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Le français au travail, une cause désuète?

Article de Marie-Hélène Proulx publié dans Jobboom le 28 mai 2012
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« Une bonne partie des jeunes Québécois étudient et bossent en anglais sans que cela leur fasse un pli sur l’identité. La logique économique leur donne raison : travailler dans cette langue est en moyenne plus payant que de le faire en français. La langue de Molière s’érode-t-elle dans les milieux de travail du Québec?

Au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, chaque salle de réunion est décorée d’une affiche laminée où figurent les Pères de la Confédération canadienne. Sous les politiciens en redingote posant pour la postérité, un énoncé de la direction rappelle à qui veut s’en souvenir que «chacun a le droit d’employer le français ou l’anglais durant les réunions».

Un principe d’équité «louable», ironise David, employé au ministère depuis six ans, mais qui ne survit pas à la réalité. «Les journées se déroulent presque toutes en anglais au travail. Mais le plus désolant, c’est que ce sont les francophones qui s’asservissent eux-mêmes.»

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