Consommer des biens et services en français

Il faut faire en sorte que toutes les entreprises du Québec qui ont au moins dix employés se doivent d’obtenir un certificat de francisation confirmant que la langue de travail dans leur entreprise est le français. Pour ce qui est des commerces de détail, ce même certificat confirme que l’entreprise dessert sa clientèle en français.

MQF – 22 novembre 2018

L’un des éléments révélateurs du recul du français comme langue du travail est la langue utilisée lors de la prestation de services à des clients. Symbolisée dans les médias par le fameux « bonjour/hi » qui s’entend dans de nombreux commerces de Montréal, la langue du service à la clientèle est beaucoup plus vaste qu’une simple formule d’accueil. Elle est au cœur même de la langue du travail, du fait que consommer des biens et services en français, tout comme de travailler en français, est un droit fondamental au Québec.

Un texte du Mouvement Québec français

Quelques 40 années après l’adoption de la Charte de la langue française faisant du français la langue officielle au Québec, pourquoi sommes-nous ─ encore ─ confrontés à un usage de la langue anglaise sur les heures de travail ?

C’est qu’il y a un lien entre l’utilisation de l’anglais comme langue du travail et la proximité des institutions publiques destinées à la communauté anglophone. Par conséquent, il est habituel que la langue anglaise compétitionne la langue française, près des universités McGill et Concordia, par exemple. En raison de la présence de nombreux étudiants provenant du Canada anglais et de partout dans le monde, la vigueur de la langue anglaise est si forte que les employés des entreprises environnantes ─ commerces de la restauration et de détail ─ ont plutôt tendance à offrir les services en anglais et utiliser l’anglais comme langue du travail. C’est compréhensible, même si cela est une infraction à la Charte de la langue française. Qui désirent se parler l’un à l’autre dans une langue seconde qu’ils maîtrisent plus ou moins ? C’est cependant moins compréhensible lorsqu’un non-francophone s’adresse systématiquement en anglais à un francophone alors qu’il est établi au Québec que la langue du travail est le français.

Une vigilance constante

La loi est claire : un Québécois a le droit linguistique fondamental d’être servi en français. (1) Les entreprises au Québec ont donc l’obligation de servir sa clientèle en français. Or, en réalité, la pratique est tout autre dans plusieurs secteurs de la ville de Montréal. De toute évidence, les plaintes à l’Office québécois de la langue français (OQLF) ne sont plus suffisantes pour assurer le respect des droits linguistiques, puisque cet organisme gouvernemental, suite à de nombreuses coupures budgétaires, n’a malheureusement plus les moyens pour accomplir sa mission. C’est donc aux Québécois de langue française de s’imposer et d’exiger d’être servi en français et de travailler en français, peu importe où ils se retrouvent au Québec.

De nos jours, le français comme langue du travail au Québec se fragilise de plus en plus. La langue anglaise compétitionne grandement la langue française dans les lieux de travail. Il est maintenant habituel de se faire servir en anglais dans les boutiques des centres commerciaux de Laval et de Brossard. Si le phénomène se répand, c’est qu’il suit le déplacement hors de l’Île de Montréal des allophones, dont près de 50% d’entre eux adoptent l’anglais comme langue d’usage. (2)

Maintenir le français comme langue du travail, c’est gagnant. Voilà pourquoi c’est à tous les Québécois ayant à cœur la langue française de faire valoir leurs droits linguistiques fondamentaux et d’exiger que la Charte de la langue française soit respectée. C’est catégorique : « le français comme langue du travail au Québec est non négociable. »

RÉFÉRENCES :

  1. Les consommateurs de biens ou de services ont le droit d’être informés et servis en français. 1977, c. 5, a. 5.
  2. https://quebecfrancais.org/wp-content/uploads/2017/10/rrc20160127immigration.pdf

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