Article de Amélie Daoust-Boisvert, dans Le Devoir, 8 juin 2012
Les professionnels de la santé de l’hôpital Saint-Joseph de Lachine, avec le Mouvement Québec français, ont dénoncé le non-respect des promesses du gouvernement concernant son statut communautaire et francophone et les investissements de 60 millions de dollars annoncés jamais concrétisés. Le petit hôpital se sent mis de côté au sein de la superstructure administrative du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Les professionnels demandent que l’hôpital soit doté de son propre conseil d’administration afin de retrouver l’autonomie nécessaire à son avenir et se sortir du « marasme ».

Lors de l'émission Dutrizac diffuée sur les ondes du 98,5 FM, le Dr. Paul Saba dénonce l'Hôpital St-Joseph de Lachine qui sert ses patients en anglais de plus en plus
Article de Laurent Dionne publié dans le Journal de Québec le 7 juin 2012
««Malgré une motion unanime de l'Assemblée nationale adoptée il y a cinq ans (le 7 juin 2007) et plusieurs promesses, le gouvernement de Jean Charest n'a absolument rien fait pour respecter, protéger et promouvoir le caractère francophone de ce qui était le dernier hôpital francophone de l'Ouest-de-l'Île», ont dénoncé M. Beaulieu et le Dr Paul Saba, qui travaille à l’hôpital Lachine.»
Article de Robert Leduc publié dans Cités nouvelles le 7 juin 2012
«Face à «l’échec du McGill University Health Center (MUHC) d’intégrer convenablement les activités de l’Hôpital de Lachine», le comité de relance du Mouvement Québec français, en collaboration avec un groupe de médecins de l'hôpital de Lachine, demande au ministre de la Santé, Yves Bolduc, «de révoquer la convention d’intégration de l’Hôpital de Lachine par McGill afin de lui donner le statut de partenaire affilié, avec un conseil d’administration autonome et un statut francophone».
Article de Ewan Sauves publié dans Le Messager Lachine et Dorval le 7 juin 2012

Réunis devant l’entrée principale de l’Hôpital Saint-Joseph de Lachine, une dizaine de personnes ont montré leur mécontentement face à l’anglicisation accrue au centre hospitalier. Affilié au McGill University Health Center (MUHC-CUSM)), celui-ci est considéré comme le dernier établissement de santé francophone de l’Ouest-de-l’Île.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne, publié dans La Presse.ca
L'Office québécois de la langue française a finalement dévoilé, vendredi, ses études sur la situation du français comme langue de commerce à Montréal, qui démontrent un léger progrès dans l'affichage et une diminution de l'accueil en français.

Article de Éric Grenier dans canoé.ca/emploi - 24 mai 2012
Quelques jours après la Fête des Patriotes, et un mois pile avant la Fête Nationale, le constat que dresse le Magazine Jobboom sur l’état du français au travail a de quoi faire convulser les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, dans son enquête Le français au travail, une cause désuète?.

Article de Denis Lessard, La Presse, 25 mai 2012
La situation du français comme langue d'affichage pour les commerces à Montréal s'est dégradée de façon significative depuis deux ans, montre une étude importante de l'Office québécois de la langue qui sera publiée dans les premiers jours de juin.

Chronique de Lysiane Gagnon,La Presse, 17 mai 2012
Pendant que les institutions françaises étaient déchirées à des degrés divers par le conflit, du côté anglophone, l'heure était au calme... et aux études.

Au collège Dawson, une institution du centre-ville qui est en quelque sorte le pendant anglais du cégep du Vieux-Montréal, 4000 étudiants ont participé au vote (secret) et écarté la grève. Même chose au collège John Abbott, où l'association étudiante a organisé un référendum (avec votes secrets) qui a duré toute la journée. On notera ici la procédure très démocratique qui a encadré ces décisions.
Article de Michel Thibault, de l'agence QMI, publié le 17 mai 2012

