PRESSE CANADIENNE | RADIO-CANADA.CA | 08/06/2008
C’est sous un soleil de plomb que des politiciens, des syndicalistes et des artistes se sont joints à des citoyens lors d’un rassemblement, à Montréal, dimanche après-midi. Ils ont exprimé leur attachement à la langue française.
Un rassemblement au parc Jeanne-Mance fait la promotion de la langue de Molière comme langue d’usage dans les services publics. Des politiciens, des syndicalistes et des artistes participent à l’événement.
De plus, ils veulent maintenir la pression sur le gouvernement Charest et les partis d’opposition à l’Assemblée nationale pour faire du français la langue commune du travail et de tous les services publics québécois.
Ce rassemblement s’est déroulé dans une ambiance de fête. C’est le Mouvement Montréal français (MMF), présidé par Mario Beaulieu, qui était à l’origine de cet événement.
Jeudi dernier, le MMF a déposé une pétition de 20 000 signatures au bureau montréalais du premier ministre Charest. Les signataires réclament le renforcement de la loi 101.
Interrogé à ce sujet, le premier ministre Jean Charest a dit qu’il agira bientôt pour renforcer la qualité de la langue tout en précisant que son gouvernement a déjà accompli des actions à cet effet.
Des figures connues
Parmi les artistes présents lors du rassemblement, notons le groupe Loco Locass, Yves Lambert et le Bébert Orchestra, Josiane Hébert, le groupe québéco-algérien Syncop et Amélie Pitre.
Au nombre des acteurs invités, mentionnons les comédiens Emmanuel Bilodeau, Luc Picard et Sylvie Potvin. Des représentants des grandes centrales syndicales tout comme les présidents de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et du MMF étaient aussi présents.
Passer des symboles aux actes
Avec le gouvernement fédéral de Stephen Harper dans sa mire, M. Duceppe a déclaré que la reconnaissance de la nation québécoise devait être marquée par des gestes concrets.
Le chef bloquiste revendique un équivalent québécois du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes et que le Québec soit soustrait de la Loi sur le multiculturalisme canadien. Il réclame en outre que les employés des entreprises de télécommunications, des aéroports et du gouvernement fédéral, entre autres, soient soumis à la loi 101.
