Le 3 octobre pour le 30 septembre 2010 (volume 5, numéro 4)
DÉSABONNEMENT
Comment arrêter Charest d’affaiblir encore davantage la Loi 101?
Manifestation-spectacle devant les bureaux de Jean Charest, 18 octobre!
Phase deux de la Coalition contre le projet de loi 103.
Suite au succès retentissant de la première mobilisation contre la loi 103, la coalition invite la population à la phase deux des manifestations publiques contre la loi 103, sous la forme d'une manifestation-spectacle devant les bureaux de Jean Charest, à Montréal. De nombreux artistes prêteront leur voix sur la grande scène qui sera érigée à l'extérieur. Le temps de l'indifférence et de la morosité est terminé.
Descendons dans la rue pour faire de ce grand spectacle
une démonstration claire de notre volonté!
Où? Devant les bureaux du premier ministre Jean Charest, au coin de l'avenue McGill College et de la rue Sherbrooke, à Montréal (Métro McGill). Quand? Le lundi 18 octobre 2010, à 17 h. S'il y a apparence de pluie, apportez vos parapluies! D'ici là, participez aux actions suivantes : 7 octobre, pose de bannières sur des viaducs; 13 octobre, distribution commune de dépliants dans les stations de métro. Appel aux bénévoles!
Plus de 3 000 personnes disent « Non à la loi 103! Oui à la Loi 101! »
Une atmosphère fébrile et stimulante comme jamais auparavant se dégageait
parmi les gens réunis le samedi 18 septembre 2010 au Centre Pierre-Charbonneau.
Oui, il y avait de l'ambiance à ce Grand événement contre la loi 103 de Jean Charest.
Orchestré de main de maître par le comédien et porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, le spectacle a littéralement captivé la foule par de nombreuses prestations musicales, théâtrales et humoristiques de grande qualité. Les artistes ont su faire vibrer les spectateurs avec leur performance en tous points magnifique.
Loi 103 : un chèque en blanc à Mme St-Pierre quant à l’avenir du français
Denis Trudel, comédien et porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF)
Denis Trudel, comédien et porte-parole du Mouvement Montréal français au Grand rassemblement-spectacle le 18 septembre au Centre Pierre-Charbonneau à Montréal. Prenez position contre le projet de loi 103 en joignant le groupe Facebook. Voir les photos de l'événement! Et les vidéos du spectacle!
Discours d'ouverture de Mario Beaulieu, le 18 septembre contre la loi 103
Visionnez le discours de Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal et principal artisan de la Coalition contre le projet de loi 103 :
« Ce soir on est ici, pour dire qu’on commence à être sérieusement tanné des gens qui jouent à l’autruche avec l’avenir du français! On a fini de faire les bonnasses et de se laisser culpabiliser! La Cour suprême et le gouvernement de M. Charest ont voulu nous imposer un recul de trop! À un moment donné, assez c’est assez, c’est fini les reculs, à partir de maintenant c’est en avant qu’on s’en va, en avant pour le français! »
Lettres - Des lois pour soutenir le français (Stephen Behr)
Je suis un immigrant américain au Québec. Je suis venu ici parce que je voulais avoir la possibilité de vivre en français. Ma fille aussi en a profité: arrivée à l'âge de 15 ans au Québec, elle a été plongée dans un environnement francophone et maîtrise parfaitement le français maintenant.
La Marche bleue (sur les plaines d’Abraham pour le retour des Nordiques)
Photo Steve Deschênes, Le Soleil
La foule a été estimée à 60 000 personnes sur les Plaines d'Abraham.
NDLR. Cet événement grandiose s’est déroulé tout en français le 2 octobre dernier. Des dizaines d’anciens joueurs des Nordiques, presque tous des Québécois, ont été présentés à la foule. Les trois frères Stastny ont volé la vedette et n’ont parlé qu’en français. Pendant ce temps, à Montréal, Québec, honte à « The Montreal canadians » qui continue de bafouer les Québécois et la langue française!
