Article de Patrice Laflamme pour l'Agence QMI publié par TVA Nouvelles

«En transmettant des communications bilingues à ses citoyens, la Ville de Huntingdon donne l'impression d'une ville bilingue et, par conséquent, ne joue pas entièrement le rôle exemplaire attendu d'un organisme de l'administration publique vis-à-vis la Charte», a fait savoir Mme Sauvé dans son message écrit.
L'OQLF, par le biais de Mme Sauvé, convie les autorités municipales à transmettre leurs documents de communications aux citoyens en français seulement, «dans le souci du respect de l'article 1 de la Charte de la langue française, qui stipule que le français est la langue officielle du Québec, et afin d'éviter que des citoyens francophones reçoivent une communication bilingue sans en avoir fait la demande». Elle ajoute toutefois qu'«une communication dans une autre langue pourra ensuite être transmise aux personnes physiques qui en font la demande».
Article de La Presse Canadienne publié sur Branchez-vous le 6 mars 2012
La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, estime que la municipalité de Huntingdon va à l'encontre d'un «consensus de 35 ans» sur la place du français au Québec en acheminant des documents bilingues à ses citoyens.
Mme St-Pierre a soutenu mardi qu'aucune municipalité n'est «au-dessus des lois» et qu'il n'est pas question d'«ouvrir la Charte» sur cette question.
Article de Radio-Canada publié le 7 mars 2012
La Ville d'Huntingdon conteste les dispositions de la Charte de la langue française et demande sa révision pour que les administrations municipales du Québec puissent choisir la langue dans laquelle elles s'adressent à leurs citoyens.

En janvier, l'Office québécois de la langue française (OQLF) a informé le maire Stéphane Gendron qu'une plainte avait été déposée contre sa Ville au sujet de documents bilingues envoyés à ses citoyens. Au conseil municipal de lundi, une résolution a été adoptée pour refuser les exigences de l'OQLF et demander à Québec d'apporter des modifications la Charte.
En entrevue à RDI, M. Gendron a été catégorique : les pratiques bilingues de la Ville d'Huntingdon ne changeront pas. « Je ne suis pas originaire d'Huntingdon, je ne suis pas là de naissance, mais la Ville a toujours été bilingue. [...] Les communautés ont toujours vécu dans la paix sociale et on sert les gens dans la langue de leur choix, ça s'arrête là. Ce n'est pas une loi provinciale qui va nous faire changer ça », a déclaré le maire.
Cette loi-là n'existe pas dans l'administration municipale chez nous et elle n'existera pas. C'est une fiction de l'esprit. — Stéphane Gendron
Blogue de Marie-France-Bazzo sur Bazzo.tv publié le 5 mars 2012
Il y a bien longtemps le père de la loi 101, Camille Laurin, expliquait en tant que psychiatre que cette loi était nécessaire pour enlever le complexe d’infériorité des francophones face aux anglophones. L’Indépendance du Québec faisait partie de la psychothérapie des Québécois. La loi 101 a fait ses preuves, pour l’Indépendance, c’est une autre histoire.
Article Fabrice de Pierrebourg publié dans La Presse le 7 mars 2012
Avis aux fournisseurs et entrepreneurs québécois qui souhaitent profiter des retombées de la construction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM): le consortium chargé de sa construction achète du plywood, pas du contreplaqué...

Cette préférence pour la langue de Shakespeare et sa mauvaise compréhension de la loi 101 valent au consortium de faire l'objet d'une enquête de l'Office québécois de la langue française, a appris La Presse.
Le consortium Collectif santé Montréal (CSM), composé de quatre firmes étrangères (deux anglaises, une française et une espagnole), a été chargé en juin par le gouvernement Charest de construire, financer et entretenir le nouveau CHUM en mode PPP.
À l'Office québécois de la langue française, on indique avoir reçu une plainte concernant la langue de travail sur ce chantier. «Peu importe si ce sont des entreprises étrangères, nous sommes au Québec et la langue de travail reste le français», précise Hélène Bélanger, conseillère en communication de l'Office. Elle ajoute qu'une conseillère de l'Office est déjà intervenue auprès du CHUM et qu'une rencontre est prévue bientôt avec les parties concernées. Mais Mme Bélanger n'a pas confirmé le nom du plaignant.
