Article de Mathieu Bock-Côté publié dans Le Journal de Montréal le 8 août 2012
[...] En campagne, chaque parti doit définir son créneau.Certains sont blasés. Selon eux, le PQ de Pauline Marois serait opportuniste. Sans programme. Le commentaire est d’autant plus étrange qu’il est faux.[...] Son programme identitaire en témoigne. Contestation des accommodements raisonnables, nouvelle loi 101, enseignement de l’histoire : sur le fond des choses, le PQ ne fait plus de compromis avec l’idéologie multiculturaliste qui étouffe l’identité québécoise. [...]
Article de Lise Tremblay publié dans l'Express le 6 août 2012

Peu avant le déclenchement des élections, Yves-François Blanchet, député sortant de l'ancienne circonscription de Drummond, a réussi à convaincre le Conseil canadien du commerce de détail de participer à un groupe de travail pour qu'ultimement, les grandes chaînes de la région - et de l'ensemble de la province – soient obligées de respecter la Loi 101 et les règles québécoises en matière d'affichage.»
[...]
L'entente du plan Nord de Jean Charest pour le gouvernement régional Eeyou Istchee Baie-James anglicisera cette partie du Nord-du-Québec et ne respecte pas la loi 101, la Charte de la langue française.
Écoutez l'entrevue
Article d'André Dubuc publié dans le journal La Presse le 31 juillet 2012

L'entente sur le gouvernement régional de la Baie-James auquel participeront les Cris est vue comme un prérequis à la mise en oeuvre du Plan Nord, qui prévoit des investissements de 80 milliards en 25 ans. Or, ce gouvernement pourra utiliser à sa guise l'anglais comme langue de travail, prévoit le texte officiel de l'entente. Le développement économique se fera-t-il au détriment de la préséance du français?
Article de Hugo Pilon Larose publié dans La Presse le 19 juillet 2012

La Régie de l'assurance maladie du Québec a une politique qui favorise à tout prix le français dans les communications avec sa clientèle. Au détriment de la sécurité des citoyens, selon certains groupes sociaux. La Presse dresse le portrait de pratiques qualifiées «d'intimidantes», par des anglophones de Montréal. […] Depuis janvier 2012, la RAMQ a adopté une nouvelle politique linguistique en matière de service à la clientèle. «Lorsqu'on entreprend une conversation, on le fait en français, même si la personne devant nous s'adresse en anglais. On poursuit en français si l'on juge que l'interlocuteur comprend le français, même s'il ne le parle pas», a expliqué à La Presse Marc Lortie, représentant de la RAMQ.
Mis au fait de cette politique, des organismes sociaux qui font la promotion des droits des anglophones ont été surpris de cette approche. «Les gens sont inquiets. Ils ont l'impression que c'est de plus en plus difficile d'être reçu en anglais pour certains services sociaux», a confirmé à La Presse la directrice générale du Quebec Community Groups Network, Sylvia Martin-Laforge. «On comprend qu'au Québec, la langue des institutions est le français. Mais quand on a devant soi un individu qui comprend mal le français, qu'est-ce qu'on fait? On décide de mal le servir?», demande-t-elle.
Article de Guillaume Bourgault-Côté publié dans Le Devoir le 11 juillet 2012

La langue anglaise est-elle en détresse à Montréal et au Québec ? C’est la question qu’ont posée hier avec ironie le Parti québécois et le Bloc québécois, à la suite de la confirmation par le gouvernement conservateur de l’octroi de 4,4 millions en subventions à des organismes anglophones de la métropole. […] Mais tant le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Bloc québécois que le Parti québécois jugent déplorable la décision d’Ottawa. « Alors que le français recule à Montréal, il est franchement inacceptable de voir le gouvernement conservateur financer à coups de millions de dollars la promotion de l’anglais dans notre métropole », a soutenu hier Yves-François Blanchet, porte-parole péquiste en matière de langue. « Est-ce que les organismes ont besoin de l’argent de nos taxes provenant d’Ottawa pour faire la promotion de l’anglais à Montréal et sa région ? demande pour sa part Maria Mourani, critique du Bloc pour les langues officielles. À Montréal, je vois plutôt le recul du fait français et un gouvernement fédéral qui collabore à notre anglicisation. » Au NPD, le critique Pierre Nantel estime que le gouvernement Harper fait montre d’une « forme de mépris » en annonçant ce financement quelques jours après la conclusion du premier Forum mondial de la langue française.
Article de La Presse canadienne publié dans Le Devoir le 11 juillet 2012
«Les organisateurs du Stampede de Calgary se sont excusés, hier, d’avoir laissé tomber un moment la version bilingue de l’Ô Canada jouée avant la présentation des courses de cantines ambulantes
(chuckwagon).
Article de Ève Lévesque / Agence QMI publié dans Le Journal de Montréal le 9 juillet 2012

