Un spectacle marathon pour le français

4 février 2012

Article publié par Radio-Canada le 4 février 2012

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Voir la vidéo du reportage de Radio-Canada sur la manifestation-spectacle
« J’aime ma langue dans ta bouche », un grand rassemblement artistique qui célèbre la langue française, a eu lieu samedi sur la scène du Lion d’or, à Montréal. Quelque 70 artistes d’horizons variés et de toutes origines se sont donné rendez-vous pour transmettre leur amour du français. Boucar Diouf, Christian Bégin, Hélène Florent, Yves Beauchemin, Marie Tifo, Luc Picard et Paul Piché étaient parmi ceux qui ont défilé jusqu’à minuit sur la scène du cabaret.

Manifestation-spectacle pour le français : J’aime ma langue dans ta bouche – 4 février 2012

4 février 2012

Une manifestation-spectacle dont le thème «J’aime ma langue dans ta bouche», organisé par le Mouvement Québec français, s’est déroulée samedi 4 février de midi à minuit, à Montréal. Plus de 70 artistes québécois participaient à l’événement d’une durée de 12 heures au Cabaret du Lion D’Or. Selon le porte-parole du Mouvement Montréal français, le comédien […]

MARATHON DE 12 H – Le français célébré

3 février 2012

Article publié dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec le 3 février 2012

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Soixante-dix artistes, dont Luc Picard, Paul Piché et Marie Tifo, prendront part ce samedi, au Lion d’Or, au marathon culturel J’aime ma langue dans ta bouche.

Douze heures durant, de 12 h à minuit, ils chanteront, réciteront des poèmes et liront des textes, tous guidés par leur amour de la langue française et de la culture québécoise. Il y aura aussi des extraits de pièces de théâtre, du slam ou encore de l’humour.

Yves Beauchemin, Christian Bégin, Patrice Coquereau, Boucar Diouf, Danny Gilmore, Jacques L’Heureux, Luc Picard, Paul Piché, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marie Tifo et Denis Trudel monteront notamment sur scène.

En plus des artistes de toutes origines et de toutes disciplines, des politiciens seront aussi de la fête pour livrer une prestation artistique. Les députés Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet et Amir Khadir ont promis d’être là, tout comme la collègue de ce dernier, Françoise David, de Québec solidaire, qui ne siège pas à l’Assemblée nationale.

«La manifestation-spectacle J’aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines», a dit le porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, qui met en scène l’événement.

Festivement, promouvoir la langue française

2 février 2012

Un reportage d’Andrée-Anne Côté-St-Laurent pour l’émission Le Midi Libre de CIBL le 2 février 2012, animée par Olivier Demers-Dubé.

phot conférence presse

Le nombre locuteurs francophones sur l’île de Montréal est en déclin et le mouvement Montréal français ne cesse de se battre pour justifier la place de la langue nationale. Mais ce samedi le 4 février, on dépose les armes et on prend le micro, au cabaret Le Lion d’Or. J’aime ma langue dans ta bouche, voilà une manifestation-spectacle pour dévoiler le charme, le pouvoir de séduction et la culture empreinte dans la langue française.

Voir et écouter le reportage sur CIBL

La création du Prix d’excellence en français Gaston-Miron

2 février 2012

Montréal, le 2 février 2012 – Hier, 1er mars 2012, avait lieu, sous la présidence de Monsieur Rhéal E. Fortin, l’Assemblée générale annuelle du Mouvement Québec français des Laurentides, à la Vieille-Gare de Saint-Jérôme avec la collaboration du président de la Société Saint-Jean-Baptiste, M. Mario Beaulieu et celle du président de la Société nationale des Québécois des Laurentides, M. Réjean Arsenault.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Douze heures de manifestation-spectacle sans précédent – Les artistes québécois de toutes origines se mobilisent pour la langue française

1 février 2012

Communiqué publié sur CNW Telbec le 1 février 2012

Le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), Denis Trudel, et le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, invitent les médias à une conférence de presse pour présenter un éventail d’artistes québécois provenant de tous les milieux des arts de la scène qui se mobilisent avec passion pour dire, déclamer, chanter, danser, rythmer, rire, slammer leur amour de la langue française lors d’une manifestation-spectacle organisée par le MMF sur le thème « J’aime ma langue dans ta bouche » le samedi 4 février prochain au Cabaret Le Lion D’Or pendant 12 heures : de midi à minuit.

