Archives du MQF

Libre opinion – Pas au primaire

Raymond Saint-Arnaud, Le Devoir,3 mars 2011. 08h18 L’anglais n’a pas sa place au primaire. L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à cet âge de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

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Arcade Fire devra jouer en français à la St-Jean

La Presse canadienne, 16 février 2011. Arcade Fire a beau avoir gagné le plus important prix musical au monde, ses membres ne pourront pas entonner leurs chansons, dans la langue originale, lors du plus important spectacle présenté à Montréal, la ville où le groupe a vu le jour. Les organisateurs du spectacle de la Fête nationale, tenu dans la métropole, ont indiqué que les gagnants du prix Grammy pour le meilleur album ne seront les bienvenus au concert du 24 juin que s'ils chantent en français.

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Le charmeur de serpents

Michel David, Le Devoir, 26 février 2011. À tous égards, les positions de M. Legault sont infiniment plus proches des siennes (NDLR. celles de Lucien Bouchard) que celles du PQ. Plus encore que l'échéancier référendaire, c'est la question linguistique qui avait provoqué le divorce entre M. Bouchard et les militants péquistes. Le récent durcissement du PQ, en particulier sur la question du cégep anglais, ne peut que les éloigner davantage.

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Grand montréal – Hausse des inscriptions dans les cégeps

Lisa-Marie Gervais, Le Devoir,4 mars 2011. La tendance à la hausse des inscriptions au cégep s'est maintenue dans le Grand Montréal et elle est particulièrement marquée dans les collèges anglophones. (...) Les cégeps anglophones John-Abbott et Vanier ont connu des hausses notables de leurs inscriptions, respectivement de 8 % et 3 %. Quant au collège Dawson, qui gère lui-même ses admissions, il a reçu 11 000 demandes, soit 13 % de plus que l'an dernier, pour un total de 3300 places disponibles. L'an dernier, le collège anglophone, à l'instar d'autres cégeps populeux, avait reçu une aide financière du ministère pour créer 300 nouvelles places. «Pour les trois prochaines années, il faut absolument que le ministère maintienne sa mise par rapport à ce qu'il a déjà donné», a indiqué Richard Filion, le directeur général du collège Dawson.

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Justifier l’injustifiable

Texte de Richard Nadeau, porte-parole du Bloc québécois en matière de langues officielles et député de Gatineau et de Marc Lemay, député bloquiste d'Abitibi-Témiscamingue, il fut intronisé au Temple de la renommée olympique du Canada en 2011. Texte paru dans Le Devoir du 14 février 2011. Un an après les Jeux olympiques de Vancouver, l'ancien président du COVAN, le comité organisateur des Jeux, John Furlong, rejette toute responsabilité concernant la très faible présence de la langue française tout au long de l'événement. Pire encore, il jette son fiel sur tous ceux qui ont osé faire des commentaires sur la question et distribue lui-même les critiques de tous les côtés.

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Affaire Maxime Bernier – La nouvelle droite et l’identité québécoise – Émancipation par l’anglais

Mathieu Bock-Côté, chargé de cours et candidat au doctorat en sociologie à l'UQAM, Le Devoir, 17 février 2011. La chose est révélatrice, car l'idéologie libertarienne dans son expression la plus populaire semble actuellement s'enraciner chez nous dans une pathologie singulière: le mépris de soi qui a longtemps représenté le côté sombre de la culture canadienne-française. Cette pathologie se réactive aujourd'hui à travers un désir d'américanisation, notamment repérable dans les radios de Québec, où la culture québécoise est généralement assimilée à la médiocrité.

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Lettres – Immersion

André Juneau, Québec, Le Devoir, 23 février 2011. Les médias ont rapporté que le gouvernement envisageait que la moitié de la 6e année du primaire permette un apprentissage intensif de l'anglais en recourant à la méthode de l'immersion, ai-je cru comprendre, dans les écoles francophones. Envisage-t-il également que la moitié de la 6e année du primaire dans les écoles anglophones, tant publiques que privées, permette un apprentissage intensif de la langue officielle du Québec, soit le français, en recourant également à la méthode de l'immersion? Source.

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Les collèges anglophones encore plus populaires

Ariane Lacoursière, La Presse, 4 mars 2011. La popularité des cégeps anglophones auprès des élèves de la grande région de Montréal ne se dément pas. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de demandes d'admission a augmenté davantage dans les collèges anglophones que dans la moyenne des cégeps francophones, selon les dernières données du Service régional d'admission du Montréal métropolitain (SRAM). À John Abbott et à Vanier, deux cégeps anglophones, le nombre de demandes a crû respectivement de 3% et 8%.

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Le député Bernier est dans le champ

Article de Valère Audy paru dans La Voix de l'Est le 10 février 2011 Le député conservateur Maxime Bernier est carrément dans le champ lorsqu'il remet en question l'utilité, voire la nécessité de la loi 101 pour assurer la protection de la langue française au Québec. Cela à tous égards, soit de l'éducation en français jusqu'à la langue de travail en passant par l'intégration des immigrants, l'affichage public et les rapports des citoyens avec les services publics et parapublics. Lire l'article

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Essais québécois – Charles Castonguay pour le Québec français

Louis Cornellier, Le Devoir, 19 février 2011. Pour se procurer le livre Le français dégringole - Relancer notre politique linguistique au coût de 20 $. « Devant le flot de nouveaux arrivants allophones, précise le mathématicien, la baisse du poids des francophones [langue maternelle] est inévitable. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est que le statut actuel du français ne lui confère pas un pouvoir d’assimilation proportionné à son importance démographique par rapport à l’anglais. » Pour renverser la tendance, Castonguay propose d’agir sur trois fronts : étendre la loi 101 au cégep, franciser fermement la langue de travail et lier la reconnaissance de la citoyenneté québécoise à une connaissance suffisante du français (ce qui pourrait même se faire dans le cadre canadien). « Si, donc, d’après l’enquête de Moffet, la langue des études pertinentes influe sur la langue de travail et si, selon d’autres études de l’OQLF et de Béland, la langue de travail influe à son tour sur la langue d’assimilation, il s’ensuit que la langue des études pertinentes au premier emploi — dont celle du cégep — influe sur l’assimilation », avance Castonguay pour justifier l’application de la loi 101 au cégep. Encore faut-il, pour que l’imposition du cégep en français aux francophones et aux allophones soit légitime, que la langue de travail et de la citoyenneté soit vraiment le français.

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