Cadres francophones recherchés

JEAN-BENOÎT NADEAU | LEDEVOIR.COM | 29/02/2016

Je trouve désolant qu’un scandale public soit nécessaire pour qu’Agropur réalise l’ineptie d’embaucher deux vice-présidents unilingues anglophones au Québec. Malheureusement, cette situation se répète de plus en plus, particulièrement à l’heure où les entreprises québécoises se mondialisent.

Le fond de l’affaire est que trop de Québécois imaginent, à tort, que la langue française est une petite langue ridicule qui n’intéresse personne. Or, redisons-le : la langue française est une importante langue d’affaires, de science, d’industrie, de commerce. Elle constitue un véritable espace de mondialisation. C’est aussi la langue internationale la plus enseignée dans le monde — moins que l’anglais, certes, mais davantage que l’espagnol et le mandarin.

La francisation ratée des immigrants : à qui profite l’omerta ?

CHARLES CASTONGUAY | L'AUT'JOURNAL | 24/02/2016

Le Québec rate sa cible, étude publiée fin janvier par l’Institut de recherche en économie contemporaine, confirme que la francisation inadéquate des immigrants pousse Montréal et le Québec vers l’anglicisation.

Son auteur, Jean Ferretti, évalue les efforts en matière de francisation des immigrants adultes en s’appuyant entre autres sur des données inédites du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI). Les exemples d’incohérence et d’inefficacité qu’il soulève sont légion.

Certains chiffres frappent particulièrement fort. Au recensement de 2011, le Québec comptait 200 000 immigrants qui ne pouvaient soutenir une conversation en français. De ceux-là, 80 % ont affirmé savoir parler l’anglais. De toute évidence, pour bon nombre d’immigrants il n’est pas nécessaire de connaître le français. L’anglais leur suffit.

Concours L’Enseigne joyeuse

Chère membre, cher membre,

La Semaine de la langue française et de la francophonie aura lieu en mars, comme chaque année. À cette occasion, l’Association pour l’usage et le soutien de la langue française (ASULF) et le Mouvement Québec français (MQF) vous invitent à participer au concours L’Enseigne joyeuse.

Dans votre quartier ou votre localité, y a-t-il des entreprises qui se distinguent par l’originalité de leur raison sociale bien française? Nous voulons les connaître!

Il vous suffit de nous faire parvenir une photo de chacune des enseignes qui vous séduira.

Des prix seront décernés aux personnes qui nous auront fait part des raisons sociales jugées les plus intéressantes.

La langue des patrons et des ouvriers

BRIGITTE BRETON | LE SOLEIL | 15/02/2016

Si le Québec défend du bout des lèvres l'usage de la langue française au travail, il risque de se retrouver de plus en plus avec des entreprises qui, comme Agropur, ne voient aucun problème à ce que des patrons parlent uniquement anglais aux employés de leur usine, et d'autres qui se soucient bien peu que les travailleurs immigrants puissent s'exprimer en français.

À l'unanimité, l'Assemblée nationale a réitéré la semaine dernière que le français est la langue officielle, la langue commune d'usage dans l'espace public, la langue de travail de l'intégration des nouveaux arrivants au Québec. Elle a de plus réaffirmé l'importance capitale d'offrir des cours de francisation à tous les nouveaux Québécois et reconnu le rôle primordial du gouvernement et des entreprises dans la francisation.

Tout va bien, il n'y aucune raison de s'inquiéter de la défense et de la promotion du français au Québec? Pas tout à fait. Les bottines ne suivent pas toujours les babines.