Le ministre des Transports et député de Châteauguay Pierre Moreau demandera à un collègue député de déposer à l'Assemblée nationale la pétition signée par 2300 personnes réclamant le maintien des publications bilingues de la Ville de Châteauguay.
C'est la mairesse de la ville, Nathalie Simon, qui lui a présenté la pétition au nom de ses citoyens. Mme Simon et sept conseillers municipaux sur huit l'ont eux-mêmes signée.
Article de Sophie Durocher dans le Journal de Montréal le 6 mai 2012
«On savait que nos cousins français aimaient pimenter leur discussion de mots anglais (pressing, parking, shopping). Mais là, ce n’est plus une manie charmante. C’est devenu une maladie très grave. Y a-t-il un médecin de la langue dans la salle ?
Vous avez vu le dernier numéro de l’édition française du magazine Elle ? C’est illisible : on a l’impression que c’est écrit dans une langue bâtarde, inventée par un béotien analphabète qui mélange l’angçais et le frenglish.
CHARABIA ET BARAGOUINAGE
Article de Patrick Duchesneau publié dans le Chateauguay Express le 10 avril
Pour une seconde fois, la question de la langue de communication de la Ville a accaparé la période de questions au conseil municipal de Châteauguay, le 2 avril.
Dans une salle comble où quelques personnes ont dû rester dans le couloir, faute de place, les défenseurs d’un Châteauguay magazine bilingue sont venus faire part de leur mécontentement aux élus municipaux durant plus d’une heure.
« Ça me fend le cœur. Je sens que cette administration suit une loi discriminatoire », s’est exclamé un citoyen en référence à l’intention de la Ville de se plier aux demandes de l’Office québécois de la langue française (OLF). « Châteauguay a des choses à faire pour respecter la loi. Nous essayons d’en arriver à un accord avec l’Office pour accommoder tout le monde », a répliqué la mairesse Nathalie Simon, tout en rappelant à plusieurs reprises qu’en tant que ville, Châteauguay est soumise à la loi provinciale.
Article d'Olivier Bourque publié par le Canal Argent le 17 avril 2012
Environ 850 plaintes seront remises aujourd'hui à l'Office québécois de la langue française (OQLF) aux fins d'enquête, a appris Argent. Plusieurs entreprises des quartiers de Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce et l'arrondissement Saint-Laurent ne respectent pas la loi 101.Les infractions visent surtout l'affichage. Bien souvent, le français n'est pas prédominant et parfois il n'est tout simplement pas là, ce qui contrevient à la loi 101.

Voir le reportage à TVA Nouvelles.ca
« Moi je viens du quartier Notre-Dame-de-Grâce et lorsque je revenais ici, je trouvais que j'avais de la misère à me faire parler en français. On a donc décidé de faire le tour des commerces », a souligné Max Virtue, 18 ans, bénévole à la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).
Lui et son acolyte, Étienne Gougoux, lui aussi à la SSJB, ont donc trouvé 550 infractions à la loi. « Je remarque que Montréal s'anglicise et je trouve que ce n'est pas normal. On doit faire appliquer la loi à tous les commerces. Moi comme citoyen, ça m'interpelle », affirme-t-il.
Sur le terrain, les exemples se multiplient. Dans la vitrine d'une coiffeuse, on parle de Kids Haircut dans un magasin informatique, les inscriptions sont seulement dans la langue de Shakespeare.
« La situation est critique à Montréal en raison de la mollesse du gouvernement libéral sur la question. Il n'y a pas de volonté politique de faire appliquer la loi 101. On le voit partout. Il s'agit d'une situation très inquiétante », a fait valoir Mario Beaulieu, président de la SSJB.
Dans le quartier industriel de Saint-Laurent, un autre citoyen Jean Archambault a trouvé 300 infractions.
Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir le 17 avril
La politique des cours de francisation aux immigrants du MICC est décriée
Le Parti québécois a accusé le gouvernement Charest de contribuer à l'anglicisation des nouveaux immigrants en restreignant leur accès à des cours de francisation à temps partiel.
«La francisation est optionnelle et le cours d'anglais est offert. On invite ouvertement les immigrants à s'angliciser», a déploré le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue et d'immigration, Yves-François Blanchet.
Le député péquiste réagissait à l'article publié à la une du Devoir hier qui faisait état d'un changement de pratique du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC). Depuis janvier, le MICC a aboli la pratique des «entrées continues» qui voulait qu'un nouvel immigrant puisse suivre, dès son arrivée, un cours de francisation à temps partiel même si celui-ci était commencé. Maintenant après un délai de sept jours, il est impossible de s'inscrire à un tel cours alors qu'on tolérait jusqu'à quatre semaines de délai pour un cours de onze semaines. Selon certains enseignants et employés des groupes communautaires, les nouveaux arrivants peuvent attendre plusieurs mois avant d'assister à leur premier cours de francisation.
Tous les immigrants devraient se voir offrir des cours de francisation dès leur arrivée, estime Yves-François Blanchet. Ces cours devraient être obligatoires pour tous ceux qui en ont besoin, a-t-il indiqué.
Article de Josée Boileau publié dans Le Devoir le 17 avril
Faut-il blâmer le gouvernement lorsqu'il fait respecter une clause de la convention collective d'un syndicat de la fonction publique? C'est la curieuse question à se poser lorsqu'on apprend que, depuis janvier, mettant fin à une pratique qui avait cours depuis 2003, le ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) fait en sorte qu'un nouvel arrivant ne puisse plus participer à un cours de francisation à temps partiel commencé depuis plus de sept jours. Qu'il attende la cohorte suivante, qui viendra dans quelques mois!
C'est ce que dit la convention du Syndicat des professeurs de l'État du Québec. Et en termes pédagogiques, cela a du sens, limitant le va-et-vient dans la classe et la nécessité, pour le professeur comme pour l'ensemble du groupe, de s'adapter au nouvel arrivant. Mais que fait-on du contexte?
Dans la vraie vie, l'immigrant débarque à Montréal et s'y installera. Il irait tout de go à Québec ou à Trois-Rivières que, déjà, le tableau serait différent. Mais à Montréal, c'est la confusion qui l'attend: dans cette ville dite francophone, on peut très bien ne vivre qu'en anglais. Apprendre l'anglais augmente même ses chances de trouver un emploi — la preuve: le gouvernement est prêt à payer cette formation! Parallèlement, les cours de français sont... facultatifs.
Vidéo publié le 16 avril sur Youtube
En mars 2011, le gouvernement du Québec annonçait l'imposition d'un programme d'anglais intensif pour tous les élèves de 6e année.

Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir e 16 avril 2012

Le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) a décidé de restreindre l'accès aux cours de francisation à temps partiel, ce qui empêche nombre de nouveaux immigrants d'apprendre le français dès leur arrivée.
C'est ce que dénoncent certains enseignants du MICC et employés d'organismes communautaires de la région de Montréal qui ont réclamé l'anonymat de peur de subir des représailles de la part de l'administration.
Depuis janvier, le MICC a aboli la pratique des «entrées continues» qui voulait qu'un nouvel immigrant puisse suivre, dès son arrivée, un cours de francisation à temps partiel même si celui-ci était déjà commencé. Maintenant, après un délai de sept jours, il est impossible d'intégrer le cours. Ainsi, les nouveaux arrivants peuvent attendre jusqu'à trois mois et parfois davantage avant d'assister à leur premier cours de francisation, a-t-on indiqué au Devoir. Ils doivent attendre qu'une nouvelle session de cours à temps partiel s'amorce ou encore qu'une place dans un cours à temps plein s'offre à eux. Une session s'étend habituellement sur onze semaines, et le ministère tolérait l'admission de nouveaux étudiants jusqu'à quatre semaines après le début du cours.
Extrait de l'éditorial de Bernard Descoteaux dans Le Devoir, 14 avril 2012
La réalité est que le 17 avril 1982, l'un des deux peuples fondateurs a proclamé sa supériorité sur l'autre en lui imposant une Constitution qui réduisait sa capacité légale à protéger sa langue et sa culture. Le compromis historique de 1987, accepté de mauvais gré par les Québécois à l'époque, se trouvait altéré. Le Canada n'en était pas à son premier déshonneur.
Article de Frédérick Bastien publié dans le Huffington Post le 31 mars
Le gouvernement conservateur vient de nommer deux commissaires à l'immigration unilingues anglais pour la région de Montréal. Le ministre de l'immigration Jason Kenney n'y voit rien de mal. « Nous sommes dans un pays bilingue » clame-t-il sur le ton d'une évidence. De plus fait-il valoir, des francophones unilingues sont également nommés, oubliant de mentionner qu'il est impensable de nommer ceux qui parlent français seulement dans le reste du Canada. La réaction du ministre traduit certainement l'indifférence du gouvernement conservateur face au Québec. Mais elle démontre surtout à quel point l'utopie d'un pays bilingue n'a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais.
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission Dutrizac à 98,5fm le 30 mars 2012

Chronique de Gilles Proulx publié dans le Journal de Montréal le 29 mars 2012
«Le docteur Victor Goldbloom, un ancien ministre de Robert Bourassa, affirmait récemment que le français se porte mieux que jamais au Québec. Notre bon docteur aurait-il lui-même besoin d’un médecin ? Souffre-t-il d’hallucinations ? Non : il excelle seulement dans la rhétorique fédéraliste.
L’effronterie de la communauté anglophone du Québec est incommensurable. Je me demande s’il existe une autre communauté dans le monde qui soit aussi imbue de son statut de culture dominante et, en même temps, aussi convaincue qu’on doit la traiter avec les égards dus à une pauvre petite minorité fragile.
À cet égard, rien n’a changé depuis les beaux jours du Parti égalité et d’Alliance Québec. Pourtant, les libéraux de Jean Charest nous font croire que nous avons progressé…
Le seul progrès, c’est que Pitt Bill Johnson, cet ultrafédéraliste, milite pour la CAQ de François Legault. J’oubliais aussi les universités francophones qui ont beaucoup « progressé » en offrant des programmes à 100 % en anglais.»
Article de Paul Journet publié dans La Presse le 30 mars 2012

