Le Mouvement Québec français félicite Pierre Curzi pour son immense contribution au débat politique sur la langue française

Montréal, le 28 mars – « Nous saluons l’excellent travail d’analyse de la situation du français et le projet de loi élaborés par Pierre Curzi, Éric Bouchard et toute l’équipe du député de Borduas. L’analyse rigoureuse et exhaustive des données scientifiques résumée dans leur texte de présentation («livre blanc») démontre jusqu’à quel point il y a urgence d’agir pour contrer l’anglicisation rapide de Montréal. Les conséquences de cette anglicisation se font déjà sentir dans l’ensemble du Québec. L’effet initial de la loi 101 sur la force d’attraction et d’intégration du français s’est affaibli à mesure que la Charte de la langue française a subi plus de 200 modifications dans la plupart de ses secteurs d’application », souligne Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français (MQF).

Le nouveau projet de loi comporte plusieurs points communs avec les revendications du MQF. Il présente d’importants renforcements à la législation linguistique québécoise dans le secteur névralgique de l’éducation, qui joue un rôle crucial dans la francisation et l’intégration des nouveaux arrivants. M. Curzi propose d’étendre la portée de la loi 101 aux cégeps, aux établissements de formation professionnelle, aux services éducatifs aux adultes, aux services de garde éducatifs et aux écoles privées non subventionnées (écoles passerelles). D’autres propositions importantes visent à renforcer la loi 101 dans les secteurs de la langue de travail, de l’affichage et des services gouvernementaux au Québec, ainsi que de rendre l’Office québécois de la langue française (OQLF) plus indépendant du pouvoir politique.

« Le projet de Pierre Curzi pour une nouvelle loi 101 correspond à une réforme qui pose un jalon de plus dans la bonne direction», souligne Mario Beaulieu. Le MQF propose plusieurs autres mesures importantes. Notamment ces mesures impliquent que le français soit la seule langue de communication du gouvernement avec les entreprises établies au Québec et que l’ensemble des services de la fonction publique du Québec soit offert exclusivement en français à tous les citoyens, sauf pour les services susceptibles d’être reconnus en vertu de l’article 29,1 (les organismes municipaux, les organismes scolaires ou les établissements de services de santé et de services sociaux). De plus, le MQF préconise le rétablissement d’un financement équitable du réseau universitaire de langue française.

« En bref, M. Curzi poursuit son immense contribution au débat politique sur la langue française au Québec. Il est essentiel que les diverses formations politiques se positionnent de façon claire et précise relativement à ce projet de loi. Le statut du français en tant que seule langue officielle et commune est une condition fondamentale tant pour l’intégration des immigrants et la cohésion sociale que pour assurer l’avenir du français au Québec », de conclure le président du MQF.

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