Le 24 mars 2011 (volume 5, numéro 15)
DÉSABONNEMENT
Le français, langue commune : un peu d’histoire (Charles Castonguay)
Le Cabaret Guy Mauffette : hommage à l’Oiseau de nuit, ce soir 19 h
Conférence prononcée par Luc Dupont, auteur du livre « Guy Mauffette : le laboureur d’ondes. » Guy Mauffette a joué un rôle majeur dans le développement de la radio francophone et de la chanson de langue française au Québec.
Pierre Curzi au Cégep Saint-Laurent pour l'application de la loi 101 au cégep
Le Mouvement Montréal français et le Mouvement des cégépiens pour le français (MCF) vous invitent à la conférence de Pierre Curzi dans le cadre de la tournée des cégeps sur l'application de la Charte de la langue française au collégial du MCF. Soyez présents à cet événement important et profitez-en pour poser vos questions! Le 1er avril 2011, 11 h, Auditorium C-5, Cégep Saint-Laurent, 625, avenue Sainte-Croix, Montréal, près du métro Du Collège.
Le français, langue commune : un peu d’histoire (Charles Castonguay)
À partir de 1977, le Parti québécois a tenu le cap sur le français langue commune. Mais la Proposition principale en vue du congrès d’avril n’en veut plus. Il suffirait maintenant que le français prédomine nettement. Il faut faire la sourde oreille à ce chant de sirène. Pour remédier à ce dysfonctionnement social, le PQ de René Lévesque avait imaginé un Québec dont le français serait la langue commune. C’est dans cette optique que Camille Laurin usait de sa formule-choc : « Il ne sera plus question d’un Québec bilingue ». Pas par hostilité envers l’anglais. Par justice sociale envers le plus grand nombre.
Plus de 300 personnes à la Francofête en Montérégie
Michel Gilbert, maire de Mont Saint-Hilaire et invité d'honneur
et Luce Cloutier, présidente de Montérégie français
devant quelques-unes des 300 personnes participant à la Francofête
le 20 mars 2011 au Mont-Saint-Hilaire. Organisée par le Mouvement Montérégie français, la journée débutait par une table ronde avec Gilles Laporte, historien et Patriote de l'année, Gérald Paquin, chercheur, Yves Beauchemin, écrivain et Xixi Li, directrice du Centre Sino-Québec de la Rive-Sud.
Suivaient un spectacle pour enfants, un spectacle général et la remise de prix.
La langue française dans le monde - quelques chiffres…
Le français est, avec l’anglais, l’une des deux seules langues parlées et apprises sur tous les continents. 220 millions de francophones sont répartis dans le monde. Le français, avec plus de 116 millions d’apprenants, est la langue étrangère la plus largement apprise après l’anglais et la neuvième langue la plus parlée dans le monde. Avant l’Europe, c’est le continent africain qui affiche le nombre le plus important de francophones, représentant plus de la moitié des locuteurs de français recensés. D’après les projections réalisées par les démographes, on pourrait compter 715 millions de francophones en 2050, dont 85% seraient situés en Afrique.
Minorité anglophone du Québec - Ottawa appelé à en faire plus
Pour Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Baptiste, la publication d’un tel rapport ne sert qu’à renforcer le mépris pour la langue française au Québec. Un nouveau rapport du Comité sénatorial permanent des langues officielles incite le gouvernement fédéral à davantage soutenir la minorité anglophone du Québec.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal annonce un printemps québécois
Prenant fin le 11 mars 2011, la 177e Assemblée générale annuelle de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a réélu par acclamation Mario Beaulieu pour un deuxième mandat à la présidence.
« L’ensemble des militants considère que le temps est venu de recommencer à descendre dans la rue et de tout mettre en œuvre pour que ce mouvement s’étende graduellement à l’ensemble des régions afin de relancer le Mouvement Québec français. Il est crucial de renforcer la Charte de la langue française, que les progrès obtenus par la loi 101 à l’école publique soient étendus à l’école privée et au cégep, et que l’on favorise l’équité linguistique dans le financement des universités » de constater Mario Beaulieu.
Yves St-Pierre, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie et Sandra Dessureault, présidente du Comité de protection et de valorisation de la langue française. Pourtant, comme le dit si bien le Conseil supérieur de la langue française, l'État a la responsabilité « de s'assurer que tous les enfants auront la maîtrise du français, langue commune, grâce à l'école ». Dans cette lignée, il convient d'agir en étendant les dispositions de la loi 101 aux entreprises de moins de 50 employés pour que les communications et le commerce, à l'interne, se fassent en français. Et s'il est vrai qu'au Québec on travaille en français, alors assurons-nous que les finissants des cégeps aient eu une formation en français en prolongeant l'application, au niveau collégial, des dispositions de la Charte de la langue française concernant la langue d'enseignement. Le gouvernement du Québec doit prendre toutes les mesures pour nous permettre de résister aux pressions assimilatrices. Notre situation démo linguistique en Amérique du Nord nécessite sans doute l'apprentissage fonctionnel de l'anglais pour certains. Mais, au Québec, la langue commune doit être essentielle à la participation économique, sociale et politique. Le message doit être sans équivoque. Alors seulement, l'anglais pourra devenir un facteur d'enrichissement culturel et non un vecteur d'assimilation.
Déclin du français à Montréal, conséquences sur les autres régions
Mario Beaulieu sera conférencier à l'assemblée générale
de la Société Nationale des Québécoises et des Québécois en Chaudière-Appalaches à l'occasion de son 10e anniversaire le 10 avril prochain.
