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Le français en recul au Québec et au Canada

Suite à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (1867), les gouvernements des provinces anglaises ont adopté des lois antifrancophones et anticatholiques interdisant des établissements scolaires (le matériel scolaire aussi) de langue française. Longtemps glorifiées par le mouvement Orangiste du Canada, quelques-une de ces lois se sont imposées jusqu’au début des années 2000.

Au fil des années, les francophones du Canada ont habilement résisté à leur assimilation en raison d’un fort taux de natalité. Cependant, depuis les années 1950, le Canada français subit une assimilation accélérée que plusieurs nomment «le génocide culturel des francophones au Canada».

À l’Acte d’Union (1840), les Canadiens français représentaient 45% de la population du Canada. Quelques 200 ans plus tard, selon des scénarios étudiés par Statistique Canada, ils ne représenteront que 17% de la population canadienne en 2036. 

Sachez qu’en éliminant le Québec du calcul, il ne reste que 3 à 4% de francophones au Canada. 

Que dire aussi du génocide culturel des Premières Nations ?

MQF – 25/01/2017 | mise à jour 30/01/2017 

La population de langue maternelle française au Québec et au Canada connaîtra un important déclin d’ici 20 ans, selon divers scénarios étudiés par Statistiques Canada rendus publics mercredi.

D’ici 2036, la proportion de ceux qui ont le français comme première langue au Québec devrait chuter d’environ 10%, passant de 79% en 2011 à une fourchette projetée de 69% à 72%.

À l’échelle du Canada, les francophones de langue maternelle passeront sous la barre symbolique des 20%, pour s’établir à 17% ou 18%. Cette proportion était de 21,3% en 2011, selon les données du dernier recensement.

Le nombre de personnes ayant le français comme langue d’usage à la maison au Québec connaîtra lui aussi une baisse importante. Il devrait passer de 82% en 2011 à environ 75% en 2036.

Pendant ce temps, l’anglais continuera de progresser dans la province. La population de langue d’usage anglaise au foyer grimpera à 13% alors que dans l’ensemble du pays, l’utilisation du français comme principale langue d’usage à la maison connaîtra un recul, avec une baisse anticipée de 21% à 18%.

La proportion de la population canadienne de langue maternelle anglaise doit elle aussi chuter de façon importante, passant de 58,7% en 2011 à entre 52% et 56% dans 20 ans.

Selon l’étude, «la composition linguistique et ethnoculturelle du pays se verrait modifiée» en raison de l’immigration. On prévoit qu’en 2036, près d’un Canadien sur deux sera un immigrant ou un enfant d’immigrant.

D’ici-là, à Montréal, la population immigrante oscillera de 38% à 34%.

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