Français : tous les indicateurs sont au rouge (par Charles Castonguay)

14 mai 2024

[Nous reproduisons ici un extrait du plus récent article de Charles Castonguay paru dans L’aut’journal. Ce texte, à lire absolument, est d’une importance capitale en ce qu’il dénonce les petits coquins et autres tripoteurs de données qui, ces derniers temps, s’activent plus que jamais pour mystifier l’opinion publique, en gommant la réalité du déclin du poids démographique du français au Québec. La démonstration de Castonguay est imparable. Nous invitons les personnes visées à faire amende honorable.]

Par Charles Castonguay

Bryan Myles déclarait dans Le Devoir du 30 janvier 2023 que « Le déclin du français [ne devrait pas] faire l’objet de remises en question ». Dans celui du 6 janvier 2024, il se dédit. Il pose maintenant en arbitre entre deux camps. L’un, que préoccuperait le recul du français comme langue maternelle ou d’usage à la maison. L’autre, que conforterait « le fait que la proportion de Québécois capables de soutenir une conversation en français reste stable à 93,7 %. Après tout, ajoute Myles, c’est dans l’espace public, plutôt que dans la sphère privée du foyer, qu’une politique linguistique produit l’effet recherché ».

On devine où Myles a trouvé son chemin de Damas. Il répète comme un perroquet le discours de Jean-Pierre Corbeil dans Le français en déclin ? (Del Busso, 2023). Corbeil l’a si bien emberlificoté que Myles nous assure, deux fois plutôt qu’une, que la connaissance du français demeure stable.

Au vu des données du recensement de 2021, j’avais écrit que tous les indicateurs sont au rouge (voir « L’anglicisation des francophones au Québec », L’aut’journal, septembre 2022). Et ils le sont. Depuis 2001, la connaissance du français a reculé de 94,6 à 93,7 %. Entretemps, celle de l’anglais s’est envolée de 45,4 à 51,7 %.

Pour lire la suite de ce texte dans le site Internet de L’aut’journal, cliquez ici. 

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