Voir dans La Presse
Article publié par Radio-Canada le 7 mars 2012
Une compilation réalisée par Radio-Canada sur la principale artère commerciale de Montréal, entre les rues Papineau et Atwater, révèle que 26 % des raisons sociales en anglais ne présentent pas de descriptif en français, ce qui contrevient à la Charte de la langue française. Le constat a d'ailleurs provoqué plusieurs réactions.

Tribune libre de Pierre Tremblay publié dans Vigile.net le 5 mars 2012
On voit bien qu’il n’y a aucun consensus pour établir une politique nationale en matière d’éducation en français. Il faut admettre qu’on recule et que les autres avancent sur notre territoire. C’est comme un match de 4 points entre le Canadien et des équipes de la même division. A chaque fois que nous reculons, nos adversaires gagnent le terrain que nous leur cédons. De plus, nos n’avons même plus besoin des autres pour nous faire mal. Nous n’avons même plus besoin du suicide assisté, nous sommes capables tout seul.
Si nous étions un pays indépendant, ceci aurait moins d’impact mais actuellement nous ne sommes qu’un groupe ethnique qui s’en va chez le diable dans un océan qui se remplit à vue d’oeil.
J’étais hier à mon club d’entraînement. Un membre des communautés culturels s’est adressé en anglais à un québécois. Tout de suite ce "bon" québécois a sorti sa langue de shakspeare en essayant tant bien que mal de parler en anglais à ce pauvre membre des communautés culturelles qui ne maîtrisait pas le français. Moi je vous le demande : pourquoi les communautés culturelles apprendraient le français lorsque nous, les québécois de service, nous répondons en anglais à quelqu’un qui n’est même pas un anglophone ? Nous ne sommes pas au bureau entrain de parler à des gens d’affaires de New York. Non nous sommes dans un gym à Québec.
La problème de la langue est réglé au Québec : tout le monde en anglais et on va tous se comprendre !!!
Je hais mon peuple. Je ne le supporte plus dans ses manières de se mettre à genoux.
La fierté d’un peuple et le développement général passe par son pouvoir créatif. Ce qui a fait la renommée des grandes civilisations et leur pouvoir attractif est son pouvoir d’innover : en art, en sciences, à la guerre, etc... Sans innovation, une culture meurt.
Blogues de Richard Martineau publié dans le Journal de Montréal le 3 mars 2012
F**K LA LOI 101
La Caisse de dépôt embauche des cadres unilingues anglophones.
La Banque Nationale a embauché un vice-président unilingue anglophone.
Bombardier Aéronautique demande de soustraire des milliers d’employés à la loi 101.
Une soixantaine d’entreprises oeuvrant dans les secteurs du transport, de la pharmacologie et des logiciels ont obtenu une dispense de se conformer à l’ensemble des dispositions de la loi 101.
Le maire de Huntington viole la loi 101 et en est fier.
Entre octobre 2010 et janvier 2012, le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport a autorisé 137 élèves à « recevoir un enseignement en anglais financé par l’État ».
Le gouvernement donne le feu vert à l’apprentissage intensif de l’anglais au primaire, alors que les jeunes ne maîtrisent même pas leur langue maternelle.
SOYONS LOGIQUE !
Presque chaque jour, le caractère français du Québec reçoit une claque sur la gueule dans l’indifférence quasi générale.
Ceux qui, comme Mario Beaulieu du Mouvement Québec français, osent protester sont ridiculisés et traités de dinosaures « pure laine » repliés sur eux-mêmes et incapables de s’ouvrir sur le monde.
Si le fait français ne nous tient pas plus à cœur que ça, si nous sommes si convaincus que notre avenir et notre développement passent par une plus grande acceptation de l’anglais, soyons logique et poussons notre raisonnement jusqu’au bout.
Déclarons once and for all que le Québec est une province bilingue, et passons à un autre appel, for Christ’s sake.
Cessons d’entretenir le mythe du Québec français et let’s embrace bilingualism full time.
Article de Lisa-Marie Gervais publié dans le Devoir le 3 mars 2012
Des parents opposés au programme d'anglais intensif en 6e année réclament un moratoire sur son implantation. Dans une lettre envoyée à la ministre de l'Éducation et à la Fédération des commissions scolaires, ces parents de plusieurs régions au Québec se disent inquiets et déçus qu'un débat plus profond sur la question n'ait pas été tenu.
