Francisation : L’État du Québec ne donne pas l’exemple

Le sort du français se joue donc à Montréal. Comme c’est le cas pour la langue officielle dans la plupart des États, au Québec le français devrait normalement être non seulement la langue utilisée par les francophones, mais la langue publique commune, c’est-à-dire celle parlée entre citoyens de langues maternelles différentes, ainsi que la langue d’intégration des immigrants.

MQF – 11/06/2018

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Malgré tous les demandes, les explications, les sorties médiatiques, les études, les mémoires, les commissions parlementaires et tous les efforts des acteurs du milieu, les structures établies pour l’apprentissage du français et l’intégration des immigrants n’en restent pas moins sous-financées, année après année. Tout bêtement mal accompagnées, par l’État du Québec, les organisations ne peuvent malheureusement pas appliquer pleinement la mission qu’elles se sont données.

Qui donne l’exemple ? Certainement pas l’État du Québec

Par surcroît, il y a la bilinguisation des services publics qui rend encore plus ardu le maintien de l’attraction de la langue française auprès des nouveaux arrivants, ce qui nuit à la francisation. Les ministères et les institutions publiques interagissent en anglais auprès de 75 % des immigrants non francophones installés dans la région de Montréal.

Ne soyons pas naïfs. Pourquoi un nouvel arrivant à Montréal déploierait les efforts à apprendre le français s’il peut facilement communiquer en anglais dans l’espace public et bien vivre sans baigner dans la culture française en Amérique ?

Au delà des fréquentations ou abandons des cours de francisation, la vérité est que Québec ne déploie pas toutes les volontés et moyens pour construire un environnement véritablement incitatif à franciser les nouveaux arrivants.

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Extrait d’un texte du Mouvement Québec français

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