Trudeau défend la loi 101?

Ce sont la SSJB et le MQF qui défendent la langue française !

MQF – 03/02/2018

Justin Trudeau discutait avec le grand public à Québec il y a deux semaines et il a dit ceci, qui n’a pas fait couler d’encre : « Je crois que c’est important de valoriser davantage le français. J’aime ça, quand je suis dans ma province, parler en français. » Puis : « Si on veut que le Canada reste un pays bilingue, il faut reconnaître que le Québec doit rester toujours d’abord et avant tout francophone. »

On aura tout vu… ou dans mon cas tout lu (puisque j’ai trouvé cette citation dans un reportage du Devoir). La question à laquelle le premier ministre répondait en tenant ces propos lui venait d’une jeune immigrante originaire du Brésil qui s’inquiétait du déclin du français à Montréal.

M. Trudeau a chaleureusement félicité la jeune femme pour le « magnifique français » qu’elle a appris. Amen, M. Trudeau ! Mais bien sûr, votre vœu pieux ne se traduira pas par une politique. La loi 101 continue de se faire gruger.

La SSJB attaque

Toujours au sujet de la langue… Qui aurait pu penser que le petit gouvernement du Québec se ferait un jour traîner devant les tribunaux par la Société Saint-Jean-Baptiste pour son utilisation de l’anglais qui viole sa propre loi 104 (qui devait imposer l’utilisation du français dans toute correspondance officielle) ?

Adoptée unanimement en 2002, la loi 104 végète dans les limbes. Même l’éphémère gouvernement péquiste de Pauline Marois ne l’a pas mise en application. Quelle farce !

Pauvre Anastasia

Autre épisode de La P’tite Vie qui est notre pain quotidien. J’entendais Gilles Vigneault, content d’avoir une belle salle de spectacle à Saint-Jérôme, une ville qui pourrait disputer la palme de l’inculture à mon Verdun natal.

Là-bas, Martin Matte fait salle comble pendant trois jours. Grosses affiches barrées de rubans « Complet ». Mais quand la prestigieuse compagnie canadienne Jörgen arrive avec le ballet Anastasia, pas moyen de remplir la salle deux soirs avant de plier bagage. Malgré le nom du poète national, cette salle ne servira pas la haute culture.

01/02/2018 – PROULX, Gilles

 

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