«L'anglais est en train de devenir la priorité de notre système d'éducation, et tout ça, sans débat social», a dit au Devoir Virginie Hébert, une mère de famille de Rimouski. «On ne peut pas concevoir qu'il n'y ait pas d'étude sur l'impact culturel et identitaire d'un tel programme. Au Québec, bilinguiser les enfants, ça ne veut pas dire la même chose qu'ailleurs», a-t-elle poursuivi.
Ce groupe de parents se dissocie ainsi de la position de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) qui, le 13 février dernier, annonçait que 87 % de ses 55 délégués votants étaient favorables à l'anglais intensif en 6e année. «Cela ne reflète pas la réalité et ce chiffre a été abusivement utilisé», peut-on lire dans la lettre envoyée aux autorités et signée par une trentaine de parents de l'est du Québec, dont des membres du comité central de parents de la Commission scolaire de Montréal. «La Fédération elle-même n'est pas en mesure de certifier que ces délégués ont tous consulté les membres de leur comité respectif avant de voter. Il s'agit là, selon nous, d'un déficit démocratique important qui est sujet à questionnement.»
Viriginie Hébert déplore que les parents n'aient pas été davantage consultés. Un sondage qu'elle croit «biaisé» a été mené par la FCPQ entre le 9 décembre et le 20 janvier dernier. «Ce n'est pas une période pour recevoir des réponses et consulter des parents», a-t-elle décrié. Elle estime que les parents ne sont pas suffisamment informés des tenants et des aboutissants d'un tel programme.
La FCPQ ne prétend pas avoir reflété l'opinion de tous les parents, mais bien celles des délégués, qui ont d'ailleurs voté massivement pour le programme sous certaines conditions.
«On s'apprête à ajouter 400 heures d'anglais, mais personne n'a jamais pensé à ajouter 400 heures de français», a lancé Mme Hébert. S'il semble y avoir un consensus social autour du fait que la mesure n'aura pas d'impact sur les enfants en difficulté, elle déplore qu'on empêche néanmoins ces derniers d'avoir accès à des programmes spécialisés en arts et en musique, par exemple. «Mais on dirait que c'est correct de faire sauter la moitié de l'année pour de l'anglais.»
En attendant de déposer une pétition plus officielle, le mouvement des parents pour un moratoire sur l'implantation de l'anglais intensif continue de récolter les appuis via son site Internet et son groupe Facebook.

Un déjeuner avec beaucoup de causeries sur la situation des Québécois dans la LNH. Il y aura aussi l'annonce d'un projet sportif qui sera très rassembleur pour les Québécois. Le prix du billet inclus le livre "Le Québec mis en Échec" signé et le "Brunch". Le coût du billet est de 35 $. Vous pouvez joindre le robert.sirois@live.ca pour plus de renseignements.
Article de Robert Plante publié dans L'Action Nationale le 1er mars 2012
Rien ne va plus dans les universités.
On avait subi le spectacle lamentable de l’UQAM où les parvenus ont fait dérailler les projets immobiliers avant de filer à l’anglaise, peinards. Enquête, commentaires embarrassés, morgue ministérielle et glose de recteurs. Pas de responsables. La tempête parfaite, comme le dira plus tard le portier Rousseau devant la Chambre de commerce à propos d’une autre gabegie. Le marché vous savez…
Le marché, on sait. C’est celui dans lequel se jette une élite de gestionnaires universitaires qui se donnent des airs de grands businessmen à brasser du PPP de Rimouski à Saint‑Jérôme, à semer les pavillons un peu partout sur le territoire pour se livrer une guerre de clientèle digne des concessionnaires de McDo. Et ça valse à coup de centaines et de centaines de millions jusqu’au CHUM et au MUHC où le corps médical s’est couché devant l’iniquité anglaise, bordé par une classe politique timorée, morte de trouille à l’idée de s’attaquer aux privilèges rhodésiens.
Le marché et ses raisons ont fait basculer les recteurs du côté des comptables où ils tentent de nous donner du sentiment pour les finances publiques en recommandant de saigner la jeunesse pour qu’on les laisse jouer leurs joutes en entonnant les hymnes de la compétitivité. La mondialisation, vous savez… Et il faudrait verser des larmes sur les plans de carrières qui se flétrissent parce que les contribuables ne soutiennent pas suffisamment les ambitieux pour qui la province sera trop petite de vivre française et dans ses originalités. Et subir la bouillie de rhétorique qu’on nous sert pour tenter de justifier de toujours courir plus vite pour rester à la remorque de modèles en vigueur dans des sociétés capables de mobiliser infiniment plus de moyens que la nôtre. À défaut d’avoir le courage de s’inventer, mieux vaut se soumettre en plastronnant.
