Extraits de l'article de Hugo Pilon-Larose, La Presse, 13 oct. 2012
Elles sont connues, visibles et installées depuis plusieurs années au Québec. Cette semaine, les multinationales Best Buy, Costco, Gap, Old Navy, Guess et Wal-Mart ont demandé à la Cour supérieure de trancher si l'OQLF est en droit d'exiger qu'elles ajoutent un terme générique en français à leur nom de commerce. Ou si plutôt, comme elles l'estiment, cette interprétation de la Charte québécoise de la langue française n'est pas conforme à la loi.

Les six entreprises affirment que l'OQLF menace de révoquer leur certificat de francisation et d'intenter contre elle des poursuites judiciaires si elles n'ajoutent pas un terme générique en français.
«Les discussions sont difficiles avec l'Office», affirme Nathalie St-Pierre, vice-présidente pour le Québec du Conseil canadien du commerce de détail, qui représente les entreprises. «Ils ont changé leur interprétation de la Charte et ont des demandes à géométrie variable. Ça crée beaucoup d'insécurité», indique-t-elle.
L'OQLF est-il allé trop loin dans sa nouvelle interprétation de la Charte? Le bureau de la ministre Diane De Courcy, responsable de l'application de la Charte, refuse de faire des commentaires. Maintenant que le dossier est devant la cour, c'est le procureur général du Québec, qui représente le gouvernement, qui plaidera pour la position gouvernementale.
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