La réplique › La science en anglais - Une langue commune pour se comprendre

Article de Robert Emery Prud'homme - Professeur de chimie à l'Université de Montréal publié dans Le Devoir le 26 janvier 2012

cap le devoir

En anglais

Dans les colloques, conférences et symposiums, s'il va de soi qu'une conférence prononcée par un chercheur québécois dans un forum international à Los Angeles ou à Kyoto soit en anglais, elle sera également en anglais, sauf exception, au Québec, en France et en Belgique wallonne. Quel que soit le lieu de la conférence, quand il s'agit d'une conférence internationale où les francophones forment une minorité, en compagnie de minorités allemande, italienne, espagnole, portugaise, japonaise, chinoise, coréenne, etc., pour que la rencontre ait un sens, pour pouvoir travailler ensemble, il faut se comprendre. Et pour se comprendre, il faut une langue commune. Aujourd'hui, c'est l'anglais. Autrefois, c'était le latin. Demain, ce sera peut-être le chinois.

Mais tous les colloques ne sont pas internationaux. Il y a aussi des colloques canadiens, qui se tiennent régulièrement au Québec ou, en France, des colloques nationaux. En France, on entend de moins en moins de français dans ces colloques scientifiques. Au Québec, un grand nombre de ces colloques sont parrainés par un organisme canadien soi-disant bilingue comme le CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) dont nous parle Le Devoir. Ces organismes n'ont souvent de français que le nom et, conséquemment, leur site Web ne comporte pas toujours de version en français; quand il y en a une, si on s'y promène, on finit par tomber sur une section non traduite ou, pire, écrite dans un français approximatif.

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