Article paru dans le site de Radio-Canada le 6 septembre 2010. La coalition, avec à sa tête la Société Saint-Jean-Baptiste, des syndicats, des regroupements en faveur du français et des partis politiques dont le Bloc québécois, le Parti québécois et Québec solidaire, estime que la loi 101 doit s'appliquer à tous de la même façon. Selon Mario Beaulieu, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le projet de loi 103 permettrait aux parents plus fortunés de payer pour avoir accès à l'école en anglais en contournant la loi 101. Mario Beaulieu rappelle que, partout au monde, l'enseignement se fait dans la langue officielle et qu'il est normal d'être instruit en français si l'on réside au Québec. Lire l’article.

Projet de loi 103: St-Pierre défend le droit à l’école anglaise

ARCHIVES MQF – La ministre responsable de la Charte de la langue française fustige les partisans de l’application de la loi 101 aux écoles anglophones privées non subventionnées, à deux jours du début des auditions sur le projet de loi 103.

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a vivement réagi lundi à l’appel d’une coalition d’organismes, de partis politiques, de syndicats et de regroupements en faveur du français.

À deux jours des auditions sur le projet de loi 103, ces derniers réclament l’application de la loi 101 aux écoles privées non subventionnées. Ils veulent ainsi éviter que des enfants de parents francophones et allophones puissent accéder au réseau public des écoles anglaises après un passage au privé en anglais, comme le prévoit ce projet de loi.

Le Parti québécois, membre de la coalition, propose en outre que Québec se prémunisse contre d’éventuelles contestations judiciaires qui pourraient venir de cette application de la loi 101 en recourant à la clause dérogatoire.

Dans une entrevue exclusive à la Presse Canadienne, la ministre Christine St-Pierre se dit prête à écouter les suggestions de l’opposition pour améliorer le projet de loi 103, mais dit qu’il est hors de question d’emprunter cette avenue, qu’elle associe à une suspension des « droits fondamentaux des Canadiens et des Québécois ».

Elle estime que sa proposition est une réponse adaptée au problème posé par les écoles passerelles.

« On interdit les écoles passerelles, on interdit qu’une école se lance dans ce genre de business et on ferme le plus possible le robinet », déclare Christine St-Pierre, ministre responsable de la Charte de la langue française

Loi 101 pour tous

Par voie de communiqué, la coalition a rejeté catégoriquement le projet de loi 103 qui vise à modifier la charte et permettre aux enfants francophones et allophones de fréquenter l’école anglaise publique après un séjour d’au moins trois ans dans une école privée non subventionnée.

Le projet de loi 103 introduit également une grille d’analyse pour juger du « parcours authentique » de l’élève vers le réseau de langue anglaise.

La ministre St-Pierre s’est déjà dite prête à écouter les suggestions de l’opposition pour améliorer la grille.

La coalition, avec à sa tête la Société Saint-Jean-Baptiste, des syndicats, des regroupements en faveur du français et des partis politiques dont le Bloc québécois, le Parti québécois et Québec solidaire, estime que la loi 101 doit s’appliquer à tous de la même façon.

Selon Mario Beaulieu, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le projet de loi 103 permettrait aux parents plus fortunés de payer pour avoir accès à l’école en anglais en contournant la loi 101.

Mario Beaulieu rappelle que, partout au monde, l’enseignement se fait dans la langue officielle et qu’il est normal d’être instruit en français si l’on réside au Québec.

Mais la ministre St-Pierre y voit une solution « radicale » qui risque d’entacher « l’image du Québec à l’étranger ».

La semaine dernière, le juge Pierre J. Dalphond avait ordonné la suspension immédiate du jugement de la Cour supérieure autorisant les enfants de neuf familles, francophones et allophones, à fréquenter une école anglophone dès la rentrée, le 30 août.

Entre 1997 et 2002, près de 5000 élèves ont pu profiter des écoles passerelles, jusqu’à ce que le Parti québécois, encore au pouvoir, adopte la loi 104, invalidée par la Cour suprême en 2009.

La coalition prévoit des événements

Les membres de la coalition indiquent que des événements sont au programme pour marquer leur refus de la loi 103 : un grand spectacle sous le thème « Notre langue n’a pas de prix, la loi 101 n’est pas à vendre » aura lieu le 18 septembre au Centre Pierre-Charbonneau à Montréal.

Plusieurs artistes, dont Michel Rivard et Daniel Boucher, y seront présents. M. Beaulieu laisse entendre qu’il y aura d’autres actions similaires dans les prochaines semaines.


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