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Le Mouvement Québec français demande la démission de la ministre

Le Mouvement Québec français (MQF) demande la démission de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, qui selon l’organisme, «trompe la population» sur l’état réel de la langue française au Québec.
Mercredi, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a accusé le gouvernement du Québec de lui avoir «volontairement caché» des statistiques portant sur l’état du français au Québec.

Louise Chabot, présidente de la CSQ, a parlé d’un «contrôle politique des statistiques» et a suggéré que Québec a peut-être fourni de fausses données pour «dresser un portrait (linguistique) exagérément encourageant». Une opinion que partage le Mouvement Québec français.

Comme la CSQ, le mouvement Québec français s’indigne de l’écart entre les chiffres du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) - qui relève du ministère de Mme St-Pierre - publiés en mars 2011 et ceux rendus publics le 27 juin par La Direction de la recherche, des statistiques et de l’information (DRSI) concernant l’augmentation du nombre d’allophones qui se sont inscrits au cégep français entre 2007 et 2009.

«La ministre n'a cessé d'invoquer des chiffres trompeurs à l'Assemblée nationale et dans ses multiples autres interventions publiques sur la question. Cela illustre l'habituel manque de transparence du gouvernement qui semble prêt à tout afin d'éviter que la société civile ne constate la nécessité d'un renforcement de la législation linguistique», a affirmé Mario Beaulieu, président du MQF par voie de communiqué jeudi.

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