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Les petits bourreaux de la loi 101

À rejeter notre passé, nous avançons aveuglé.

MQF – 09/04/2017

Je vous rapporte une expérience personnelle. La semaine dernière, je prononçais une conférence dans une école de quelque 1800 élèves, la polyvalente Cavelier-De LaSalle, pour leur parler du valeureux explorateur et, par le fait même, du 375e de Montréal.

C’est triste, mais presque seulement les tricotés serrés et les hispanophones s’intéressaient aux pionniers de notre ville. Si des Amérindiens avaient été là, j’aurais également eu leur attention.

Mais les autres, soit 55 % de la salle, comme si ce dont je parlais ne les regardait en rien, bâillaient, ricanaient, jasaient, etc. C’est comme si chaque groupe ne s’intéressait qu’à ce qui concernait sa propre gang.

Rire de nous

J’ai l’habitude des assemblées houleuses, ayant déjà animé des émissions de radio dans une brasserie devant des gens qui ne me portaient pas dans leur cœur et qui me chahutaient.

Je suis intervenu, tel un directeur d’école, pour remettre à sa place un jeune qui faisait le pitre.

«Hé toi là, l’effronté! T’es en train de bayer aux corneilles pour faire rire tout le monde!»

Il feignait de ne pas savoir si je m’adressais à lui…

«Non, non! C’est à toi que je parle!»

Alors, ceux qui m’écoutaient m’ont applaudi; les autres sont demeurés cois.

S’angliciser par l’université

C’est bien beau d’imposer le respect quelques minutes le temps d’une conférence, mais ceux qui agissent si grossièrement quand on leur parle de l’histoire du Québec, je doute qu’ils s’intéressent à la nation sur le tard. Comme c’est déjà le cas de presque la moitié des allophones à Montréal, ils choisiront le Cégep en anglais avant de poursuivre à McGill, Concordia ou Bishop… ou pourquoi pas dans les cursus anglophones donnés par l’UQAM ou les HEC.

Voilà le résultat de l’intégration si chère à M. Couillard qui, en attendant, nous accuse d’intolérance… À la source du problème de la langue, il y a celui, encore plus fondamental, du sentiment de non-appartenance.

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