Cette conférence de presse se tiendra avec plusieurs artistes québécois d’ailleurs et d’ici :

Le jeudi 2 février 2012 – 10h
Maison Ludger-Duvernay
82 rue Sherbrooke Ouest, Montréal

Les artistes qui participeront au spectacle par des prestations de musique, de chanson, de poésie, d’humour, de théâtre, de slam sont : Karim Akouche, Alecka, Jacques Archambault, Yves Beauchemin, Christian Bégin, Sylvaine Bellec, Daniel Boiteau, Lyne Cadieux, Patrice Coquereau, Pierre Curzi, Joël Desrosiers, Boucar Diouf, Julie Dirwimmer, Elkhana, Céline Faucher, Hélène Florent, Fouad, Lucien Francoeur, Denis Gadoury, Danny Gilmore, Imane, Inte-ya, Gary Klang, Michelle Labonté, Manon Leriche, Kim Lizotte, Jacques L’Heureux, Hélène Major, Les Oeuvriers, Marie Ouellet, Tassadit Ould-Amouda, Luc Picard, Paul Piché, Romain Pollender, Sylvie Potvin, Ananda Prasad, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marc Sauvageau, Tassut, Marie Tifo, Denis Trudel, Guillaume Wagner, etc.

Le Mouvement Québec français appuie Yves Michaud et demande à Metro de mettre l’accent sur sa clientèle québécoise

31 janvier 2012

Le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, félicite Yves Michaud, fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires MÉDAC), qui a saisi l’Office québécois de la langue française (OQLF) d’une plainte concernant l’anglicisation de la marque de commerce Metro, par le retrait de l’accent aigu que portait la marque auparavant. Yves Michaud entend intervenir à l’Assemblée annuelle des actionnaires de Metro inc. qui aura lieu :

le mardi 31 janvier 2012, 11 h
Centre Mont-Royal
2200, rue Mansfield, Montréal

Mario Beaulieu entend appuyer M. Michaud lors de cette assemblée. Le président du MQF estime «qu’une marque de commerce en français constitue un avantage concurrentiel assuré au Québec, tout en respectant le statut du français en tant que langue commune et de travail.» Il compte faire valoir que « L’usage du français en tant que langue de travail et des milieux financiers au Québec est un facteur de développement économique. Il contribue aux échanges économiques entre toutes les régions du Québec. C’est un facteur déterminant de l’intégration et du taux de rétention des nouveaux arrivants et des allophones à l’espace socio-économique québécois. Pour ces raisons pragmatiques, sinon par fierté, les entreprises québécoises devraient assumer un rôle de chef de file dans la francisation des milieux de travail au Québec. »

LANGUE DE MOLIERE OU DE SHAKESPEARE AU QUEBEC ? (2ième partie)

24 janvier 2012

Entrevue de Mario Beaulieu avec d’Isidore Grao pour La Voix De Cartier publié le 24 janvier 2012

photo archive

IG : Croyez-vous que la langue en tant que véhicule principal de communication soit un élément déterminant pour une nation ? Ou ne croyez-vous pas qu’il fasse apporter aux citoyens un supplément d’âme aux travers des valeurs telles que la solidarité, et ce dès leur jeune scolarité ? Par exemple, en développant davantage l’éducation de l’histoire de leur pays et de la géographie afin de transférer les traditions et de pouvoir ainsi créer des éléments de cohésion.

