Article de Marie-Andrée Chouinard publié dans Le Devoir le 9 mars 2012
Le nombre de plaintes en hausse à l'Office québécois de la langue française pourrait-il être, par un ironique paradoxe, de bon augure? S'il signifie la fin d'une torpeur collective quant aux assauts menés contre le français, alors il est le présage de jours meilleurs. C'est en effet en tapageant haut et fort contre les excès et les excessifs qu'on redonnera son sens au respect de la loi 101.
L'effritement de la langue française, particulièrement visible sur l'île de Montréal, n'a rien d'un phénomène anecdotique ni d'une tendance exagérée, n'en déplaise aux illuminés qui accablent la loi 101 d'épithètes baroques.
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