Article de Ève Lévesque publié dans le Journal de Montréal le 24 octobre 2012

«Le bilinguisme individuel est une richesse, dit le député de Borduas, Pierre Curzi. Mais le bilinguisme institutionnel est un danger mortel. » Le Mouvement Québec français a déploré «un déclin considérable» du français à la suite de la publication des données du Recensement 2011 par Statistique Canada, mercredi. Celles-ci relèvent notamment que le français se parle de moins en moins à la maison à Montréal. Depuis 1986, le français en tant que langue d’usage à la maison est passé de 61,8 % à 53 %, et le pourcentage de francophones de langue maternelle à Montréal est descendu sous la barre des 50 %. «Depuis une centaine d’années, ce n’était jamais descendu en dessous des 60 %», a indiqué Mario Beaulieu, président du Mouvement.
«Entre 1996 et 2011, le nombre de personnes qui ont adopté l’anglais comme langue d’usage sur l’île de Montréal est de 26 879 personnes. Ceux qui ont opté pour le français ne sont que 1943, a dit Pierre Curzi, ancien porte-parole en matière de langue au Parti québécois, lors d’un point de presse. Il y a une différence d’environ 25 000 personnes. Ce sont des francophones ou des allophones qui ont adopté l’anglais, alors que proportionnellement, on s’attendrait à ce que ce soit le contraire. C’est un phénomène de déséquilibre linguistique.»
«L’anglicisation se poursuit», a résumé M. Curzi.
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