MB : La langue française est le véhicule de la culture québécoise. La Société Saint Jean-Baptiste depuis 1834 a aussi mené plusieurs batailles pour que l’on maintienne l’enseignement de l’histoire. Pour un peuple ne pas connaître son histoire c’est comme être amnésique pour la culture et l’identité nationale. Il y a eu un affaiblissement de l’enseignement de l’histoire. Même à l’heure actuelle dans les universités québécoises il n’existe aucune chaire d’histoire du Québec. On enseigne très peu l’histoire politique. Il y a peut être une certaine forme de tabou. Les jeunes québécois perdent petit à petit leur identité nationale. Il y a malgré tout des études qui démontrent que les jeunes québécois se considèrent de plus en plus comme québécois avant d’être canadiens. Le gouvernement fédéral, notamment par le financement de chaires de recherches du Canada a cherché à évacuer l’enseignement de l’histoire nationale des écoles. La société Saint Jean- Baptiste contribue fortement à relancer une coalition pour l’histoire du Québec. Celui-ci vise à renforcer cet enseignement à tous les paliers de l’enseignement et de l’éducation Québécoise. Ceci est fondamental.

Voir sur La Voix de Cartier

LANGUE DE MOLIERE OU DE SHAKESPEARE AU QUEBEC ? (1er partie)

16 janvier 2012

Entrevue de Mario Beaulieu avec d’Isidore Grao pour La Voix De Cartier publié le 16 janvier 2012

photo archive

IG : Vous venez de dire que de plus en plus les fonctionnaires québécois s’exprimaient dans leur fonction en anglais. Mais je croyais que cela était interdit par la loi 101 ?

MB : Effectivement mais la loi 101 est très peu respectée, le gouvernement québécois actuel ne fait pas respecter la loi 101 au sein de ses propres organismes. C’est ainsi qu’au départ la loi 101 laissait une souplesse dans le cadre des services aux individus. On disait que les services publics devaient être en français mais sans exiger que ces services soient bilingues. Par contre les services aux entreprises, aux personnes morales devaient être exclusivement en français. En 2002 j’étaits au Parti Québécois et on faisait le plus de pression possible pour que le gouvernement de Lucien Bouchard intervienne. Mais finalement Lucien Bouchard a démissionné, et la loi 104 qui interdisait de revenir à une échappatoire contenue dans la loi 101. Cette dernière permettait aux gens qui allaient dans une école anglaise de s’acheter le droit d’aller dans une école anglaise en contournant la loi 101 par l’intermédiaire des écoles anglaises privées non subventionnées. L’article 1 de la loi 104 devait modifier la charte de la loi française en rétablissant l’obligation que les communications entre le gouvernement du Québec et les personnes morales établies au Québec devaient être seulement en français. Mais cette obligation n’a jamais été mise en vigueur. La loi 86 avait enlevé dans plusieurs cas les mots « uniquement en français ». La loi 104 a été votée à l’unanimité par les parlementaires Québécois. Alors le gouvernement actuel essaie de jeter de la poudre aux yeux en faisant des campagnes incitatives pour faire avancer l’usage du français avec les entreprises alors qu’il continue de communiquer avec elles en anglais. Nous avons fait une manifestation devant les registraires des entreprises. A la prochaine manifestation prévue le 1er décembre 2011on va aller visiter le ministère du revenu et des agences gouvernementales pour exiger qu’ils respectent l’article 16 de la loi 101 (tel que modifié par le projet de loi 104). Par ailleurs, la politique linguistique gouvernementale qui n’est pas régie par une loi mais un règlement, précise que les services gouvernementaux doivent s’avancer dans l’unilinguisme français pour bien montrer que le français est la langue commune au Québec. C’est le bilinguisme intégral au Canada alors que dans le même temps on donne le service en anglais aux immigrants au Québec. Dans tous les services gouvernementaux, les nouveaux arrivants qui s’installent à Montréal peuvent avoir le service en anglais sur demande ce qui fait qu’il n’y a pas d’incitatif à apprendre le français. Alors il y a une grande bataille à mener de ce coté là. Une revendication commune du Mouvement Québec français avec le syndicat de la fonction publique du Québec est que pour tous les services administratifs excluant les services sociaux, de santé, d’éducation municipaux, soient exclusivement en français pour tous y compris pour les anglophones. Si on veut respecter l’esprit de la loi 101 qui fait de la langue française la langue commune de tous les québécois on constate qu’on peut continuer à donner les services en anglais pour les services de proximité pour les minorités historiques anglophones qui dans les faits constituent environ 5 % de la population du Québec. Il y 8 % de citoyens québécois de langue maternelle anglaise, et c’est 5,6 % de langue maternelle anglaise née au Québec. Les gens de langue anglaise d’origine britannique née au Québec c’est 3 % de la population. Alors pour une petite minorité on finance finalement essentiellement des services en anglais qui servent à angliciser les immigrants francophones de Montréal.

