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Francophones et anglophones à l’université – Un retard qui reflète un sous-financement

Article de Mario Beaulieu paru dans Le Devoir du 11 février 2010. L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié récemment un constat-«choc» sur le retard universitaire des francophones au Québec. Le taux de diplomation universitaire des jeunes francophones est 40 % plus faible que celui des jeunes anglophones au Québec. En fait, l'élément-choc de cette étude a simplement consisté à lever le voile sur une donnée depuis longtemps connue, mais qui semble avoir été occultée sous l'effet du fameux tabou entourant tout ce qui touche la question linguistique. Comme l'indique l'ISQ, l'écart qu'il a observé existe depuis 40 ans. Parallèlement, une autre information relative au retard universitaire francophone a été très peu diffusée. Il s'agit du sous-financement chronique des universités de langue française au Québec. Plusieurs chercheurs et des intervenants engagés dans la promotion du français ont également tenté d'alarmer l'opinion publique à cet égard. Par exemple, Michel Moisan, professeur de physique à l'Université de Montréal, observait en 1998 que le réseau universitaire anglophone recevait du gouvernement du Québec 23,6 % du financement public, ce qui était 2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone. Lire l'article dans le site Internet du Devoir:

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