En accordant de l'aide financière à dix-sept projets d’organismes anglophones de la grande région de Montréal, Ottawa a fait bondir les organismes de défense de la langue française. […] Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français, est du même avis. «Quand on regarde la liste des organismes qui obtiendront un financement, on voit que ce sont essentiellement des projets anglophones, dont le Quebec Community Groups Network, qui recevra 1 560 000 $. Je trouve ça très choquant, surtout que ce groupe a comme mission d’angliciser le plus possible les services publics. Les anglophones au pays ne peuvent être considérés comme une minorité! La vraie minorité c’est les francophones.»
Article de Jean-Simon Gagné, le Soleil publié dans le site La Presse.ca le 9 juillet 2012
« Des fois, on se demande si le gouvernement du Québec ne souffre pas d'un trouble de la personnalité. Il faut se pincer pour se convaincre qu'il s'agit des mêmes gens qui n'osent quasiment plus commenter la situation linguistique chez eux. Comme s'il s'agissait d'un terrain miné. Qui se souvient du dernier discours significatif prononcé par un premier ministre sur la situation du français, au Québec? Je vous parie que cela remonte à l'époque des cassettes huit pistes et du Rubik's Cube. Dès qu'il est question de langue, le Québec se met à ressembler au vendeur de bateau fantôme. «Bien sûr, ce navire n'a pas de voile, disait-il. Mais vous ne courez aucun risque, puisqu'on a aussi oublié la coque.»
[…]
Ne croyez pas que la névrose linguistique est une exclusivité du gouvernement Charest. Au Québec, il y a un certain temps que la diffusion de statistiques sur la situation du français - en particulier à Montréal - s'accompagne de précautions dignes du transport de matériel radioactif.
Le comble a été atteint en 2008, avec le dépôt d'un bilan quinquennal de l'Office québécois de la langue française. L'Office avait distribué 1700 pages d'études et de statistiques en vrac. Sans autre forme d'analyses. Comme si le médecin vous balançait une pile de radiographies en disant : «Voilà, vous avez tout ce qu'il faut pour poser un diagnostic!» Plus récemment, l'Office s'est distingué par des analyses si pointues que l'on finira par en réserver la lecture aux seuls fakirs diplômés...La francophonie ressemble à un oeuf. Mais contrairement au Québec, Stephen Harper n'a pas la vocation d'une mère poule. En 1951, le Canada comptait 29 % de citoyens de langue maternelle française. En 2031, la proportion devrait osciller entre 15 et 18 %. Loin de s'inquiéter, le gouvernement canadien semble s'en désintéresser complètement. Le plus incroyable, c'est qu'il se trouve toujours un Frenchie de service pour l'encourager. Le mois dernier, c'est un francophone qui a défendu avec le plus d'enthousiasme la nomination de juges unilingues à la Cour suprême du Canada.
Reportage à la radio de Radio-Canada avec Denis Trudel, le 2 juillet 2012
Le Mouvement Québec français profite de la tenue du Forum mondial de la langue française pour lancer un appel à la solidarité internationale sur la situation du français au Québec. Le Mouvement tient aujourd'hui des activités parallèles pour démontrer aux délégués venus des quatre coins du monde que le français est menacé ici, particulièrement à Montréal. Pour parler de ces activités, nous recevons Denis Trudel, comédien nommé Patriote de l'année 2011 (par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal) et porte-parole du Mouvement Montréal français.
Article d'Annie Mathieu et Marc Allard paru dans Le Soleil, le 5 juillet 2012
M. Hagège a remercié les organismes comme la Société Saint-Jean-Baptiste, le Mouvement Québec français, Impératif français ainsi que les étudiants pour avoir «heureusement» crevé le consensus du Forum qui, selon lui, est à la limite «du petit ronron consensuel servant le gouvernement actuel».

