La solution réside davantage dans la composition des flux d’immigration

Il faut faire en sorte, tout en prévoyant les budgets gouvernementaux requis, que la seule langue d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants au Québec soit le français.

MQF – 26 février 2019

Au Québec, l’immigration est un sujet très sensible. Plusieurs thèmes suscitent des débats et des discussions au sein de la population: le nombre d’immigrants à accueillir, le coût de la francisation et à l’intégration des nouveaux arrivants, et l’anglicisation fulgurante de Montréal. Lorsque les Québécois s’expriment sur l’immigration, beaucoup se questionnent sur le nombre d’immigrants à recevoir, alors que la solution réside davantage dans la composition des flux d’immigration.

Un texte du Mouvement Québec français

Depuis plusieurs années, la composante des flux joue un rôle significatif au profit de l’anglicisation du Québec; le gouvernement semble de plus en plus préoccupé par cette situation. Les statistiques démontrent qu’il y a une part importante des immigrants dont la langue maternelle ou la langue d’usage, à leur arrivée au Québec, est l’anglais. Ces nouveaux arrivants réalisent rapidement qu’ils peuvent vivre aisément en anglais à Montréal. Près de 45% des immigrants s’intègrent à la communauté historique de langue anglaise.

Pour contrer l’anglicisation du Québec, une modification de la grille de sélection s’avère nécessaire. Le nombre d’immigrants admis, ayant le français comme langue maternelle ou d’usage, doit être augmenté considérablement; un tel changement permettra que le poids démographique des Québécois, ayant le français comme langue maternelle ou comme langue d’usage, se maintienne à plus ou moins 90% de la population du Québec.

Les faits démontrent que les nouveaux arrivants connaissant déjà le français rejoignent la majorité québécoise de langue française. Leur intégration au Québec est naturelle. Au contraire, pour les nouveaux arrivants qui ne connaissent pas le français, mais qui choisissent de participer aux cours de francisation afin de rejoindre la majorité francophone, l’intégration est plus progressive puisqu’elle nécessite beaucoup plus de ressources de la part de la structure d’accueil. Bien souvent, en raison d’un manque flagrant de ressources et d’une organisation à revoir, plus ou moins 50% des immigrants abandonnent les cours de francisation.

Ainsi, la structure d’accueil actuelle est déficiente et n’atteint tout simplement pas ses cibles.

Ne serait-il pas le temps pour le gouvernement du Québec de revoir la composition des flux d’immigration et réévaluer en profondeur les ressources humaines, financières et matérielles mobilisées dans la structure d’accueil, afin que l’immigration contribue enfin à la pérennité du français ?

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