Archives du MQF

Le français, langue commune : un peu d’histoire

Article de Charles Castonguay paru dans L'Aut'Journal du 22 mars 2011. À partir de 1977, le Parti québécois a tenu le cap sur le français langue commune. Mais la Proposition principale en vue du congrès d’avril n’en veut plus. Il suffirait maintenant que le français prédomine nettement. Il faut faire la sourde oreille à ce chant de sirène. Pour remédier à ce dysfonctionnement social, le PQ de René Lévesque avait imaginé un Québec dont le français serait la langue commune. C’est dans cette optique que Camille Laurin usait de sa formule choc : « Il ne sera plus question d’un Québec bilingue ». Pas par hostilité envers l’anglais. Par justice sociale envers le plus grand nombre.

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Le MTQ va lancer deux stations de radio

Agence QMI, 15 avril 2011. TVA Nouvelles a appris que le ministère des Transports du Québec (MTQ) lancera deux stations de radio dans la région métropolitaine afin d'informer les automobilistes sur l'état de la circulation et les conditions routières, notamment.(...) Les services comprennent « la mise en place d'une station en français et une station en anglais dédiées à la circulation » dont « le contour de diffusion des stations doit rejoindre la totalité du territoire de la grande région métropolitaine ». NDLR. Sam Hamad veut être certain que les 8 % d'anglophones comprennent bien. Il leur consacre donc le même budget, le même service que les 92 % de francophones. Pauvre M. Hamad, il les comprend tellement bien, lui qui maîtrise si "mal" la seule langue officielle du Québec, le français!

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L’indifférence des Québécois

Texte de Claude Bachand paru dans le site Internet de Vigile. Nous faisons partie des peuples les plus bilingues au monde, mais ce n’est pas encore assez. Pour plusieurs, ce ne sera jamais assez. Quand nous arrêterons-nous ? Quand donc cesserons-nous de ne voir la réussite que par l’anglais ? Nous sommes convaincus que sans anglais, il n’y a pas d’avenir. Pas d’anglais, pas de salut. Sans anglais, nous ne sommes rien. Sans anglais, nous sommes des demi-personnes. Songez au sort que l’on a réservé à mesdames Pauline Marois et Louise Harel, qu’on a ridiculisées parce qu’elles avaient de la difficulté à s’exprimer en anglais. On a même mis en doute leurs compétences à diriger un parti politique. Est-ce une réaction normale ? C’est d’une tristesse infinie que de voir un peuple avoir si peu confiance dans sa propre langue maternelle. Quand on est rendu au point qu’on est intimement persuadé que le français ne nous permet plus de nourrir notre famille au Québec, il ne nous reste plus qu’à nous angliciser.

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