Archives du MQF

Loi 101 au collégial: le PQ fait fausse route

Jean-Marc Salvet, Le Soleil, 26 février 2011. La direction du Parti québécois s'égare en souhaitant appliquer les dispositions de la loi 101 au réseau collégial, affirme l'ex-premier ministre Lucien Bouchard, à l'instar de son collègue François Legault. (...) Il ne voit pas pourquoi on fermerait la porte de ces établissements anglophones aux francophones et aux allophones. « Je pense qu'on a atteint un équilibre linguistique au Québec. Il est fragile, ce n'est pas un équilibre parfait.» Mais, au risque de le perdre, « il faut accepter de vivre avec ». « Je crois qu'on devrait plutôt travailler très fort sur la qualité de la langue et faire respecter la loi 101 telle qu'elle est », enchaîne Lucien Bouchard en entrevue.

Lire la suite

Un père de la Francophonie s’éteint

Article d'Antoine Robitaille paru dans Le Devoir du 15 février 2011.

Photo : Jacques Grenier - Le Devoir Jean-Marc Léger fut honoré en mai dernier pour le rôle essentiel qu’il a joué dans l’essor de la Francophonie. On le voit ici aux côtés de son épouse, Anne-Marie Ramet.

«Très tôt, j'ai eu le sentiment qu'une langue commune pouvait solliciter la solidarité», disait-il en entrevue au Devoir, en 2005. Jean-Marc Léger racontait avoir hérité de ses parents «le culte de la langue»: «Ils souhaitaient que leurs enfants puissent faire les études qu'ils n'avaient pas eu la possibilité de faire. Ils ont réussi. Au collège, je me suis intéressé à toutes les formes d'expression de la langue. Rapidement, j'ai compris qu'elle était importante, non seulement pour ce qu'elle était, mais aussi pour ce qu'elle pouvait incarner.» Lire l'article

Lire la suite

François le bricoleur

Michel David, Le Devoir, 22 février 2011.

Le manifeste de la nouvelle Coalition pour l'avenir du Québec établit très bien le rôle néfaste du multiculturalisme canadien, qui empêche le Québec de faire prévaloir sa langue et ses valeurs auprès des nouveaux arrivants autant qu'il le faudrait. « Il faut mettre un terme aux signaux contradictoires qui sèment le doute dans trop d'esprits », peut-on y lire. Sauf que l'on refuse de tirer les conclusions qui s'imposent. photo ledevoir.com

On aura beau augmenter les ressources consacrées à la francisation des immigrants, il restera toujours qu'ils arrivent dans un pays où l'anglais domine et où le Québec demeure une simple « province » parmi dix, comme l'a si bien dit M. Sirois. La Charte de la langue française a été et demeure une excellente loi, mais elle a des limites. D'ailleurs, M. Legault refuse d'étendre son champ d'application, que ce soit aux cégeps ou aux PME. Pendant des années, M. Legault a plaidé le fait que le Québec avait besoin de tout son coffre d'outils pour s'épanouir pleinement. À défaut de construire une maison toute neuve, il parle maintenant d'une vaste « rénovation », mais il risque de devoir se contenter d'un simple bricolage.

Lire la suite

Lettre – Politiques d’assimilation

Laval Lavallée, Montréal, Le Devoir, 24 février 2011. J'ai fait mes études primaires et secondaires dans une province de l'Ouest canadien où la moitié des cours était donnée en français, et l'autre en anglais.(...) La volonté gouvernementale d'améliorer les aptitudes linguistiques dans nos écoles est louable, mais je crois que les politiques mises de l'avant lors du discours inaugural nous mèneraient directement à une assimilation plus prononcée à la langue de Shakespeare.

Lire la suite

Jean-Marc Léger 1927-2011- Vision, passions et réalisations

Jean-Louis Roy - Président du conseil d'administration du Centre de la francophonie des Amériques et ancien secrétaire général de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, Le Devoir, 16 février 2011. D'autres diront mieux que moi sa passion pour le Québec, qu'il a représenté à Bruxelles et qui explique tout de sa vision et de ses réalisations. Pour ma part, j'ai été témoin de ses passions pour la langue française, de ses exigences à l'endroit de ceux qui la parlent, de ses enthousiasmes et de ses craintes concernant son avenir dans ce temps dit de mondialisation. Lire l’article.