Mario Beaulieu est président de la S.S.J.B. de Montréal depuis 2009.
Il s’est surtout fait connaître par ses actions dans les secteurs des relations interculturelles et de la promotion du français,
et par son militantisme dans plusieurs organisations indépendantistes.
photo Agence QMI Archives
Organisateur des premières fêtes nationales dans le quartier multiethnique de Parc-Extension, Mario Beaulieu a siégé au Conseil supérieur de la langue française pendant cinq ans jusqu’en 2007 et a fondé le Mouvement Montréal français. Pour lui, « les relations interculturelles et le statut du français au Québec sont les deux côtés d’une même médaille. Faire du français la langue publique commune à Montréal est un facteur essentiel de l’inclusion des nouveaux arrivants à la société québécoise. C’est la condition première pour assurer l’avenir du français au Québec, seul État majoritairement francophone de l’Amérique du Nord. C’est contribuer à la défense de la diversité culturelle dans la mondialisation. »
Hausse des droits de scolarité - faux remède au financement des universités
D'autres questions ne sont pas soulevées par les partisans d'une hausse des droits de scolarité. Est-ce normal que la minorité anglophone du Québec dispose de trois universités — dont deux à Montréal — qui reçoivent des subventions selon un pourcentage plus élevé que le pourcentage de la population anglophone du Québec? D'autant plus que ces universités accueillent un bon nombre d'étudiants étrangers qui repartent chez eux une fois leurs études terminées?
Bilinguisme (Chronique de Denise Bombardier, Le Devoir)
L'unilinguisme n'est pas souhaitable à titre personnel,
mais l'unilinguisme officiel est pour le Québec le seul rempart
(fragile, admettons-le) contre l'envahissement continental.
photo paperblog.fr
Non seulement les passerelles sont à abolir, mais il est fortement recommandé de ne pas rejeter d'emblée l'idée d'obliger les francophones (y compris les immigrants) à étudier en français jusqu'à la fin du cégep. À cet égard, l'immersion en anglais en sixième année qui mènerait, on l'espère, à une bonne connaissance de l'anglais ne justifierait plus que l'on ouvre la porte des cégeps anglophones pour permettre l'apprentissage de la langue seconde.
Une autre voie - Témoignage d’une famille québécoise
Dans le débat sur le bilinguisme institutionnel et individuel, il m’apparaît que la question est mal posée. Dans le contexte de la fragilité du français surtout dans la grande région de Montréal, je crois qu’une identité forte des jeunes Québécois concernant leur langue et leur histoire est un préalable à toute mesure qui permettrait l’apprentissage de l’anglais de façon intensive.
La CSQ s'inquiète de l'attitude du gouvernement
La Centrale de Syndicats du Québec (CSQ) estime que le gouvernement s'est montré incapable de protéger la langue française au Québec, et qu’il a de plus adopté des mesures qui menacent le caractère français du Québec. « Faute de véritables mesures pour promouvoir le français au Québec, comme des investissements majeurs dans la francisation des personnes immigrantes, ce gouvernement adopte des orientations qui semblent improvisées, mais qui risquent malheureusement d'avoir des impacts importants sur l'épanouissement du français au Québec », a soutenu Réjean Parent, le président de la CSQ.
Le français intensif en 6e année (Francine Allard dans Le Devoir)
Et si on leur proposait la 6e année en français intensif avec des cours de conversation française en passant par la même impression qu'ils vivent un projet du cœur, de l'âme et de l'esprit? Des cours intensifs en français pour leur donner le goût de bien parler, de lire de beaux textes, d'apprendre des fables par cœur, de jouer au théâtre durant la moitié de l'année. Puis, la seconde moitié, on leur offrirait les sciences, l'anglais, les mathématiques, et tout le reste. Ils comprendraient mieux, réaliseraient de meilleurs travaux, et seraient mieux préparés pour le secondaire.
Portrait amoureux de Godin – Le film « Godin » et l’amour de la langue
Les devoirs des West Quebecers (Bernard Taylor dans Le Droit)
Je réseaute en français (Le Patrouilleur du net : Dominic Arpin, Canoë)
Des chansons en anglais dans les films québécois
20 mars, Journée de la langue française aux Nations Unies
Une semaine de slam pour défendre la langue française
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Et de nombreux autres textes intéressants à lire sur le site du MMF!
1- Quelques citations qui portent à réfléchir!
2- Rappels : Facebook; faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum et au concours de plainte; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin; adresse postale.
« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue.
Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »
- Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.
NDLR. Résolution toujours de mise pour 2011!
Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?
Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!
Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!
(Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal)
(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
photo
Défilé de la Fête nationale près du Stade olympique à Montréal
Le français à Montréal et au Québec est-il menacé? Ces quelques citations méritent notre attention :
« Quand Montréal deviendra Montreal, ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec! » - Luc Picard
« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » - Pierre Bourgault
« Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10,000 individus endormis et apeurés. » - Gandhi
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». - Pierre Falardeau
Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 747 pages des 78 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?
Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!
Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!
Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org
N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)
Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, alors étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.
Denis Trudel, porte-parole; Jean-Pierre Durand, président à l'interne; Georges Le Gal, secrétaire général; Alice Mascarenhas, trésorière; Mario Beaulieu, président fondateur du MMF et président de la SSJBM; Pierre Gravel, représentant du Syndicat de la fonction publique du Québec; Yves Beauchemin, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Patrice Jodoin, Pierre Serré et Jean-Marc Tellier, administrateurs ainsi que Philippe Perreault, permanent.
Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.
82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241
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