Steak, blé d’Inde, patates

Chroniques de Josée Legault publié dans Le voir le 29 février 2012

Le Canada leur est donc présenté comme un «pays bilingue»; le Québec, «une des dix provinces de la fédération canadienne»; le français, «la seule langue officielle»; et Montréal, «une ville internationale et bilingue». Dans la version anglaise, elle devient même une «multilingual city». On dirait presque un catalogue d’Air Canada.

Les étudiants étrangers sont invités à étudier et à vivre dans un «environnement multilingue». Bref, on y parle de «mondialisation» et d’«ouverture sur le monde».
Or, ce genre de discours à la mode où l’on confond ouverture sur le monde et anglicisation, alimente un contexte où le français recule à Montréal – dans les milieux de travail, l’affichage et les commerces.
Même Lysiane Gagnon de La Presse le notait: «C’est une chose de vouloir que les Québécois apprennent l’anglais. C’en est une autre que d’angliciser nos institutions.»

Pour les Québécois, le message est tout aussi clair: l’anglais est en voie de redevenir ici la langue des affaires, de la réussite, de l’argent. Bref, la langue de la mobilité sociale. For French, press 2.

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