La situation démographique avive les enjeux de l'immigration au Québec

GIUSEPPE VALIENTE | LA PRESSE CANADIENNE | 08/05/2016

Alors que le taux de fécondité poursuit son déclin et que le vieillissement de la population s'accentue au Québec, l'enjeu de l'accueil des immigrants est placé à l'avant-plan, suscitant des débats sur l'économie, l'identité, la culture et la langue dans la province.

L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a annoncé à la fin du mois dernier que l'indice synthétique de fécondité s'était établi à 1,6 enfant par femme en 2015 - une baisse de 1 % par rapport au niveau de 2014 -, marquant un recul pour la sixième année consécutive.

Claude Hagège : «Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée»

CLAUDE HAGÈGE et MICHEL FELTIN-PALAS | LEVIF.BE | 02/07/2012

Pour le grand linguiste Claude Hagège, le constat est sans appel : jamais, dans l'histoire de l'humanité, une langue n'a été « comparable en extension dans le monde à ce qu'est aujourd'hui l'anglais » (1). Oh ! il sait bien ce que l'on va dire. Que la défense du français est un combat ranci, franchouillard, passéiste. Une lubie de vieux ronchon réfractaire à la modernité. Il n'en a cure. Car, à ses yeux, cette domination constitue une menace pour le patrimoine de l'humanité. Et fait peser sur elle un risque plus grave encore : voir cette "langue unique" déboucher sur une "pensée unique" obsédée par l'argent et le consumérisme. Que l'on se rassure, cependant : si Hagège est inquiet, il n'est pas défaitiste. La preuve, avec cet entretien où chacun en prend pour son grade.

Le Vif/L'Express : Comment décide-t-on, comme vous, de consacrer sa vie aux langues ?

Claude Hagège : Je l'ignore. Je suis né et j'ai grandi à Tunis, une ville polyglotte. Mais je ne crois pas que ce soit là une explication suffisante : mes frères, eux, n'ont pas du tout emprunté cette voie.

En français, s'il vous plaît!

LOUIS-PHILIPPE OUIMET | ICI.RADIO-CANADA.CA | 08/05/2016

Le gouvernement du Québec a annoncé cette semaine que les entreprises établies dans la province devront s'assurer d'avoir des mots en français pour accompagner leur marque de commerce anglaise. Alors que la loi 101 fêtera ses 40 ans l'an prochain, devrait-on en faire plus pour protéger et promouvoir la langue française?

En 1977 était adoptée la loi 101 qui impose, entre autres, l'usage exclusif du français dans l'affichage public et dans la publicité commerciale. Près de 40 ans plus tard, en cette ère de mondialisation et d'Internet, où l'anglais domine, quatre personnalités artistiques et politiques nous partagent leurs réflexions sur ce qu'il faut faire pour mettre la langue française davantage à l'avant-scène.

Le français au microscope

JOSÉE LEGAULT | JOURNALDEMONTRÉAL.COM | 05/05/2016

L’an dernier, la Cour d’appel statuait que la loi 101 n’impose pas de «descriptif» en français du genre «jouets» ou «vêtements» aux grosses bannières comme Old Navy ou Toys ‘R’ Us. L’invitation était donc ouverte à le faire.

Or, le gouvernement Couillard y renonce. Il se limitera plutôt à demander une «présence suffisante» du français sur la façade des commerces sans en imposer la taille ou le lieu précis. Bref, du français qui n’ose plus déranger. Du français au microscope.