Revue de presse

Parler français à Montréal

Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.

Les représentants de la Coalition contre le projet de loi 103 lors du Grand rassemblement-spectacle du 18 septembre 2010 au Centre Pierre-Charbonneau.

« Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010: parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions: pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue. Mais le reste du temps, on sauve un peuple. » NDLR.Résolution à adopter massivement par tous les Québécois en 2010/2011! Pourquoi ne pas faire en sorte de rendre cette résolution « permanente et contagieuse »?

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Rien n’est acquis

Libre opinion, Yves Beauchemin, écrivain, La Presse, 19 juin 2009. Yves Beauchemin est également membre fondateur du Mouvement Montréal français. « Cette controverse sur la participation de deux groupes de musiciens anglophones aux fêtes de L'Autre Saint-Jean (L'Autre Singeant?) dans le quartier de Rosemont-La-Petite-Patrie excite bien des esprits. Elle a même créé une scission chez les souverainistes! Leurs adversaires s'en frottent les mains. Dans La Presse du 15 juin, le chroniqueur Yves Boisvert se montrait cinglant: « Amenez-nous un groupe africain, des rappeurs vietnamiens ou des trombonistes finlandais, on trouve ça mignon comme tout. C'est la Fête nationale! Tout le monde est québécois! Mais un Anglais dans un spectacle secondaire de la Saint-Jean? Quelle répugnante idée... » On conviendra que la question ne porte pas sur le nombre de tounes anglaises ou la durée de ces tounes, mais que nous sommes en pleine symbolique. Une fête nationale n'est pas autre chose. D'où l'émotion. Mais, en même temps, des réalités bien concrètes s'imposent à nous. Par exemple: 1) Ce n'est pas le vietnamien ou le finlandais qui domine massivement l'Amérique du Nord et exerce une pression écrasante sur les 2% de locuteurs français que nous représentons, mais bien l'anglais.

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You’re gonna pleure

Blogues de Richard Martineau publié dans le Journal de Montréal le 3 mars 2012 F**K LA LOI 101 La Caisse de dépôt embauche des cadres unilingues anglophones. La Banque Nationale a embauché un vice-président unilingue anglophone. Bombardier Aéronautique demande de soustraire des milliers d’employés à la loi 101. Une soixantaine d’entreprises oeuvrant dans les secteurs du transport, de la pharmacologie et des logiciels ont obtenu une dispense de se conformer à l’ensemble des dispositions de la loi 101. Le maire de Huntington viole la loi 101 et en est fier. Entre octobre 2010 et janvier 2012, le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport a autorisé 137 élèves à « recevoir un enseignement en anglais financé par l’État ». Le gouvernement donne le feu vert à l’apprentissage intensif de l’anglais au primaire, alors que les jeunes ne maîtrisent même pas leur langue maternelle. SOYONS LOGIQUE ! Presque chaque jour, le caractère français du Québec reçoit une claque sur la gueule dans l’indifférence quasi générale. Ceux qui, comme Mario Beaulieu du Mouvement Québec français, osent protester sont ridiculisés et traités de dinosaures « pure laine » repliés sur eux-mêmes et incapables de s’ouvrir sur le monde. Si le fait français ne nous tient pas plus à cœur que ça, si nous sommes si convaincus que notre avenir et notre développement passent par une plus grande acceptation de l’anglais, soyons logique et poussons notre raisonnement jusqu’au bout. Déclarons once and for all que le Québec est une province bilingue, et passons à un autre appel, for Christ’s sake. Cessons d’entretenir le mythe du Québec français et let’s embrace bilingualism full time.

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Un spectacle marathon pour le français

Article publié par Radio-Canada le 4 février 2012 jaimema langue3 Voir la vidéo du reportage de Radio-Canada sur la manifestation-spectacle « J'aime ma langue dans ta bouche », un grand rassemblement artistique qui célèbre la langue française, a eu lieu samedi sur la scène du Lion d'or, à Montréal. Quelque 70 artistes d'horizons variés et de toutes origines se sont donné rendez-vous pour transmettre leur amour du français. Boucar Diouf, Christian Bégin, Hélène Florent, Yves Beauchemin, Marie Tifo, Luc Picard et Paul Piché étaient parmi ceux qui ont défilé jusqu'à minuit sur la scène du cabaret.

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Douze heures pour la langue française

Article de Mélissa Guillemette publié dans Le Devoir le 4 février 2012 Christian begin Parmi eux, une néo-Québécoise d'origine chinoise qui chantait Piaf et une slameuse française ayant adopté le Québec, ce «pas pays» qui est devenu son «che' nous». La communauté kabyle de la métropole a aussi contribué au spectacle, comme le dramaturge Karim Akouche, qui a présenté un extrait de sa pièce Qui viendra fleurir ma tombe? présentée récemment à la Place des Arts. «Un peuple qui ne défend pas sa langue est un peuple mûr pour l'esclavage, juge-t-il. Le Québec chérit sa liberté et pour la conserver, il doit donc défendre sa langue.» Le spectacle a présenté des numéros d'artistes originaires d'une dizaine de pays. Les défenseurs de la langue française souhaitaient justement faire un pied de nez à ceux qui les qualifient de «tricotés serrés» xénophobes. Plusieurs artistes et personnalités bien connus ont aussi témoigné leur amour pour la langue française, comme Christian Bégin, Boucar Diouf, Geneviève Rioux, Yves Beauchemin et Hélène Florent. Au total, 70 personnes ont participé au spectacle, qui a fait salle comble. Voir dans Le Devoir

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Plus de 70 artistes se mobilisent pour le français

Par Reine Côté, Branchez-vous.com, dimanche 5 février 2012 De midi à minuit, samedi, quelque 70 artistes ont défilé les uns après les autres sur la scène du Cabaret Le Lion d'or, le temps d'une prestation courte, mais suffisante pour exprimer leur fierté d'appartenir à la culture québécoise francophone. Initié par le Mouvement Montréal français, l'événement J'aime ma langue dans ta bouche avait été soigneusement mis en scène par son porte-parole, le comédien Denis Trudel, qui a tenu son micro d'animateur durant les 12 heures du marathon culturel.[...] «Il faut réagir. Il faut changer l'image des défenseurs de la langue française, qui sont perçus comme des brimeurs de liberté. Parler sa langue chez soi, c'est ça la liberté», a lancé M. Trudel. Il n'est certes pas le seul à le penser puisqu'une pléthore d'artistes a accepté son invitation de présenter un petit numéro sympathisant au «fait français» au cours de la manifestation-spectacle.

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