Lire la suite

Service Canada – Interdiction de parler en français pour des employés

Article de Marilyn Marceau de Radio-Canada paru le 21 février 2011. Dean Snelling demande alors à l'employé si elle peut l'aider en français, mais celle-ci lui répond : « Ben non, je suis désolée, mais maintenant c'est une règle, c'est un bureau anglais et moi, je ne peux pas parler français avec vous ». La femme a quand même finalement accepté de l'aider en français. « Alors, elle prend le papier et commence à traduire, mais elle regarde comme pour être sûre que personne ne va la voir. Mais je me dis, ce n'est pas possible ça. Cette dame est de langue maternelle française et elle ne peut pas parler. J'étais un peu vexé, vraiment », explique Dean Snelling. Le

Lire la suite

Enseignement de l’anglais – Relire Larose

Bernard Descôteaux, éditorial, Le Devoir, Vigile, 3 mars 2011. La commission Larose était venue à un consensus autour de cette formule en posant comme préalable l’assurance que « la langue française soit toujours la langue identitaire première, officielle et commune de la nation québécoise ». Autrement, il lui semblait impossible de pouvoir débattre sereinement au Québec de l’enseignement de l’anglais langue seconde.

Lire la suite

Deltell s’oppose à la loi 101 au cégep

Antoine Robitaille, Le Devoir,16 février 2011. Québec — L'Action démocratique s'oppose à ce que la loi 101 soit appliquée au niveau collégial. Elle veut que l'Assemblée nationale désavoue, sur cette question, le Parti québécois, qui compte intégrer cette mesure à son nouveau programme, lequel sera adopté à son congrès d'avril.(...) Au PQ, on rétorque qu'une bonne partie des Québécois sont d'accord avec sa position. On cite un sondage Repère Communication datant de mars 2010 qui indique que deux Québécois sur trois appuyaient cette mesure. Selon le sondage, 41,2 % étaient tout à fait d'accord et 23,9 %, plutôt d'accord, alors que 14,3 % se disaient plutôt en désaccord et 18,9 %, tout à fait en désaccord. Lire l’article.

Lire la suite

Pourquoi Geoff Molson a-t-il laissé faire?

Réjean Tremblay, La Presse, 22 février 2011.

« C'est tellement facile de critiquer les « Canadians », tellement facile de blâmer la Ligue nationale pour le mépris affiché devant des millions de téléspectateurs dimanche à Calgary. » photo Cyberpresse

« C'est évident que si on organise un événement qu'on baptise La Classique Héritage, ça doit être pour souligner l'histoire du hockey, son origine, son ancrage dans le profond pays. Le hockey est un sport né de l'hiver. Le même hiver que chante justement Gilles Vigneault. C'est un sport né à Montréal. C'est un sport qui sert à lier les parties disparates d'une confédération qui n'en est pas une.(...) À Calgary, c'était ce passé et ce présent qu'on saluait. On l'a fait en chantant l'hymne national américain devant deux équipes canadiennes représentant des villes canadienne et québécoise. Et on l'a fait en ignorant complètement le français dans l'hymne national que Calixa Lavallée a fourni au Canada... en français.(...) Coudonc, Geoff Molson ne le savait pas qu'il y aurait une Classique à Calgary dimanche soir? Et Pierre Boivin, qui n'est quand même pas Peter Boivin, n'est-il toujours pas président du Canadien de Montréal? Les deux hommes n'ont jamais pensé à vérifier si la spécificité francophone de Montréal et du Québec allait être respectée dans les cérémonies de présentation? Un coup de fil le mois précédent et le rappel aurait été fait. Du genre... c'est un match spécial, d'envergure nationale, un salut à l'histoire du Canada et un rappel de ses origines, pourriez-vous s'il vous plaît montrer un peu de respect aux sept millions de francophones du pays? Et à Montréal, métropole d'une province dont la langue officielle est le français? »

Lire la suite

L’enseignement de l’anglais en 6e année – Ce projet doit être dénoncé et combattu vigoureusement

Claude Verreault, Département de langues, linguistique et traduction Université Laval, Tribune libre, Vigile, 3 mars 2011. Il faut cesser de faire croire aux Québécois francophones, au nom de sa sainteté la mondialisation, qu’ils ne pourront s’épanouir et prospérer qu’en devenant bilingues. Il s’agit là d’un dangereux dérapage, dont les conséquences seront désastreuses pour la survie et l’avenir de tout un peuple. Réagissons pendant qu’il en est encore temps.

Lire la suite