L’Université de Montréal et son devoir d’exemplarité linguistique

Aujourd’hui, le bilinguisme institutionnel s’est grandement développé dans le secteur public québécois, notamment en raison d’un laxisme commandé par l’« approche client ». L’État québécois bilinguise ses institutions pour desservir des clients de la communauté d’expression anglaise. On ne parle plus de la communauté historique anglophone, mais de toute personne s’exprimant mieux en anglais qu’en français.

MQF – 07 décembre 2018

À la suite de la publication d’une lettre ouverte écrite par une étudiante de l’Université de Montréal qui s’est sentie mal à l’aise à suivre « un cours affiché en français » se déroulant en anglais, la direction de l’université s’est dite « désolée de la situation vécue par l’étudiante ».

Puisque l’Université de Montréal exprime un intérêt à solutionner ce problème, le Mouvement Québec français lui propose cinq (5) solutions afin que cette situation ne se répète plus au sein de l’institution, comme tout autre établissement scolaire de langue française.

Les cinq (5) solutions sont :

  • N’engager que des professeurs ayant une maîtrise suffisante du français;
  • S’assurer que les étudiants participant à un cours ont une maîtrise suffisante du français;
  • S’assurer que les professeurs, étudiants et employés ont accès à des services linguistiques pouvant combler leurs lacunes en français;
  • S’assurer que tous les documents nécessaires aux professeurs, étudiants et employés soient disponibles en français;
  • S’assurer que tous les documents (thèses, études, ouvrages scientifiques, etc.) soient publiés en français, ainsi que ceux destinés à l’international soient à la fois publiés en français et en une autre langue, si cela est nécessaire.

Ces propositions précises semblent exagérées à notre époque du « tout en anglais ». Elles ne sont pourtant que le minimum à mettre en œuvre pour que rayonne en français la plus importante université de langue française en Amérique.

L’Université de Montréal saisira-t-elle cette chance de démontrer son devoir d’exemplarité linguistique comme institution publique québécoise ?

Un texte du Mouvement Québec français

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