Affichage commercial: une mesure de façade

MONTRÉAL, 3 mai 2016 – Nous apprenions aujourd’hui que le gouvernement Couillard n’obligerait pas, par simple règlement, l’ajout d’un générique français à une marque de commerce anglaise sur l’affichage extérieur d’un commerce. Ce qu’on comprend c’est que des avis juridiques que le gouvernement a obtenus mettraient en garde ce dernier contre de nouvelles contestations judiciaires. Le gouvernement modifiera plutôt le règlement sur l’affichage commercial afin de s’assurer d’une nette prédominance du français en général sur les façades au lieu d’obliger l’ajout d’un générique français à la marque de commerce partout et non seulement sur l’extérieur des magasins.

AUDIO - Nouvelles règles sur l'affichage en français : Réaction d'Éric Bouchard

Pour le MQF, l’intention du gouvernement serait non seulement claire, nette et précise à l’endroit des entreprises, mais le message envoyé à la population, aux nouvelles entreprises et aux nouveaux arrivants à franciser serait que le territoire du Québec en est un français. Entre 1977 et 1993, l’unilinguisme en matière d’affichage extérieur était sans équivoque. L’aménagement linguistique gouvernemental rendait les choses claires pour les commerçants, pour la population, pour les immigrants, pour les touristes et pour les inspecteurs de l’OQLF.

Nous voilà en 2016 et le Québec est à l'ère du numérique. Il y a de plus en plus de commerce électronique et le nombreux matériel promotionnel est omniprésent dans l'espace public.  

Pour trouver du travail au Québec, mieux vaut parler anglais

LE DEVOIR | COURRIERINTERNATIONAL.COM | 29/04/2016

Dans la Belle Province, c’est encore en français que ça se passe, mais de moins en moins. Des chiffres officiels révèlent que le taux de chômage est beaucoup plus élevé parmi les nouveaux arrivants qui ne parlent pas anglais.

Selon des informations émanant du ministère québécois de l’immigration, de la diversité et de l’inclusion, 23 % des personnes ayant immigré récemment, ne parlant que le français, se trouvent au chômage, contre 16 % de ceux qui ne parlent que l’anglais, révèle le quotidien de Montréal Le Devoir.

Dans la région de Montréal en particulier, le bilinguisme est très généralement exigé par les employeurs. « Les immigrants qui ne parlent pas anglais n’ont pas accès à 40 % des emplois », relève l’économiste Brahim Boudarbat. La plupart des offres d’emploi mentionnent d’ailleurs cette exigence, alors même qu’elle contrevient à l’article 46 de la charte de la langue française qui fait du français la langue officielle du Québec.

Excuse my French!

JOSÉE LEGAULT | JOURNALDEMONTREAL.COM | 29/04/2016

Peut-on encore débattre sereinement de ce qui cloche dans l’intégration des nouveaux arrivants lorsque le premier ministre lui-même soupçonne tout questionnement de «souffler sur les braises de l’intolérance»? Voyons voir...

Le Devoir nous apprenait hier que «près de la moitié des immigrants choisis par le Québec pour répondre aux besoins du marché du travail partent pour d’autres cieux». Du moins, s’ils parlent l’anglais à leur arrivée, mais pas le français.

Traduction: en 2015, 46 % des immigrants choisis par Québec de 2003 à 2014 pour leurs «qualifications professionnelles» et connaissant l’anglais, mais pas le français, avaient quitté le Québec. En majeure partie, pour le Canada anglais.