Langue française : est-ce le début de quelque chose?

« Rappelons que la très vaste majorité des Québécois et des Québécoises comprennent le français. Quant aux locuteurs de langue maternelle anglaise, qui constituent seulement 8,1% de la population, la très vaste majorité d’entre eux parlent très bien la langue de Molière et de Miron. Sachant cela, comment expliquer la nécessité d’un tel débat ? Courtoisie ou bonasserie ? – Même dans une pure logique de marketing politique, les bénéfices à en tirer ne font pas le poids face aux préjudices infligés au statut de la langue. En voulant faire plaisir aux anglophones, on nuit directement à la francisation des allophones, objectif qui commande tout d’abord l’affirmation sans ambiguïté du français comme seule langue commune de notre démocratie et de nos institutions. »

MQF – 13 octobre 2018

Manifestement les élections québécoises de 2018 nous auront démontré que l’avenir de la langue française est redevenu un enjeu politique important.

Heureusement.

Même si, lors de cette campagne, plusieurs affirment que la langue française n’a pas obtenu ─ à savoir pourquoi ? ─ la bienveillance qu’elle mérite de la part des journalistes et analystes politiques, il n’en reste pas moins que les quatre principaux partis politiques ont proposé ─ à notre grand bonheur ─ des solutions structurantes et innovantes pour l’avenir du français au Québec.

Pourtant, les vives réactions parmi la population ─ les analystes politiques aussi ─ suite à la tenue d’un débat des chefs en anglais témoignent le fait indéniable que l’avenir du français préoccupe toujours les Québécois. Il est vrai qu’il n’y a pas de quoi se réjouir de cette mauvaise décision. C’est pourquoi le Mouvement Québec français (MQF) a vivement dénoncé cette pratique qui ─ nécessairement ─ ne doit plus jamais se reproduire. C’est un mauvais signal envoyé aux anglophones et allophones du Québec qui les conforte dans leur usage de l’anglais dans l’espace public, particulièrement dans les milieux de travail et de services publics.

Alors, mise à part ce déplorable épisode, pourquoi les médias n’offrent-ils pas le rayonnement nécessaire à l’enjeu de la langue française au Québec ?

Des propositions structurantes et innovantes

Francisation des nouveaux arrivants avant leur migration sur le sol québécois ; le français langue du travail dans les entreprises à compétences fédérales ; obligation de l’État du Québec de communiquer en français avec les entreprises sur son territoire ; protéger et valoriser la culture française dans le monde numérique : ce ne sont que quelques-unes des propositions structurantes et innovantes énoncées lors de la récente campagne électorale.

À l’évidence, elles avaient pour objectif de contrer l’anglicisation croissante de la région de Montréal ainsi que renforcer la position de la langue française au Québec. Malheureusement, rarement elles ont voyagé plus loin que les points de presse et les réseaux sociaux, ayant été complètement noyées par l’enjeu de l’immigration.

Voilà pourquoi la belle initiative des Partenaires pour un Québec français (PQF) d’organiser à la marge des élections un débat télédiffusé à MAtv sur les enjeux de la langue française au Québec a été d’autant plus pertinente qu’intéressante.

Le Mouvement Québec français (MQF) vous invite à regarder ce débat où des candidats ont alors pu nous expliquer en profondeur les engagements pour la langue française de leur formation politique respective.

Il vous est possible aussi de lire ce compte rendu des propositions du Parti québécois, de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire.

À observer ce bon nombre de propositions intéressantes, est-ce le début de quelque chose ?

Souhaitons-le !

Il revient maintenant au Mouvement Québec français (MQF) et autres regroupements de la société civile de s’assurer que ces propositions s’imposent dans le débat public ainsi qu’à l’Assemblée nationale au cours des prochains mois et des prochaines années.

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