«Cette loi 101 n'arrête pas d'être contournée - sans que personne n'ose l'abroger, bien sûr, parce que c'est un monument, a-t-il dit. Mais elle est comme un manteau d'Arlequin, constamment contredite, violée par les commerçants [...]», a-t-il dit.
QUÉBEC, le 4 juill. 2012 /CNW Telbec/ - Le 27 juin dernier, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) dévoilait un document sur les indicateurs linguistiques dans le domaine de l'éducation. De nombreux renseignements contenus dans ce document faisaient depuis longtemps l'objet d'une demande d'accès en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, comme les données sur la fréquentation des cégeps selon la langue maternelle.
« Depuis au moins deux ans, plusieurs intervenants, dont l'IRFA et la CSQ, ont tenté d'obtenir des données linguistiques du MELS. Ces données nous ont toujours été refusées sous prétexte qu'elles étaient en attente de validation. Or, le document du MELS publié le 27 juin contient des tableaux validés depuis près d'un an ! Que doit-on conclure ? » demande Patrick Sabourin, président de l'IRFA.
Article de Taieb Moalla publié dans Le Journal de Québec le 4 juillet 2012

«La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a accusé hier le gouvernement du Québec de lui avoir « volontairement caché » des statistiques portant sur l’état du français au Québec.
Louise Chabot, qui vient de succéder à Réjean Parent à la tête de la CSQ, a parlé d’un « contrôle politique des statistiques » et a suggéré que Québec a peut-être fourni de fausses données pour « dresser un portrait (linguistique) exagérément encourageant ».
Article de Christian Rioux publié dans Le Devoir le 4 juillet 2012
«Dans les couloirs du Forum mondial de la langue française qui réunit toute la semaine à Québec plus de 1200 francophones du monde entier, une proposition revient en permanence : que la Francophonie se dote d’une déclaration en faveur du multilinguisme. L’ancien ministre de l’Éducation du Mali, Adama Samassékou, en a fait la proposition formelle, lundi en séance plénière, appelant à une « Déclaration de Québec en faveur du multilinguisme » comme la Francophonie a adopté il y a plusieurs années la Déclaration de Bamako définissant les critères de respect des droits de l’homme dans la Francophonie.»
Article de Christian Rioux publié dans Le Devoir le 5 juillet 2012
«Spécialiste mondialement reconnu de l’enseignement des langues secondes, le linguiste français Claude Hagège, qui intervenait hier au Forum mondial de la langue française à Québec, estime que l’enseignement intensif de l’anglais en sixième année est « inacceptable ». Selon ce partisan du multilinguisme, la décision du gouvernement de Jean Charest qui devrait toucher 20 % des classes dès l’an prochain viole l’esprit de la loi 101.»
« C’est une mesure absolument inacceptable parce qu’elle crée un grave danger d’américanisation des élèves québécois, dit-il. La loi 101, qui fait du français la langue unique et nationale du Québec, est violée par cette disposition. » Selon lui, l’effet sera particulièrement néfaste sur les immigrés. « L’une des raisons principales de la loi 101, c’était l’intégration des immigrés. Si les immigrés sont maintenant anglicisés, alors la loi 101 perd tout contenu.
Claude Hagège est pourtant connu pour son plaidoyer en faveur de l’enseignement des langues secondes (Le souffle de la langue, Odile Jacob).»
Article de Fernand Daoust,ancien secrétaire général (1969-1991) et président (1991-1993) de la Fédération des travailleurs du Québec publié dans Le Devoir le 5 juillet 2012

Je [voudrais] faire quelques propositions qui me paraissent minimales, si nous avons à coeur de renverser la situation [concernant l’usage du français dans le milieu du travail] ; ce sont, selon moi, les revendications que nous devons formuler et défendre avec énergie.
35 ans après l’adoption de la Charte de la langue française, on doit faire une étude approfondie et un bilan de son application dans les milieux de travail. L’établissement de cet état des lieux permettra de prendre en compte les nouvelles réalités structurelles et organisationnelles des entreprises ; on pourra mieux cibler les gestes à poser pour contrer le laisser-faire et le fatalisme qui favorise l’anglicisation de ces lieux.
Article de Zéna Zalzal publié dans l'Orient le Jour le 4 juillet 2012
Nous devons être des indignés linguistiques», a notamment lancé Abdou Diouf, fortement applaudi par une salle galvanisée par ses propos. Avant d’émettre le vœu, en conclusion, «que ce forum soit le lieu d’un dialogue ouvert et franc, le lieu d’expression d’une parole libre, dérangeante même, car c’est dans cet esprit que nous avons voulu vous entendre, vous les jeunes, vous la société civile, loin des précautions oratoires du langage diplomatique». Justement, au même moment, à l’extérieur du centre des congrès de Québec où se tient ce forum, un groupe de citoyens se réclamant du mouvement Québec français manifestait contre l’hégémonie progressive de la langue anglaise à Montréal...

