Québec solidaire se prépare au prochain scrutin

Article de Valérie Simard publié dans La Presse le 4 février 2012

QS sur la presse

Québec Solidaire réclame ainsi qu'il soit désormais interdit aux employeurs d'exiger la connaissance de l'anglais à l'embauche, sauf s'il est démontré que cette langue est indispensable à l'exercice de cet emploi. Le parti veut également rendre l'Office québécois de la langue française indépendant du gouvernement, augmenter ses ressources et abaisser de 50 à 10 employés le seuil à partir duquel s'applique la Charte de la langue française. Mais, contrairement au Parti québécois, Québec Solidaire ne croit pas qu'appliquer la loi 101 aux cégeps serait une mesure efficace. «Si l'avenir nous démontre le contraire, nous n'avons pas de résistance particulière à ça, a noté Amir Khadir. Mais, ça commence ailleurs. Ça commence aux étages supérieurs de nos fleurons de l'industrie québécoise.»

«Depuis deux ans, on a fait beaucoup de choses contre, a remarqué le président du Mouvement Montréal Français, le comédien Denis Trudel. On en pouvait plus d'être contre. On passe pour des brimeurs, des interdiseurs, des empêcheurs de quelque chose. Je m'excuse, mais la liberté est de mon bord. J'avais envie qu'on montre notre as majeur dans le dossier linguistique qui est la langue elle-même.»

Le Mouvement Québec Français souhaite ainsi attirer les jeunes et les minorités culturelles qui sont moins sensibles à son discours. «Aborder la question de la langue sous son aspect festif et séduisant plus que sur l'aspect de la défense ou de la revendication, de temps en temps, c'est une très bonne chose», a souligné le président du Mouvement Québec Français, Mario Beaulieu.

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