Chroniques de Josée Legault publié dans Le voir le 29 février 2012
Le Canada leur est donc présenté comme un «pays bilingue»; le Québec, «une des dix provinces de la fédération canadienne»; le français, «la seule langue officielle»; et Montréal, «une ville internationale et bilingue». Dans la version anglaise, elle devient même une «multilingual city». On dirait presque un catalogue d’Air Canada.
Les étudiants étrangers sont invités à étudier et à vivre dans un «environnement multilingue». Bref, on y parle de «mondialisation» et d’«ouverture sur le monde».
Or, ce genre de discours à la mode où l’on confond ouverture sur le monde et anglicisation, alimente un contexte où le français recule à Montréal – dans les milieux de travail, l’affichage et les commerces.
Même Lysiane Gagnon de La Presse le notait: «C’est une chose de vouloir que les Québécois apprennent l’anglais. C’en est une autre que d’angliciser nos institutions.»
Pour les Québécois, le message est tout aussi clair: l’anglais est en voie de redevenir ici la langue des affaires, de la réussite, de l’argent. Bref, la langue de la mobilité sociale. For French, press 2.
Mathieu Bock-Côté, Journal de Montréal, 1 mars 2012
À une époque où les Québécois francophones étaient victimes d’une terrible infériorité, les HEC ont porté un rêve : la prospérité en Amérique du Nord pouvait aussi être francophone. Oui, les HEC ont déjà été un symbole du nationalisme québécois le plus militant.
Mais je vous parle d’une autre époque. De l’ancien temps. Car les HEC ont changé. Elles sont passées du nationalisme économique au « néolibéralisme ». Je parle de l’idéologie au service du capitalisme mondialisé. Dernier exemple de cette dérive, les HEC proposeront bientôt une maîtrise exclusivement anglophone. Hier, dans Le Devoir, le directeur général des HEC justifiait le tout au nom de « l’ouverture sur le monde ». Elle a le dos large, celle-là. Elle fait passer le reniement de soi pour de la générosité.
Lettre d'opinion de Claude Simard, Professeur retraité de la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval et Claude Verreault, Professeur au département de langues, linguistique et traduction à l'Université Laval, pubié dans Le Devoir le 27 février 2012
Pour calmer les craintes que les francophones pourraient avoir à la suite de cette décision de HEC Montréal, Mme Grant allègue qu'en dehors des cours, les étudiants étrangers vivront dans un environnement francophone et qu'on leur servira à la cafétéria du pâté chinois et non du Chinese pie! En plus de relever d'une insondable sottise, cet exemple trahit un profond mépris pour le français et pour les Québécois francophones.
Article de Michel David publié dans Le Devoir le 25 février 2012
Le message est clair: l'anglais pour les cracks, les futurs boss, le français pour les ploucs. Comment peut-on penser convaincre les immigrants qu'ils ont avantage à s'intégrer à la majorité francophone alors qu'on leur fait aussi clairement la démonstration du contraire?
Les étudiants étrangers ne seront certainement pas les seuls à convoiter ce passeport pour la fortune. Bon nombre de Québécois francophones sauteront aussi sur l'occasion. Déjà, ils créent des embouteillages dans les cégeps anglais.
Article publié dans Le Devoir le 25 février 2012
Dans un communiqué conjoint, les institutions ont évoqué une «rencontre constructive entre la Banque Nationale, le Mouvement Québec français et la SSJB-Montréal» sur la question de la place du français au travail au sein de la banque. Après un dialogue dit fructueux, l'appel au boycottage a été retiré.
«L'entretien a mené à un engagement commun pour favoriser un dialogue ouvert sur la question et permettre ainsi d'élaborer des solutions viables pour tous, et ce, dans le respect des opinions exprimées», peut-on lire dans le communiqué.
