Planification de l’immigration: Les élus choisissent les volumes annuels d’immigrants de façon aléatoire tout comme les budgets en francisation.

MONTRÉAL, 18 août 2016 – Le Mouvement Québec français (MQF) participe aujourd’hui à 10h15 à l’Assemblée nationale aux consultations sur la planification de l’immigration pour la période 2017-2019 en y présentant un mémoire sur ce qui devrait être accompli pour que l’immigration contribue de façon optimale au fait français. Afin de pouvoir donner un avis éclairé sur la proposition du gouvernement d’accueillir 51 000 immigrants en 2017 et en 2018 et 52 500 en 2019, le MQF aurait aimé que la ministre Weil et son ministère rendent disponibles dans ses documents de consultation deux choses incontournables, soit le coût unitaire de francisation d’un immigrant et des prévisions démographiques sur 50 ans sur la langue (langue maternelle, langue parlée à la maison, langue de travail, langue parlée dans l’espace public).

Savoir planifier son immigration, l’autre tabou

Les 17, 18 et 23 août à l’Assemblée nationale se tiendront les consultations sur la planification de l’immigration pour la période 2017-2019. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion fournit plusieurs documents de référence tout à fait exceptionnels aux participants qui veulent y présenter un mémoire. Ces documents répondent à 99,5 % des questions que les Québécois peuvent avoir sur l’immigration. Cependant, il manque deux informations essentielles au Mouvement Québec français (MQF) pour donner son avis sur les seuils proposés de 51 000 individus pour 2017 et 2018 et de 52 500 pour 2019. Afin de prendre position sur la proposition du gouvernement, le MQF aurait aimé que la ministre Kathleen Weil et son ministère rendent disponibles dans ses documents de consultation deux choses incontournables, soit le coût unitaire de francisation d’un immigrant et des prévisions démographiques sur 50 ans qui traitent de la langue maternelle, de la langue parlée à la maison, de la langue de travail et de la langue parlée dans l’espace public.

Parler français, c'est résister !

Dans ces temps tragiques où l'angoisse de la France est à la hauteur de sa volonté de combattre ce qui croit pouvoir la briser, j'éprouve une mauvaise conscience. Est-il bien sérieux d'écrire un billet sur la francophonie, sur la langue française et sur ce qu'elles représentent ?

Qu'on se rassure : malgré le titre que j'ai choisi, je ne suis pas atteint par le tic national d'évoquer la belle action de résister pour tout et n'importe quoi. J'ai même lu que pour Olivier Py avoir assisté au festival d'Avignon constituait un acte de résistance. Le spectateur comme guerrier, il fallait y penser !

Pas besoin de parler français pour être bilingue

Pas besoin de parler le français pour être « effectivement bilingue » aux yeux du gouvernement libéral à Ottawa. C’est du moins ce qu’a soutenu jeudi la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, en comité parlementaire.

Répondant à une question du chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, au sujet des nouvelles exigences linguistiques liées aux postes de juges à la Cour suprême, Mme Wilson-Raybould a expliqué qu’il fallait comprendre le français parlé et écrit, mais pas nécessairement le parler, pour répondre aux critères de bilinguisme.