Article de Christian Rioux publié dans Le Devoir le 3 juillet 2012

«C’est sous le signe d’une inquiétude réelle que s’est ouvert hier à Québec le premier Forum mondial de la langue française qui réunira toute la semaine plus de 1200 francophones venus du monde entier. Accueillis par plusieurs centaines de manifestants du Mouvement Québec français soucieux d’alerter les participants à propos de la situation du français au Québec, les intervenants ont multiplié hier les témoignages illustrant surtout leurs inquiétudes concernant l’état du français dans le monde.
En pénétrant au Centre des congrès, Abdou Diouf avait salué les manifestants et serré la main de quelques-uns. « Je vous ai entendu », a-t-il déclaré au chef du Bloc québécois, Michel Paillé. Le secrétaire général de l’OIF s’est montré particulièrement sévère sur l’état du français. « Nous ne sommes pas prêts à confier à un globish conceptuellement atrophié le soin d’exprimer toute la complexité et la diversité de la pensée en quelque 1500 mots », dit-il. Et Abdou Diouf de conclure : « On est au plus près du danger quand on croit n’avoir rien à craindre. »
Article de Radio-Canada.ca le 2 juillet 2012
Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel du Mouvement Québec français (MQF), qui a organisé une manifestation lundi dans les rues de Québec en marge du Forum mondial de la langue française pour démontrer que la langue de Molière est en péril dans la Belle Province.
Les participants ont marché du jardin Saint-Roch jusqu'au Centre des congrès de Québec, où a lieu le Forum.

Le MQF a voulu démontrer aux centaines de délégués de partout dans le monde que le français est menacé au Québec. L'organisation attribue ce problème à l'assouplissement de la législation québécoise en matière linguistique.
« Il y a eu plus de 200 modifications à la Charte de la langue française, qui l'ont affaiblie », affirme Mario Beaulieu, président du MQF.
Ce dernier croit qu'il est primordial que la question du français au Québec soit abordée pendant le Forum. « Ça serait vraiment une erreur qu'il y ait le Forum mondial de la langue française à Québec et qu'on ne parle pas de la situation du français au Québec », plaide-t-il.
Article de Radio-Canada publié le 2 juillet 2012
«Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel du Mouvement Québec français (MQF), qui a organisé une manifestation lundi dans les rues de Québec en marge du Forum mondial de la langue française pour démontrer que la langue de Molière est en péril dans la Belle Province.
Les participants ont marché du jardin Saint-Roch jusqu'au Centre des congrès de Québec, où a lieu le Forum.
Le MQF a voulu démontrer aux centaines de délégués de partout dans le monde que le français est menacé au Québec. L'organisation attribue ce problème à l'assouplissement de la législation québécoise en matière linguistique.»
Billet de Gilles Pétel publié dans dans TVRS le 2 juillet 2012
«C’est à Québec que se tient cette semaine, le premier Forum mondial de la langue française. En Europe, et surtout ici en Suisse lémanique de même qu’en France, on s’interroge encore sur la pertinence de présenter ce premier Forum au Canada, pays officiellement bilingue. Pays où le le premier ministre Stephen Harper procède à des nominations d’unilingues anglophones à des postes clefs de son gouvernement, pays où, au Québec, la ministre de la culture Christine St-Pierre reste indifférente devant le déclin du français à Montréal. Pire encore, dans sa propre circonscription, elle laisse des entreprises bafouer les dispositions de la Loi 101 sur l’affichage, sans intervenir.»
Article de La Presse canadienne publié dans Le Huffington post le 2 juillet 2012
«Quelque 1500 délégués, surtout des jeunes, participeront dès lundi à Québec au 1er Forum mondial de la langue française.
Les premiers ministres Stephen Harper et Jean Charest seront de la cérémonie d’ouverture, lundi après-midi, au cours de laquelle ils prononceront des allocutions.»
Article de Radio-Canada publié le 2 juillet 2012
«Le Mouvement Québec français organise une manifestation en marge du Forum mondial de la langue française pour démontrer que la langue de Molière est en péril dans la Belle province.
Article de Valérie Gaudreau paru dans Le Soleil du 30 juin 2012
«Le chercheur Patrick Sabourin de l'Institut de recherche sur le français en Amérique et Éric Poirier, qui travaille à un livre sur la Charte de la langue française, participeront aussi à la table ronde.
La rencontre sera précédée d'une manifestation dont le départ aura lieu à midi aux Jardins Saint-Roch. La soirée se terminera par un spectacle à l'Impérial.»
Bernard Landry participera au Forum mondial de la langue française. Mais ne cherchez pas l'ancien premier ministre dans les couloirs du Centre des congrès. Il causera plutôt survie du français et indépendance au resto La Casbah du quartier Saint-Roch.
M. Landry participera lundi à 15h à une table ronde en marge du Forum à l'invitation du réseau Cap sur l'indépendance.
Le MQF vous invite!
Article de Kathryne Lamontagne publié dans Le Journal de Québec le 22 juin 2012