À la Banque Nationale le président et chef de la direction, Louis Vachon, a insisté sur l'importance accordée au français au sein de l'institution. «La Banque Nationale exerce ses activités quotidiennement dans les univers mondialisés des marchés financiers et de la technologie et elle cherche à en tirer le meilleur parti au bénéfice de tous. Nous porterons donc une attention renouvelée à la place du français au travail, compte tenu notamment de la prépondérance de l'anglais dans ces domaines», a-t-il souligné.
Pour Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, «le dialogue fructueux entrepris avec sa direction nous incite à lever l'appel au boycottage qui avait été lancé puisqu'il ne convient pas à la situation. Nous sommes enthousiastes face à la perspective de maintenir des échanges constructifs avec la direction de la banque pour discuter de questions aussi importantes que le français, langue commune dans les milieux de travail».
Le blogue de Mathieu Bock-Côté publié dans le Journal de Montréal le 23 février 2012
Le Devoir nous apprenait hier que HEC Montréal offrira à partir de septembre une nouvelle maîtrise exclusivement en anglais. Pour attirer une clientèle universitaire étrangère diversifiant pour le mieux la population étudiante. Au nom de l’universel des marchés qui parle anglais, bien sûr.
Article de Lisa-Marie Gervais publié dans le Devoir le 22 février 2012

L'École des hautes études commerciales (HEC) offrira dès septembre une maîtrise totalement en anglais. [...] Cette nouvelle maîtrise en anglais, qui s'ajoute au MBA 100 % anglais déjà existant, permettra chaque année à une centaine d'étudiants de décrocher un diplôme universitaire sans avoir suivi un seul cours en français. «Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du "pâté chinois" et non du "Chinese pâté". Ils sont confrontés au français, puisqu'ils baignent dans un environnement en français», a souligné Mme Grant.
Cette place croissante accordée à l'anglais ne surprend guère Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français, mais elle le déçoit. «Quand on voit que ces établissements, qui ont une charte de langue française, anglicisent des programmes, c'est un détournement de mission qui se fait le plus souvent par la porte d'en arrière», a-t-il indiqué. Il souligne qu'il reçoit régulièrement des plaintes d'étudiants étrangers qui s'étonnent de ce que les cours ou le matériel pédagogique ne soient qu'en anglais. Et selon lui, l'argument selon lequel l'anglais serait la langue des affaires est fallacieux et ne doit pas motiver de changements dans l'offre de cours des universités. «Nos universités devraient être au service d'un marché du travail en français et en faire la promotion», a-t-il dit. «Cela ne veut pas dire de ne pas apprendre l'anglais.»
Rien n'empêche HEC Montréal de s'appeler «HEC Business School» et de prendre un virage à 100 % anglais, reconnaît Mme Grant. Mais cela n'est pas du tout dans l'intérêt de l'école, assure-t-elle. Et s'il est vrai que les politiques linguistiques des établissements d'enseignement n'ont pas force de loi, on rappelle que celle de HEC énonce une position claire dans sa déclaration, à l'article 1: «HEC Montréal est une grande école de gestion de langue française, à rayonnement international.»
Lettre d'opinion de Luisa Rodríguez publié dans le Journal de Montréal le 23 février 2012
À propos de la pérennité du français ici, n’est-il pas étonnant que moi, fille d’immigrants, ainsi que Joseph Facal, né en Uruguay, voyions ce qui semble échapper à la majorité : il est inintelligent, voire suicidaire d’accueillir massivement des immigrants dont un bon nombre se foutent éperdument du français, et dont une part est même hostile à la langue. De nos jours, de plus en plus de pays, comme la Grande-Bretagne et la Hollande, demandent à leurs immigrants d’avoir au moins des notions de base en anglais ou en néerlandais. Le but étant d’éviter la ghettoïsation des immigrants. Étant noyé dans une mer anglophone, il est d’autant plus urgent pour le Québec d’avoir une politique similaire, ainsi qu’une immigration à la mesure de ses capacités d’intégration. Étant francophile, ça me désole de voir l’anglicisation galopante qui a lieu dans le Grand Montréal.
Lettre de Pierre Desjardins publié dans Le Devoir le 24 février 2012
Qu'une insulte à un peuple soit devenue le leitmotiv pour encourager son équipe de hockey est pour le moins révélateur: cela va dans le sens de ce qui est arrivé à Maurice Richard ou à de nombreux autres joueurs d'ici qui ont eu à sacrifier leur fierté et leur langue pour accéder à la NHL.
