Les artistes québécois quasi absents des plateformes numériques

La connaissance de plusieurs langues (et notamment de l’anglais) constitue certes un enrichissement individuel ; elle doit nous ouvrir aux autres cultures et non devenir un outil d’assimilation. La mondialisation ne doit pas, en les anglicisant, uniformiser les cultures nationales après les avoir réduites au rang de simples marchandises.

MQF – 20/06/2018

Aujourd’hui, les artistes québécois sont quasi absents des plateformes numériques où la musique anglo-saxonne est omniprésente puisque ces entreprises échappent aux normes du CRTC en n’étant pas tenues de diffuser un nombre important préétabli de musique québécoise.

Rien pour favoriser la présence et la vente de productions artistiques québécoises, le précédent modèle économique basé sur des achats physiques de produits culturels, des droits d’auteurs et des ventes de publicités, a été pulvérisé par les immenses moyens numériques actuels.

Le rôle de l’État du Québec pour la culture québécoise

Heureusement pour la culture francophone en Amérique, l’État du Québec a le pouvoir de légiférer et de changer les façons de faire. Comme nation culturelle de langue française, nous ne pouvions continuer à laisser le respect et l’avenir de la culture québécoise entre les mains du libre marché et des algorithmes contrôlés par les multinationales américaines.

Ne faisant tout simplement pas le poids face aux multinationales américaines, les productions québécoises ne sont pas en mesure de prendre les places qui leur reviennent sur leur propre territoire. C’est pourquoi la grande majorité des revenus obtenus par la consommation de produits québécois tombe dans les coffres d’entreprises étrangères. Ce qui est suicidaire pour une nation minoritaire en Amérique du Nord, comme celle du Québec, qui doit absolument trouver des solutions (quotas, plateforme numérique québécoise, partenariat avec des pays francophones, etc.) pour protéger son marché afin que les profits obtenus par la consommation de produits culturels « faits au Québec » enrichissent les artistes d’ici et servent à développer un écosystème culturel québécois.

Un texte du Mouvement Québec français

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