritier?
- Papa, papa! T'as oublié de mettre la chanson des Canadiens! »
J'ai prestement pitonné sur le iPhone pour faire tonner « Le but », des Loco Locass, l'hymne officiel de ce printemps magique, trame sonore du délire collectif provoqué par la chevauchée surprenante du CH en séries. (...)
Je ne suis pas le seul à tripper sur « Le but ». Les radios de Montréal la font jouer à outrance. C'est « Le but »qui a servi de trame sonore à un montage hallucinant d'images du passé glorieux du CH, à la CBC, avant le septième match contre Pittsburgh. (...)
Le peuple, en tout cas, a adopté la chanson. Et même l'organisation du Canadien, très entichée de chansons anglaises pour les matches, semble avoir succombé au virus du But. Petite victoire: le Canadien a appelé Biz pour lui dire que jeudi, au troisième match de la demi-finale, on pourra enfin entendre l'hymne des Loco.
Allez, allez, allez, allez Montréal! »
Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 649 pages des 61 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?
Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!
Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!
Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org
N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)
Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.
Marc-André Bahl et Jean-Pierre Durand, co-présidents à l’interne par intérim; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Françoise Dumitrescu, trésorière; Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs. Philippe L. Perreault, permanent.
Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.
82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241
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