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Joyeux soixante-neuvième anniversaire du fleurdelisé

Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale du parlement. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de drapeau officiel du Québec. C’est pour souligner cette cérémonie que le 21 janvier a été décrété le jour du Drapeau.

Un drapeau, des symboles

De couleur blanche, la croix renvoie au catholicisme. Centrée et droite, elle est typique des anciens royaumes d’Europe occidentale. L’utilisation de croix blanches sur les drapeaux français remonte au xiiie-xive siècle.

Comme pour le « Carillon », ancêtre direct du fleurdelisé, le bleu symbolisait à l’origine la Vierge Marie. S’éloignant peu à peu de sa symbolique originelle, la couleur du drapeau est devenue nettement plus foncée au fil des années. Les drapeaux bleus à croix blanche sont attestés en France comme symboles militaires ou de la marine marchande dès le xvie siècle. Le fond bleu royal rappelle la couleur du blason des souverains de France qui régnèrent durant la domination française en Amérique.

Quant au lys comme symbole de la monarchie française, il est attesté à partir du xiiie siècle (une légende le fait remonter à Clovis). Les fleurs de lys du drapeau québécois se distinguent de celles du blason royal français par leur couleur. Les premières sont blanches, la couleur du catholicisme, mais aussi celle du royaume de France sous les Bourbons, les fondateurs de la colonie. Les secondes sont dorées, la couleur des Capétiens directs.Si ces fleurs de lys blanches ont été apposées sur le drapeau du Québec afin de rappeler l’époque de la Nouvelle-France, elles ne signifient pas un quelconque attachement du peuple québécois à la monarchie française[réf. nécessaire]. Le lys de l’héraldique, décliné en différentes couleurs selon les régions, s’est imposé comme symbole de la francophonie nord-américaine, du moment que la feuille d’érable devint un emblème pan-canadien. – Wikipédia

Un drapeau pour un État

“J’ai eu l’occasion, lorsque j’étais député fédéral, de vivre une expérience qui m’a beaucoup marqué. Je suis allé dans une mission à un moment donné, en parlementaire, dirigé par le président de la Chambre des Communes, en Pologne, en République de Pologne. Nous avons eu l’occasion de rencontrer le Président de la République de Pologne, le président à l’époque, Kwaśniewski. Et le président Kwaśniewski s’est présenté à nous, et s’est mis à échanger dans un anglais tout à fait impeccable, à bâton rompu, à placoter de choses et d’autres, jusqu’à ce qu’un de ses aides de camp nous invite à passer à la salle où allait avoir lieu la rencontre formelle. Et nous sommes donc passés dans la salle où allait avoir lieu la rencontre formelle. Et là, on a continué à échanger de façon un peu, un peu informelle, en anglais, dans un anglais impeccable. Et à ce moment-là, il y a quelqu’un qui s’est penché à son oreille, et le président Kwaśniewski nous a dit, à ce moment-là : « Mesdames, messieurs, à compter de maintenant, je vais m’adresser à vous en polonais, le polonais est notre langue nationale, la Pologne est le seul endroit au monde où l’on parle le polonais, et en ma qualité de chef de l’État polonais, j’ai la responsabilité de m’adresser à vous en polonais. » Et à compter de ce moment, le président Kwaśniewski s’est adressé aux invités canadiens et québécois que nous étions, en polonais. Et avec traduction, une traduction pas simultanée, mais traduction consécutive. Et j’ai trouvé que c’était une façon très digne de traiter sa langue nationale, que dans des échanges informels, de pouvoir échanger dans les langues qu’on arrive à comprendre mutuellement, mais lorsqu’arrive l’échange formel, c’est la responsabilité des officiels de l’État, que de parler dans la langue nationale, la langue officielle de l’État.” – Ex-ministre de la Sécurité publique, M. Stéphane Bergeron.

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