Parlant français à la maison : En passe de devenir minoritaire sur l’Ile de Montréal

Alors que le Québec fait face à un défi démographique sans précédent, le pouvoir d’attraction de l’anglais supplante encore largement celui du français. Le français est encore loin d’être la langue publique commune au Québec. L’usage public du français à Montréal se retrouve principalement chez les francophones et les nouveaux immigrants déjà francisés avant leur arrivée. L’anglais est toujours très largement utilisé dans les communications « interlinguistiques ».

MQF – 19/04/2018

MQF ─ À propos du déclin de la langue française dans la grande région de Montréal, le chercheur Jean Ferreti * affirmait dans une étude Le Québec rate sa cible. Les efforts du Québec en matière de francisation et d’intégration des immigrants : un portrait : 

« C’est sur l’île de Montréal que le déclin est le plus prononcé. La proportion d’individus parlant le français à la maison est en passe de devenir minoritaire. Le poids du groupe francophone a connu une baisse très importante passant de 61,2 % en 1971 à 52,5 % en 2011. Le groupe anglophone connaît aussi un déclin, mais il est moins marqué, passant de 27,4 % en 1971 à 24,6 % en 2011. Le poids du groupe allophone, pour sa part, augmente de manière continue depuis 1971. D’ici 2031, le poids des allophones (29,5 %) dépassera celui des anglophones (23,0 %). »

« Selon le scénario de référence, les francophones deviendront minoritaires entre 2016 et 2021. D’ici 2056, ils ne représenteront plus que 43,3 % de la population de l’île. Ces tendances s’expliquent par l’immigration internationale, qui s’installe à 86 % dans la région métropolitaine de Montréal et qui vient gonfler la proportion d’allophones. »

« Plus de 200 000 immigrants, soit 20 % de l’ensemble de la population immigrée du Québec, ne parlent toujours pas le français en 2011. Parmi eux, plus de 111 000 sont arrivés à partir de 1991 dont près de 43 000 entre 2006 et 2011. De ces 202 830 immigrants, 159 575 parlent uniquement anglais et 43 255 ne parlent ni français ni anglais. »

* Jean Ferretti détient un « Master in Public Policy (MPP) » de l’Université de Toronto et un baccalauréat en Études internationales de Université de Montréal.

 

 

 

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