Le franglais : le raffinement des colonisés

MATHIEU BOCK-CÔTÉ
LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 13 JUILLET 2014

 

Le franglais a toujours existé au Québec. Mais alors qu’il s’agissait d’une marque de pauvreté culturelle et économique, il est désormais revendiqué, fièrement assumé, comme un signe de sophistication identitaire. Le franglais est en train de devenir le raffinement des colonisés et gagne sa place dans la chanson, comme en témoigne le succès tout à fait symptomatique d’un groupe comme Dead Obies.

Français en Ontario: une plainte par jour reçue par le Commissaire en 2013-14

STÉPHANIE MARIN
L'ACTUALITÉ | 10 JUILLET 2014

 

Le Commissaire aux services en français de l’Ontario, François Boileau, dit avoir reçu l’équivalent d’une plainte par jour lors de la dernière année, tel que dévoilé dans son rapport annuel déposé jeudi.

Ces 280 plaintes individuelles portaient sur divers sujets, tels que l’absence de services en français à un comptoir gouvernemental, des consultations publiques unilingues en anglais, en passant par des services disponibles en français, mais non équivalents à ceux offerts en anglais. [...]

[...] 190 ont été jugées recevables.

La Francophonie mérite mieux

CHRISTIAN RIOUX
LE DEVOIR | 10 JUILLET 2014

 

Cela se passait il y a deux ans exactement, lors du premier Forum international de la langue française au Palais des congrès à Québec. L’ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, avait choisi cette occasion pour lancer sa candidature à la succession du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf. Bien sûr, la chose n’était pas dite, mais l’intention de notre vice-reine ne trompait personne. Son caractère prématuré en avait d’ailleurs choqué quelques-uns. [...]

Les colonisés

TANIA LONGPRÉ
LE JOURNAL DE MONTRÉAL | 09 JUILLET 2014

 

J’ai habité à Québec lorsque j’étais étudiante à l’université. J’adore cette ville dont j’ai souvent la nostalgie. Tous les étés, je suis allée voir d’excellents spectacles francophones et anglophones lors du Festival d’été et j’aurais adoré voir Louis-Jean Cormier plus tôt cette semaine.

Aujourd’hui, je suis tombée sur un texte de Catherine Genest, du Voir, qui recense des commentaires horribles d’internautes sur la présence de Louis-Jean Cormier sur la grande scène du FEQ il y a quelques jours. Certains se demandent qui il est, par exemple. Pour ne pas savoir qui est Louis-Jean Cormier en juillet 2014, il faut être un tantinet déconnecté de la scène artistique québécoise. Oh, mais c’est vrai, à en croire certains commentaires idiots, il ne serait qu’un « chansonnier » « plate », comme « toute la musique québécoise. »  Louis-Jean Cormier est un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus talentueux de sa génération. Leader de Karkwa pendant 15 ans, gagnant du prix Polaris en 2010, il a réalisé les deux excellents albums douze hommes rapaillés, mettant en chanson les plus beaux poèmes de Gaston Miron. Il a même été coach lors de la dernière édition de La Voix.