Le Syndicat de la fonction publique (SFPQ) dénonce le projet de loi 103
Lucie Martineau, présidente du SFPQ et vice-présidente du MMF
Le Syndicat de la fonction publique (SFPQ) dénonce la docilité complaisante du gouvernement libéral dans le dossier de la langue. De passage cet après-midi devant la Commission de la culture et de l'éducation, dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 103, le vice-président du SFPQ, Paul de Bellefeuille a été clair. « Nous observons un recul de l'usage du français au sein même de la fonction publique ainsi qu'une régression de la langue, non seulement à Montréal, mais dans tout le Québec.
Pour le respect de la Loi 101 (André Poupart, professeur, Faculté de droit de l'UdeM)
Jean-Paul Perreault « découragé » et « humilié » présente un mémoire
Situation du français - Pauline Marois s'inquiète
La SSJB de Montréal : Non à l'aplaventrisme libéral!
Écoles passerelles - Savoir reculer (Josée Boileau, Le Devoir)
Notre langue n’a pas de prix - Des artistes unis par amour pour le français
Pas d’exception pour les riches (Yves Martin, ancien sous-ministre)
La ministre St-Pierre doit se rétracter (Jessica Riggi)
Loi 103 : le RRQ frappe à l’Assemblée nationale
Parti indépendantiste - loi 103 - rompre avec l’impuissance provinciale
Et de nombreux autres textes intéressants à lire sur le site du MMF!
1- Nous sommes en 2020, le Québec est français!
2- Un peu de tout (Faute aux séparatistes; Boutade linguistique)
3- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum et au concours de plainte; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.
« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.
« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue.
Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »
- Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.
logo MMF
Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?
Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!
Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!
(Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal)
(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau
En 2020, le Québec est français!
Automne 2020, la Révolution tranquille a 60 ans, les Événements d’octobre ont 50 ans, le 1er référendum, 40 ans, le 2e référendum, 25 ans et oui, le Québec s’est débarrassé du gouvernement Charest en 2012 et du lien de dépendance au Canada en 2016. En effet, en 2016 le parti de coalition indépendantiste, le Parti indépendantiste des Québécois solidaires (PIQS) après avoir pris le pouvoir avec une forte majorité et une plateforme résolument indépendantiste a convoqué une assemblée constituante des 63 députés du Bloc québécois populaire à Ottawa et des 85 députés du PIQS à l’Assemblée nationale pour proclamer unilatéralement l’indépendance du Québec.
La première loi adoptée après celles concrétisant l’indépendance fut la Loi 201, la Charte de la langue française du Québec français indépendant.
En résumé, cette Loi 201 :
1. Fait en sorte qu’enfin, dans les faits, le français est la seule langue officielle, la langue nationale, la langue commune, la langue de travail et la langue de l’éducation au Québec.
2. La Cour suprême du Québec qui a remplacé la Cour suprême du Canada et la Charte imposée par Trudeau interprète maintenant les lois dans l’intérêt supérieur du Québec français.
3. Les écoles primaires et secondaires, les cégeps les universités sont devenues français, comme il se doit, sauf pour environ 8 %, soit pour la minorité historique anglophone. Les écoles privées comme ailleurs dans le monde ne sont plus subventionnées par l’État. Ces nouvelles dispositions législatives et d’autres changements d’envergure permettent au gouvernement de faire de l’éducation publique un modèle de réussite où le décrochage scolaire est au plus bas parmi les nations. L’apprentissage d’une deuxième, troisième et quatrième langue est devenu naturel pour plusieurs citoyens.
4. Les Québécois sont maintenant fiers de la place d’honneur du français dans les institutions, dans les communications et sur la place publique. Nos représentants politiques incluant nos chefs font leurs discours et répondent aux questions des journalistes en français seulement. Les touristes en nombre croissant, notamment des États-Unis et de l’Amérique latine sont émerveillés de se retrouver dans un pays à visage accueillant français.
5. Les nouveaux Québécois qui arrivent au Québec et en grande majorité en régions, au nombre maintenant de 20 000 par année plutôt que 50 000 quand le Québec n’était qu’une province comme les autres, sont heureux. Heureux parce que, non seulement bien intégrés à la société québécoise et ils ont acquis une bonne connaissance du français, mais ils ont en plus trouvé des emplois où on met à profit leur talent. Le nouveau gouvernement du pays du Québec recrute davantage de gens de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, de l’Amérique latine et de l’Asie, immigrants qui s’intègrent généralement assez facilement aux us et coutumes québécois, notamment sur l’égalité homme femme et l’État laïc.