Et ce qui arrive présentement avec la nomination d'un entraîneur anglophone unilingue à la tête des Canadiens est du même ordre. Quand on accepte de hurler sa propre infériorité intellectuelle pour encourager son équipe, il y a quelque chose qui cloche. Gros bras, petite tête: est-ce là ce qui nous décrit encore aujourd'hui? Bons pour les travaux en usine ou sur les chantiers, mais sûrement pas bon pour les diriger!
Alors, pourquoi se scandaliser de la nomination d'un unilingue anglophone à la direction de notre équipe de hockey? Un bon boss, aurait dit Yvon Deschamps, n'est-ce pas ce qu'il y a de mieux? Qui d'entre nous oserait exiger autre chose? La langue de travail de plusieurs Québécois n'est-elle pas déjà l'anglais et les partisans ne se font-ils pas une gloire de «switcher» en anglais dès qu'ils en ont l'occasion?
Cette langue est la langue de ce que l'on veut, mais que l'on n'a jamais eue comme peuple: l'argent et la victoire! Quand on se sent «loser», l'important n'est-il pas alors de gagner, que ce soit en chinois ou en russe, peu importe? Pourquoi ne pas remplacer le slogan Je me souviens sur nos plaques d'immatriculation par le Go, Habs, go! beaucoup plus conforme à ce que nous sommes comme peuple: des colons hébétés déménagés en ville? Le jour où nous descendrons dans la rue et boycotterons les matchs de hockey au Centre Bell, on saura que quelque chose a changé! D'ici là, bon match!
Article publié sur Yahoo finance le 22 février 2012
“La Banque Nationale est une institution québécoise que nous respectons. Le dialogue fructueux entrepris avec sa direction nous incite à lever l’appel au boycottage qui avait été lancé puisqu’il ne convient pas à la situation. Nous sommes enthousiastes face à la perspective de maintenir des échanges constructifs avec la direction de la Banque pour discuter de questions aussi importantes que le français, langue commune dans les milieux de travail”, a dit Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Depuis sa fondation en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste poursuit son action, de concert avec le Mouvement Québec français, pour que le français, langue commune, favorise la pleine participation des citoyens de toutes les origines à la société québécoise.
Article publié dans le Montréal Express le 22 février 2012
La Banque Nationale, le Mouvement Québec français et la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal ont conclu sur une note positive leur rencontre au sujet de la langue de travail à la Banque, qui faisait suite au débat afférent de la fin de l'année 2011.

«La Banque Nationale est une institution québécoise que nous respectons. Le dialogue fructueux entrepris avec sa direction nous incite à lever l'appel au boycottage qui avait été lancé puisqu'il ne convient pas à la situation. Nous sommes enthousiastes face à la perspective de maintenir des échanges constructifs avec la direction de la Banque pour discuter de questions aussi importantes que le français, langue commune dans les milieux de travail», a dit Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Article de Francis Vailles publié dans La Presse le 22 février 2012
Bombardier Aéronautique n'est pas la seule à disposer d'un statut spécial permettant à ses employés de travailler en anglais au siège social. Une soixantaine d'entreprises au Québec comptant des milliers d'employés ont obtenu le même type d'entente, a appris La Presse.

Ces entreprises travaillent dans des secteurs aussi variés que l'industrie du transport, le secteur pharmaceutique ou celui des logiciels. Elles ont obtenu une dispense de se conformer à l'ensemble des dispositions de la loi 101 entre 2006 et 2011. La moitié d'entre elles a renouvelé l'entente au cours des trois dernières années et l'autre moitié est actuellement en négociations avec l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui régit ces ententes
Article de Francis Vailles publié dnas La Presse le 22 février 2012
Le secteur pharmaceutique compte le plus grand nombre d'entreprises où les employés peuvent travailler en anglais grâce à une entente spéciale.

Sept sociétés pharmaceutiques, généralement situées dans l'ouest de l'île de Montréal, ont pu obtenir un statut spécial de l'Office québécois de la langue française (OQLF) pour leur siège social ou leur centre de recherche. Parmi elles figurent Novartis Pharma et Pfizer Canada.
La firme de génie-conseil SNC-Lavalin, le fabricant de matériel ferroviaire Bombardier Transport et le concepteur de jouets Mega Brands sont probablement les plus connues des sociétés locales de la liste de l'OQLF.
