Article de Guillaume Bourgault-Côté publié dans Le Devoir, édition des samedis 2 et dimanches 3 juin 2012
«Un commerce sur cinq : c’est le nombre d’établissements du centre-ville de Montréal qui enfreignent la loi 101 en affichant en anglais seulement leur nom d’entreprise, selon la plus vaste étude menée à ce jour sur le sujet par l’Office québécois de la langue française (OQLF). Celui-ci promet d’adopter une approche plus coercitive pour convaincre les franco-résistants de se conformer.
Au centre-ville de Montréal, deux études menées en 2010 et en 2012 par l’OQLF auprès des mêmes 400 établissements montrent que 18 % des commerces présentent un affichage de leur nom d’entreprise non conforme à la Charte de la langue française. Les deux tiers de ce groupe ont une marque de commerce (comme Home Depot ou Canadian Tire) non conforme, parce qu’elle n’est pas accompagnée d’un descriptif en français (Lunetterie New Look). Entre les deux études, la cohorte des récalcitrants a toutefois diminué (de 23 % à 18 %). Ce sont surtout les commerces situés dans des centres commerciaux qui sont fautifs (27 % de non-conformité).
Quant aux statistiques sur la langue de service et d’accueil - le premier bonjour/hello -, elles montrent que le français peut être parlé pratiquement partout (95 % des commerces offrent un service en français), mais pas nécessairement du premier coup. En 2010, 89 % des commerces visités par des enquêteurs incognito accueillaient ainsi leurs clients en français, contre 10 % en anglais. Deux ans plus tard, l’accueil en français a diminué à 74 %… au profit d’un accueil bilingue et anglais (13 % chacun)».
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