Les abus passés des « accommodements raisonnables » ont été réglés. Pour obtenir leur citoyenneté et leur passeport québécois, les 20 000 immigrants reçus annuellement au Québec doivent connaître le français, mais aussi s’engager solennellement à respecter les valeurs québécoises fondamentales. Les nouveaux Québécois sont heureux d’adhérer au Québec indépendant français, égalitaire et laïc puisqu’ils ne se sentent pas tiraillés par le multiculturalisme canadien et les tensions accommodantes. De plus, l’inscription gratuite dès leur arrivée au Centre d’orientation, de formation et d’intégration des nouveaux Québécois (COFINQ*), leur facilite grandement la vie québécoise. Tous les Québécois n’ayant pas encore appris la langue nationale bénéficient aussi
des services gratuits des COFINQ. Quelques-uns choisissent de ne pas apprendre la langue nationale et constatent rapidement que leur place est davantage au Canada qu’au Québec.
6. L’Office québécois de la langue française joue un rôle beaucoup plus important et obtient un financement considérablement accru et un organisme chien de garde comme le Mouvement Québec français reçoit maintenant des subventions pour continuer à réaliser sa mission de vigilance.
7. Les deux mégas centres hospitaliers universitaires montréalais dont seulement l’anglophone avait été construit sont devenus un et français sous le nom du Centre hospitalier universitaire de Montréal et de McGill (le CHUMM) puisque la minorité historique anglophone reçoit maintenant un financement juste et équitable, proportionnel à son poids démographique. Les sommes économisées ainsi servent maintenant à améliorer le système de santé, notamment en région.
Toutes ces dispositions ont apporté un sentiment de paisible fierté aux citoyens québécois qu’ils soient de souche ou issus de l’immigration. Il y a un large consensus sur l’acceptation de la Charte de la langue française du Québec français indépendant (Loi 201). Les Québécois sont fiers que leur gouvernement ait osé adopter cette Charte en dépit des menaces de certaines têtes folles chez les Anglo-québécois et au Canada. On sent que les Québécois ont laissé tomber leur chape de colonisés.
*COFINQ (Centre d’orientation, de formation et d’intégration des nouveaux Québécois), nouveaux centres établis dans les principales régions du Québec et à Montréal avec des programmes complets préparant les nouveaux Québécois à s’intégrer harmonieusement au Québec en adoptant notre langue et nos valeurs communes et ayant la possibilité de faire valoir leur compétence au travail et ailleurs en société. Ces nouveaux centres et leurs programmes qui sont de beaucoup plus grande envergure que les programmes de l’ancienne province de Québec incluent l’intégration à plus grande échelle en région, mais aussi la francisation de tous les Québécois non encore francisés.
Extrait du blogue de Richard Martineau, Franc-parler, 28 septembre 2010.
(…) « Quoiqu’en pensent les Martin Patriquin de ce monde, la question nationale fait partie des « vraies affaires ».
Et elle continuera de le faire tant que le Canada persistera à nous enfoncer le multiculturalisme dans la gorge et à utiliser les tribunaux pour affaiblir la Loi 101 et fragiliser notre langue. » (…)
« La ministre St-Pierre argumentait récemment dans les médias que le projet de loi 103 était peut être imparfait, mais qu'il était quand même nécessaire, pour éviter que la réputation du Québec hors de son territoire soit irrémédiablement entachée. Bon.
Maintenant que la mauvaise image du Québec à l'extérieur de son territoire est désormais établie par le magazine MacLean, le mal est déjà fait.
Il n'y a donc plus aucun obstacle pour abolir la loi 103, utiliser la clause dérogatoire et réappliquer la Loi 101 tout azimuth incluant aux écoles privées non subventionnées. »
Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 686 pages des 67 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?
Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!
Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!
Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org
N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)
Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.
Denis Trudel, porte-parole; Marc-André Bahl et Jean-Pierre Durand, co-présidents à l’interne par intérim; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin, Alice Tavares-Mascarenhas et Jean-Marc Tellier, administrateurs. Philippe L. Perreault, permanent.
Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.
82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241
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