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La langue devient une arme politique en Israël

Article de Mya Guarnieri paru dans le site d'Info-Palestine.net du 7 septembre 2011.

« La langue est un indicateur important permettant de voir si oui ou non un État reconnaît la minorité ».

S’exprimant devant le Congrès US en mai dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est vanté que son pays était un phare de la liberté au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique, qu’il était le seul endroit où les Arabes « jouissaient de réels droits démocratiques ».

L’arabe est la langue maternelle de 20 % des citoyens d’Israël. C’est une langue officielle du pays depuis 1924, quand le mandat britannique en fixa trois : l’anglais, l’hébreu et l’arabe.

Lorsque l’État d’Israël a été établi en 1948, l’anglais a été supprimé des livres. Bien que l’arabe soit resté comme langue officielle, il a toujours été traité comme une langue de seconde classe, tout comme les citoyens qui le parlent.

De nombreux formulaires du gouvernement - dont ceux de la Sécurité sociale et de l’Assurance nationale - n’existent qu’en hébreu, uniquement. Or, les arabophones sont sous-représentés dans le secteur public. Donc, si un citoyen palestinien est faible en hébreu, elle ou il peut se voir privé-e des services ou des prestations qu’ils sont légalement en droit d’attendre et dont ils ont désespérément besoin.

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