Le maire d'Huntington contre l'Office québécois de la langue française

Brève parue dans Le Devoir, 12 janvier 2012

Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, a averti hier l'Office québécois de la langue française (OQLF) qu'«il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer» la Charte de la langue française par son administration.

«Toutes nos institutions ici fonctionnent en harmonie dans les deux langues. Fichez-nous la paix! Je n'ai que faire des insécures [sic] et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique», a déclaré M. Gendron par voie de communiqué, soulignant avoir «l'obligation éthique» et «le devoir moral» de servir environ 40 % de la population en anglais. Disant «poursuivre une politique de bilinguisme intégral», le maire Stéphane Gendron n'hésitera pas à utiliser les deniers publics «afin de payer les contraventions de l'Office». L'OQLF aurait institué une enquête à la suite d'une plainte portant sur l'application de la Charte par la Ville.

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Voici la déclaration du maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, lors de son émission Face à Face à V télé du lundi 28 novembre 2011 : « On parlait de bilinguisme institutionnel tout à l’heure (…) Nous, on le fait chez nous. On n’est pas une ville à statut bilingue. On sert tout le monde en anglais. On communique en anglais. On écrit en anglais. Ça viole la loi 101. On viole la loi 101. Pis on est fier. On est fier. (…) »

Première partie de l'émission
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Deuxième partie de l'émission avec les auditeurs
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