Voir sur La Voix De Cartier

Non-respect de la langue d’affichage commercial – Hausse du nombre de plaintes à l’OQLF

16 janvier 2012

Article de La Presse Canadienne publié dans Le Devoir le 16 janvier 2012

Des cadres unilingues anglophones à la Banque Nationale et à la Caisse de dépôt et placement du Québec, un entraîneur unilingue anglophone derrière le banc du Canadien de Montréal: le dossier du français est revenu à l’avant-scène au Québec, croit l’Office québécois de la langue française (OQLF).

Alors que doit débuter aujourd’hui la deuxième vague de publicités de sa campagne de sensibilisation sur l’affichage commercial, qui se terminera le 13 février, la présidente-directrice générale de l’OQLF, Louise Marchand, estime que le nombre de plaintes déposées d’ici la fin de l’année se terminant le 31 mars 2012 devrait dépasser les 3661 déposées en 2010-2011.

En entrevue à La Presse canadienne, elle a expliqué que les Québécois semblent maintenant plus sensibles au respect de la Charte de la langue française. «La population remarque plus facilement les dérogations à la loi lorsque des dossiers linguistiques font la manchette dans l’actualité», fait remarquer Mme Marchand.

Selon elle, une hausse du nombre de plaintes a été observée concernant l’affichage commercial qui représentait 26 % des plaintes formulées à l’Office en 2010-2011.

Mme Marchand défend également l’approche de l’Office concernant l’affichage commercial des entreprises qui prône la sensibilisation plutôt que la coercition. «Nous prenons le pari de convaincre les entreprises», rappelle la pdg de l’Office. «Il est clair que cette approche a ses limites et qu’il faudra envisager d’autres moyens si nous ne sommes pas en mesure d’atteindre notre objectif.»

Elle rappelle que l’OQLF n’hésitera pas à recourir aux tribunaux si des entreprises refusent de respecter la loi. «Nous sommes obligés de passer par le directeur des poursuites criminelles et pénales dans seulement deux pour cent des dossiers de plaintes, ce que nous n’hésitons pas à faire», dit Mme Marchand. «Mais le processus judiciaire ne représente pas toujours la solution idéale pour faire avancer la francisation.»

Satisfait de constater une augmentation du nombre de plaintes, le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, croit cependant que l’Office devrait cesser de sensibiliser et plutôt faire respecter la Charte de la langue française. «Il ne serait pas plus simple de tout simplement appliquer la Charte et imposer les sanctions nécessaires aux entreprises et organismes qui contreviennent à la loi?», se questionne-t-il.

La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, ne partage pas ce point de vue, notamment en raison des ressources à la disposition de l’Office. «Nous avons augmenté les budgets et avons eu l’autorisation pour combler 26 postes à l’OQLF», explique-t-elle. «Ces décisions devraient lui permettre d’effectuer les suivis nécessaires et de prévenir les contrevenants avant d’émettre des constats d’infraction.»

La question linguistique ayant fréquemment défrayé la manchette récemment, la pdg de l’OQLF a tenu à faire appel à la vigilance de la population en général dans ce dossier. «Ce n’est pas un combat qui peut être mené uniquement par l’Office ou les mouvements de défense du français, mais par l’ensemble des individus», croit Mme Marchand.

Elle déplore que dans plusieurs cas, beaucoup de francophones n’exigent pas d’être servis dans la langue de Molière lorsqu’ils sont accueillis en anglais dans certains commerces.

Mario Beaulieu, lui, remarque que plusieurs semblent «se réveiller», mais rappelle que plusieurs études publiées au cours des dernières années ont suggéré un recul de la langue au Québec, notamment à Montréal. «Les gens doivent exiger de se faire servir en français avant de faire des achats», estime-t-il. «Si la population utilise l’argument économique, on devrait voir plus de résultats.»