Les cégeps anglophones gagnent en popularité

Depuis les années 80, les nouvelles inscriptions de francophones au cégep anglais augmentent grandement (120 000 nouveaux inscrits) alors que celles des anglophones au cégep français augmentent très faiblement (10 000) [1]. De toute évidence, la force d’attraction des études postsecondaires de langue anglaise est indéniable. La possibilité de choisir entre le cégep français et anglais mène à angliciser de nombreux jeunes québécois avec les fonds publics. La seule solution valable à ce déséquilibre démolinguistique est l’adoption de la loi 101 au collégial.

[1] CASTONGUAY, Charles. Le français langue commune : Projet inachevé. Les Éditions du Renouveau québécois, 2013, page 97.

MQF – 02/04/2017

Les cégeps anglophones gagnent en popularité. La proportion de jeunes Québécois qui ont fait leurs études secondaires en français et qui optent pour l’anglais au collégial a doublé depuis 20 ans.

C’est l’une des conclusions d’une étude sur la langue et l’éducation réalisée par l’Office québécois de la langue française (OQLF), rendue publique vendredi. En 2015, la proportion d’étudiants qui ont décidé de poursuivre leurs études au collégial en anglais après avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires en français était de 10%, comparée à 5% en 1993.

Ce phénomène est davantage présent à Montréal, où on en retrouve 23% comparé à 5% à l’extérieur de la métropole.

L’attrait du cégep anglophone se fait surtout sentir dans les rangs des étudiants francophones, puisque la tendance inverse s’observe chez les étudiants qui n’ont pas le français ni l’anglais comme langue maternelle.

En 2015, 69% d’entre eux ont choisi de poursuivre leurs études collégiales en français, comme au secondaire, comparé à 53% en 1999.

Glissement vers l’anglais

Les francophones qui étudient dans un cégep anglophone sont par ailleurs plus susceptibles d’utiliser la langue de Molière (rectification : Shakespeare) au travail et pour obtenir des services dans des commerces, selon une étude publiée en 2010 par l’Institut de recherche pour le français en Amérique, qui s’inquiétait alors de la force d’attraction de l’anglais chez ces étudiants. Selon cette étude, environ 2000 francophones choisissent un établissement anglophone pour poursuivre leurs études collégiales.

De son côté, la Fédération des cégeps a préféré ne pas commenter l’étude de l’OQLF, se contentant de rappeler que le choix de la langue d’enseignement appartient à l’étudiant puisque les dispositions de la loi 101 ne s’appliquent pas à l’enseignement supérieur.

Le débat sur l’élargissement de la loi 101 au cégep refait périodiquement surface au Parti québécois. Récemment, son chef Jean-François Lisée a reculé sur la question, en faisant valoir que son programme renfermait néanmoins les propositions les plus audacieuses pour protéger la langue française.

31/03/2017 – DION-VIENS, Daphnée

http://www.journaldequebec.com/2017/03/31/les-cegeps-anglophones-gagnent-en-popularite

 

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