QUÉBEC - «Une imposante publicité entièrement conçue en anglais, située sur un terrain du boulevard Wilfrid-Hamel, dans Vanier, laisse perplexes certaines résidants.»
Article de Chantal Lévesque publié dans le quotidien Métro le 20 juin 2012
«Dans l’enthousiasme ou de guerre lasse, les commerçants devront se conformer à la loi sur la langue d’affichage, a signifié mercredi la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre.

Article de Christian Philip - Recteur de l’Académie de Montpellier et Daniel Turp, Professeur titulaire à l'université de Montréal publié dans Le Devoir le 20 juin 2012

«La langue française est boudée, voire combattue, au point que certains font campagne pour l’anglais seule langue internationale, au détriment du multilinguisme. On voudrait permettre aux établissements d’enseignement supérieur d’enseigner totalement en langue anglaise, d’autres proposent non l’enseignement des langues, mais l’enseignement du seul anglais dès l’âge de trois ans. Toute personne ayant un avis contraire est considérée non seulement comme démodée et dépassée, mais comme dangereuse car forcément d’extrême droite ou nationaliste.
[...]
«Il faut sauver le français, et pour le sauver, il faut défendre le multilinguisme. Si on gagne la bataille du multilinguisme, on gagnera la bataille du français. Encore une fois, l’un n’ira pas sans l’autre. Ce combat, la Francophonie ne le gagnera pas seule. Nous devons resserrer nos liens avec les autres grandes aires linguistiques et les organisations les représentant (y compris le Commonwealth), mener ensemble certaines actions de promotion du multilinguisme. Nous sommes représentatifs d’une aire où le français cohabite avec d’autres langues, certaines officielles, d’autres locales ou régionales. Pourquoi ne pas nous appuyer sur cette réalité pour proposer à ces autres grandes aires linguistiques d’agir de concert ?»
[...]
Multinationales et petits commerçants veulent conserver leur marque de commerce en anglais
Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir le 20 juin 2012

«Après des années de tolérance, l’Office québécois de la langue française (OQLF) a décidé de sévir contre l’affichage des marques de commerce en anglais seulement. Mais les commerçants, dont plusieurs multinationales, n’entendent pas se laisser faire et contesteront vigoureusement ces dispositions de la loi 101.
Or, selon des documents dont Le Devoir a obtenu copie, les détaillants vont répondre par la bouche de leurs canons et contester devant les tribunaux ces dispositions de la Charte de la langue française. Le CCCD a obtenu un avis juridique du cabinet d’avocats Norton Rose. Rédigé en anglais...»
Article de Christian Philip, Recteur de l'Académie de Montpellier et Daniel Turp, Professeur titulaire à l'université de Montréal publié dans Le Devoir le 20 juin 2012
Extraits de l'article de Caroline Rodgers dans Le Devoir du 16 juin 2012, sur l’analyse de Jean Tardif, auteur du livre Les enjeux de la mondialisation culturelle et animateur d’une table ronde au FMLF
« La langue est le facteur culturel par excellence et l’instrument premier de socialisation à travers lequel on comprend le monde. En marginalisant une langue, on affecte la capacité de socialisation d’une culture. […] l’anglais se compare à un cheval de Troie qui avance sous les atours de la séduction du consumérisme et qui fait de nous ses complices volontaires. On se place en état de subordination en acceptant une supériorité de l’anglais, en le présentant comme une langue indispensable pour la réussite. Ce qui correspond à ce qu’Albert Memmi appelle le “ bilinguisme colonial ”, où l’anglais devient la langue essentielle, tandis que la langue maternelle est réservée de plus en plus à un usage local. »
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