Le français en milieu de travail menacé

RÉGINALD HARVEY | LEDEVOIR.COM | 05/09/15

Le mouvement syndical s’inquiète des reculs enregistrés sur le plan de la francisation des milieux de travail. Dans un Québec où la langue officielle demeure le français et où la pluralité linguistique s’accentue dans les centres urbains, les travailleurs ont tout intérêt à acquérir, à tout le moins, une formation de base en cette matière ; il y va de leur gagne-pain et de l’amélioration de leurs conditions de travail et de leur qualité de vie. La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) font valoir leurs points de vue respectifs.

Vice-présidente de la FTQ depuis 2003, et responsable du dossier de l’alphabétisation au sein de cette organisation, Louise Mercier se rapporte à une présentation en commission parlementaire, en compagnie du président de la centrale Daniel Boyer, pour exprimer une nouvelle fois sa profonde inquiétude quant à l’avenir du français, langue de travail : « Durant cette rencontre, on a essayé de démontrer que, la journée où on détruira ce genre de dossier-là ou qu’on le relaiera à une autre approche en disant qu’il faut faire des choix pour les immigrants ou pour l’éducation en général, on va simplement faire mourir le français en milieu de travail. »

Une étudiante harcelée par des groupes contre le bilinguisme

ANTONY DOIRON | ACADIENOUVELLE.COM | 27/08/2015

Une étudiante de l’Université de Moncton craint pour sa sécurité depuis que des membres de groupes contre le bilinguisme officiel s’en prennent à elle sur les médias sociaux et se partagent ses informations personnelles.

Marie-Line Forbes s’explique mal comment elle s’est retrouvée dans la mire des militants anti-dualité linguistique.

La jeune femme de 23 ans, originaire de Néguac dans la Peninsule acadienne, est aujourd’hui réticente à se déplacer seule au centre-ville de Moncton. Elle a perdu l’appétit et frémit à l’idée que des gens lui veuillent du mal.

«Je suis stressée. Ma photo est partout et j’ai peur qu’ils me cherchent. Pourquoi est-ce qu’ils veulent m’identifier? Je fais juste penser à ça et ce n’est vraiment pas sain. Je sais qu’ils parlent de moi, c’est du harcèlement injustifié, surtout que je n’ai jamais eu contact avec eux ou même voulu les provoquer.»

Entretien radiophonique - Seulement un douanier sur 5 était en mesure de s'exprimer en français à l'aéroport d'Ottawa

JEAN-PAUL PERREAULT | 104,7 FM OUTAOUAIS | 06/08/2015

L'aéroport international d'Ottawa n'est pas bilingue, c'est du moins ce que soutient Marc Lavoie, un résident de Gatineau.

Il est revenu cette fin de semaine d'un voyage à Francfort et a demandé à être servi en français par le douanier.

Par contre, ce dernier n'était pas en mesure de le faire et a dû demander l'aide de ses collègues.

Trois d'entre eux ne parlaient pas français et ce n'est qu'à la quatrième tentative qu'il a finalement trouvé un agent en mesure d'offrir le service dans la langue de Molière.

Selon M. Lavoie, cette situation est inacceptable. il soutient d'ailleurs avoir été mal servi à plusieurs reprises à l'aéroport d'Ottawa.

Chère Madame Charbonneau

TANIA LONGPRÉ | LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 28/08/2015

Chère Madame Charbonneau, ministre de la Famille

J’ai lu hier soir votre missive sur votre page Facebook, adressée à votre ex-collègue Marguerite Blais. J’ai été estomaquée par la qualité de votre français écrit: sur un message de treize lignes, j’ai corrigé onze erreurs (dont 6 ou 7 de deuxième cycle du primaire!) Sans oublier quatre erreurs de grammaire (tiret, virgule...)

Je ne suis pas Antidote, mon prénom n’est pas Robert, mon nom de famille n’est pas Larousse et je ne suis pas mariée à Maurice Grevisse. Il m’arrive de laisser passer quelques coquilles, comme tout être humain, je n’aspire pas à la perfection et je ne vous le demande pas non plus.

Par contre... vous êtes une ancienne présidente de commission scolaire. Qu’est-ce que vous envoyez comme message? Vous êtes censée valoriser l’éducation, mais vous ne savez pas conjuguer le verbe avoir au présent de l’indicatif!