«En réaction à l'augmentation des plaintes contre l'affichage en anglais et au recul du français dénoncé entre autres par le PQ, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, augmente les effectifs de l'Office québécois de la langue française (OQLF).
En 2010-2011, l'OQLF a reçu 3661 plaintes, soit 1000 de plus que l'année précédente. Le quart de ces plaintes concernaient la langue d'affichage des commerces. En interview avec La Presse, la présidente de l'Office, Louise Marchand, prédisait récemment que le nombre de plaintes serait «dépassé largement» cette année. Le nombre de plaintes a augmenté depuis la récente campagne publicitaire de l'Office. Selon nos informations, cela aurait créé des tensions entre Mme Marchand et Mme St-Pierre.»
Article publié sur Radio-Canada le 30 mars 2012

«Hospitalisée depuis janvier au Royal Victoria, dans l'attente d'un transfert dans un CHSLD, une octogénaire n'a pu recevoir de soins en français alors qu'elle ne maîtrise pas l'anglais. Faute de pouvoir la faire admettre dans un autre hôpital montréalais, sa famille a dû embaucher une traductrice qui lui coûte 120 $ par jour.
Dans La Presse de vendredi, le fils de la patiente raconte qu'il a contacté le mois dernier le bureau du ministre de la Santé, qui lui a conseillé de se rapprocher de la direction de l'établissement. Dans la foulée, le fils a averti la porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés, Carole Poirier.
« C'est totalement inacceptable que nos personnes âgées doivent maintenant se payer des traducteurs pour se faire soigner dans nos hôpitaux au Québec », a déploré jeudi la députée d'Hochelaga-Maisonneuve lors d'un point presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale, qui faisait suite aux échanges en Chambre à ce sujet.»
Montréal, le 30 mars 2012 - Le Mouvement Québec français (MQF) invite les propriétaires des Canadiens de Montréal à profiter du remplacement de leur directeur général pour prendre une nouvelle orientation où la recherche d’efficacité est alliée au respect de la Nation québécoise et de sa langue commune.
Article de La Presse Canadienne publié par Radio-Canada le 29 mars 2012
«Ce faisant, le gouvernement Charest favorise l'anglicisation du Québec et met tout en oeuvre pour décourager les immigrants allophones à apprendre le français, selon le porte-parole de Québec solidaire.
En point de presse, jeudi, il a notamment déploré le fait que l'allocation reçue par les immigrants qui fréquentent des cours de francisation à temps plein était gelée depuis huit ans.»

«Tableaux à l'appui, il a tenté de faire la démonstration de l'écart grandissant entre les sommes transférées du fédéral et celles utilisées par Québec à des fins de francisation et d'intégration.
Ainsi, selon les données citées, Québec injectera 173 millions de dollars cette année pour l'ensemble des mesures d'immigration, d'intégration et de francisation des immigrants, alors que le gouvernement reçoit 283 millions du gouvernement fédéral à cette fin.»
Article de Michel Paillé publié dans le Huffington Post le 30 mars 2012
Des mets chinois au pâté chinois
«Il fut un temps où les menus de nos restaurants étaient en anglais, notamment les restos chinois qui annonçaient le dice almond chicken, les egg rolls, les spare ribs, etc. Avec l'affichage commercial, les menus reflétaient très bien cette époque caractérisée par une nette domination de l'anglais, y compris au sein d'entreprises exploitées par des francophones.
De nos jours, on voudrait faire de l'étiquetage en français un paravent pour cacher le retour de l'anglais. Ainsi, pour justifier un nouveau programme de 2e cycle qui sera offert uniquement en anglais à l'École des Hautes Études commerciales de Montréal (HÉC) - notamment pour des Chinois -, Madame Kathleen Grant, directrice des communications, a fait la déclaration suivante:
«Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du 'pâté chinois' et non du 'Chinese pâté'. Ils sont confrontés au français, puisqu'ils baignent dans un environnement en français». »
Article de Paul Journet publié dans La Presse le 29 mars 2012
«Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, dit juger «inacceptable» qu'une octogénaire ait dû engager à ses frais une bénéficiaire pour être soignée en français à l'hôpital Royal Victoria. Après une conférence de presse du PQ sur le sujet jeudi, il a envoyé une note aux agences de santé pour leur rappeler leurs obligations. Mais il n'avait rien fait il y a moins d'un mois quand il en avait été avisé par la famille.»

