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Le français menacé au Canada

À quoi bon documenter, analyser, promouvoir et s’entredéchirer sur la place publique, alors que le problème des langues officielles au Canada est essentiellement dans son emménagement, c’est-à-dire dans sa façon de mettre en effectivité sur son territoire la Loi sur les langues officielles. Au lieu d’offrir des services insuffisants ici et là afin de démontrer un minimum de respect à la loi, pourquoi ne pas emménager linguistiquement le Canada en zones territoriales. Cela se passerait alors en français au Québec, en bilingue à Ottawa et autres régions ou villes précises, et en anglais dans le reste du Canada.

MQF – 04/04/2017

La langue française va perdre de son influence au Canada sans actions concrètes du gouvernement pour augmenter le volume et la répartition de l’immigration francophone, a estimé vendredi le Commissariat aux langues officielles.

«Il est essentiel que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux redoublent d’efforts pour accroître l’immigration dans les communautés francophones» au Canada, a plaidé Ghislaine Saikaley, commissaire aux langues officielles.

Avant tout, «l’immigration doit contribuer au maintien, voire à l’augmentation, du poids démographique des communautés francophones au Canada», selon le commissariat.

Surtout en Ontario

Il est nécessaire d’assurer une meilleure répartition de l’immigration francophone, là où l’avenir des communautés de langue française est menacé par exemple en Ontario – la province la plus peuplée avec 39 % des 36 millions de Canadiens –, ou dans les provinces de l’Ouest.

«Sans la mise en place de plans d’action concrets et d’un échéancier, nous ne serons jamais en mesure d’atteindre la cible nationale d’immigrants francophones, surtout en Ontario», a jugé François Boileau, un responsable des langues de cette province.

Au Nouveau-Brunswick, unique province canadienne officiellement bilingue, «les communautés anglophone et francophone ont un statut constitutionnel d’égalité» et «la communauté francophone représente un tiers de la population», selon le commissariat.

Chargés de veiller à la bonne application de la loi sur les langues officielles, les commissaires saluent toutefois la mise en place en juin 2016 d’un programme facilitant l’embauche de locuteurs français en milieux minoritaires.

21 % en 2016

En 2036, selon des projections de Statistique Canada, près d’un Canadien sur deux sera issu de l’immigration. Les francophones canadiens représenteraient 21 % de la population, contre 23 % à l’heure actuelle.

Les immigrants francophones s’installent majoritairement au Québec. Dans le reste du Canada, seulement 3,8 % de la population avait comme langue maternelle le français en 2011, et ce pourcentage pourrait perdre jusqu’à un point d’ici 2036.

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