Article de Francis Vailles publié dans La Presse le 22 février 2012
Les ententes spéciales de l'Office québécois de la langue française visent les entreprises qui sont incapables de généraliser l'utilisation du français sur les lieux de travail - l'objectif de la loi 101 - étant donné leur contexte d'affaires particulier. En ce moment, une soixantaine d'entreprises bénéficient de telles ententes au Québec.

L'Office québécois de la langue française (OQLF) applique trois critères pour juger de la pertinence d'accorder ces ententes. D'abord, il faut que la moitié des revenus bruts moyens de l'entreprise visée pour les trois dernières années provienne de l'extérieur du Québec. Ensuite, la société doit gérer des établissements hors Québec. Enfin, les employés visés doivent occuper des postes liés à des fonctions de siège social ou de recherche.
Article de Christian Dufour publié dans le Journal de Montréal le 18 février 2012
Cela a fait la manchette avant d’être repris partout : « Anglais intensif - Appui massif des parents à 87 % ! » Fin du débat : les parents le veulent !
Les Québécois ont ces temps-ci des tendances suicidaires, mais 87 % d’appui à la bilinguisation de la 6e année… Vraiment ? Coup de fil à la Fédération des comités de parents du Québec.
Article de Marie-André Chouinard publié dans Le Devoir le 13 février 2012
Le mécontentement des enseignants n'est pas totalement frivole. Il s'explique essentiellement par l'absence de réponses à des questions essentielles, restées sans réponse douze mois après l'annonce-surprise. Aux inquiets qui croisent l'application généralisée de l'anglais à la disponibilité des enseignants, à la capacité des élèves en difficulté, aux taux de réussite, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp offre le néant en guise de réponse et promet que le ministère se penchera là-dessus. On pourrait sans grand mal lui opposer qu'il aurait fallu le faire bien avant!
Malgré les sons de cloche venus du terrain, où l'expérience de certaines écoles et commissions scolaires s'avère des plus heureuses, il manque encore des analyses critiques et objectives essentielles, à partir desquelles le ministère pourrait conclure si l'étendue «mur à mur» de l'anglais intensif ne heurtera pas ses propres cibles de réussite, pourtant ambitieuses. Il nous semble que le Conseil supérieur de l'éducation, organisme conseil du ministère, pourrait très bien remplir ce mandat, et pourtant, on ne l'a guère entendu se prononcer sur cette question cruciale et il n'est curieusement pas prévu qu'il le fasse...
À l'heure où la société s'interroge à juste titre sur la menace que laisse planer l'apprentissage de l'anglais sur la qualité du français, où les pénuries d'enseignants inquiètent, où les effets de la réforme sur les élèves en difficulté ont été plus que néfastes, il n'est pas exagéré d'ajouter un avis critique et neutre sur une question aussi cruciale. Entre le tout ou rien, un plan nuancé est peut-être possible?
Article publié par Radio-Canada le 30 janvier 2012

Un juge de la Cour fédérale annule la nomination, par la ministre du Travail Lisa Raitt, du juge retraité Coulter Osborne, un unilingue anglophone, à titre d'arbitre dans le conflit de travail à Postes Canada. Le tribunal ordonne à la ministre de nommer un arbitre bilingue qui possède de l'expérience en relations de travail.
Article de Stéphane Martel publié dans le Devoir le 8 février 2012
La ministre Line Beauchamp et le gouvernement Charest font véritablement preuve d'obstination à vouloir imposer l'anglais intensif à tous les élèves dès la sixième année du primaire. Malgré les protestations de plusieurs parents, de plusieurs enseignants et de certains syndicats, ce gouvernement continue d'aller de l'avant avec son désir d'angliciser la jeunesse québécoise.
Article de Marie-Josée Roy publié sur TVA Nouvelles le 9 février 2012

Le père de la musique francophone ne cache pas se faire énormément de souci pour notre langue lorsqu'il remarque les raccourcis qui sont parfois utilisés dans les communications écrites, notamment sur internet.
«L'âme du pays et [celle] du français ne sont pas assez valorisées, a martelé le créateur. Notre langue risque de tomber dans un grand magma de langage pictographique et commercial. Quand on écrit le mot "cassette" avec un K et un 7, on vient de perdre un mot. Un mot qui vient du latin et qui est très vieux. Ce n'est pas de lui donner de la publicité, du renom ou de la permanence; on le perd, littéralement.»
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