«L'hôpital Royal Victoria a le mandat de desservir la communauté anglophone, mais cela ne le dégage pas de sa responsabilité de devoir aussi offrir des soins en français. Malgré tout, sa mère n'a pas pu recevoir de soins en français, même si elle ne maîtrise pas l'anglais. «En plus, elle souffre d'Alzheimer, raconte-t-il. Elle mélange parfois les mots. Si on la transfère du lit à sa chaise, il faut répéter des consignes simples pour qu'elle comprenne. Quand on lui parle en anglais en plus, ça devient invivable. Ça peut lui causer beaucoup de stress. Imaginez quand le préposé vient lui changer sa couche la nuit et qu'elle ne comprend pas ce qu'il veut faire.»
Article de Robert Dutrisac publié dans Le Devoir le 28 mars 2012
«La ministre responsable de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, rejette en bloc le projet de loi 593 présenté par le député indépendant Pierre Curzi et visant à renforcer la Charte de la langue française.

La ministre, toujours chargée de l'application de la Charte de la langue française bien que cette fonction ne figure plus dans son titre officiel, a la mémoire longue. Elle en veut au député de Borduas qui a refusé de discuter de son projet de loi 103 sur les écoles passerelles lors de son étude en 2010. «Le député [...] a eu une attitude de fermeture. Il n'a jamais voulu étudier aucune proposition qu'on faisait, alors je lui envoie la même réponse pour son projet de loi», a-t-elle déclaré hier, dans un bref point de presse.»
Chronique d'Rima Elkouri publiée dans La Presse le 28 mars 2012
«Le député de Borduas propose par exemple que, dans les cégeps et les universités francophones, l'enseignement de la matière se fasse uniquement en français (sauf pour les cours de langues, évidemment). Ça devrait aller de soi. Et pourtant, on l'a vu encore récemment avec l'École des hautes études commerciales qui trouve tout à fait normal d'offrir un programme de maîtrise uniquement en anglais, ça ne va pas toujours de soi. On trouve normal que dans une institution francophone comme HEC Montréal, symbole d'une affirmation identitaire québécoise, le français soit ici réduit au statut de langue de cafétéria afin d'attirer des étudiants étrangers. Il y a dans cette «normalité» quelque chose d'inquiétant qui ressemble à un reniement de soi.»
«La loi 101 de Pierre Curzi interdirait aussi les écoles passerelles. C'est une autre mesure qui tombe sous le sens. Les écoles «passerelles» créent injustement deux classes de citoyens: ceux qui peuvent s'acheter des droits linguistiques pour envoyer leurs enfants à l'école publique anglaise et les autres. Avec la loi 103, les libéraux prétendent que cette injustice est éliminée parce qu'il n'y a plus d'automatisme (trois ans à l'école privée ne garantissent pas à 100% l'accès à l'école anglaise). Les dossiers sont désormais étudiés au cas par cas, selon des critères vaseux. Cette confusion ne change rien au fait qu'il y a là un marchandage de droits qui constitue une violation d'un principe fondamental de la Charte de la langue française.»
Article de Josée Boileau publié dans Le Devoir le 29 mars 2012
«Dans un pays normal, dans une société cohérente avec elle-même, la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française s'occuperait précisément de cette mission, s'assurant que les dispositions de celle-ci corrigent toujours les failles qui en ont justifié la naissance, prévoyant qu'elle reste en phase avec l'évolution démographique. Se livrer, au fond, à l'exigeant travail de réécriture de la Charte qu'a fait l'ex-député péquiste maintenant indépendant Pierre Curzi et qu'il a présenté cette semaine.»
Vous pouvez faire la différence!
Abonnez-vous au Bulletin du MQF.
Commentaires récents
il y a 2 semaines 2 jours
il y a 3 semaines 1 jour
il y a 6 semaines 3 jours
il y a 9 semaines 2 jours
il y a 9 semaines 2 jours
il y a 12 semaines 1 jour
il y a 13 semaines 1 jour
il y a 13 semaines 1 jour
il y a 13 semaines 2 jours
il y a 13 semaines 4 jours