La question du français de retour à l’avant-scène
Article de Julien Arsenault de La Presse Canadienne publié dans La Presse le 15 janvier 2012
Encore sceptique
Satisfait de constater une augmentation du nombre de plaintes, le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, croit cependant que l’Office devrait cesser de sensibiliser et plutôt faire respecter la Charte de la langue française.
«Il ne serait pas plus simple de tout simplement appliquer la Charte, et imposer les sanctions nécessaires aux entreprises et organismes qui contreviennent à la loi?», se questionne-t-il.
La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, ne partage pas ce point de vue, notamment en raison des ressources à la disposition de l’Office.
«Nous avons augmenté les budgets et avons eu l’autorisation pour combler 26 postes à l’OQLF», explique-t-elle. «Ces décisions devraient lui permettre d’effectuer les suivis nécessaires et de prévenir les contrevenants avant de donner des constats d’infraction.

Une responsabilité commune
La question linguistique ayant fréquemment défrayé la manchette récemment, la PDG de l’OQLF a tenu à faire appel à la vigilance de la population en général dans ce dossier.
«Ce n’est pas un combat qui peut être mené uniquement par l’Office ou les mouvements de défense du français, mais par l’ensemble des individus», croit Mme Marchand.
Elle déplore que dans plusieurs cas, beaucoup de francophones n’exigent pas d’être servis dans la langue de Molière lorsqu’ils sont accueillis en anglais dans certains commerces.
Mario Beaulieu, lui, remarque que plusieurs semblent «se réveiller» en ce qui a trait à la place du français, mais rappelle que plusieurs études publiées au cours des dernières années ont suggéré un recul de la langue au Québec, notamment à Montréal.
«Les gens doivent exiger de se faire servir en français avant de faire des achats», estime le président du MQF. «Si la population utilise l’argument économique, on devrait voir plus de résultats.»
«Ma radio ne chante pas en français»… c’est triste, très triste!
Article de Pierre Pichette publié dans l’Oeil Régional le 14 janvier 2012
Cher M. Guilbault, le Mouvement Montérégie français (MMgief) aimerait vous faire part de ses commentaires suite à votre éditorial, Triste, tu dis! Voir l’article et à votre article Des commerces enfreignent la loi Voir l’article, parus dans votre édition du 7 janvier.
Le non respect par les commerçants de la loi 101 touchant l’affichage dont vous nous donnez de nombreux exemples dans votre éditorial et dans votre article n’est que la pointe de l’iceberg de l’appauvrissement, voire du déclin du français au Québec et dans notre région.
“Ma radio ne chante pas en français” est la réponse que nous avons reçue d’un bon Québécois francophone, propriétaire d’une cantine sur le boulevard Laurier à MacMasterville alors que nous lui demandions de syntoniser un poste de musique française!
Lorsque nous avons fait campagne à Otterburn Park où ne résident plus que 6,7 % d’anglophones dans le but de faire modifier le statut linguistique bilingue de la ville et, ainsi de se conformer à l’esprit et à la lettre de la loi 101 quant aux organismes publics reconnus bilingues, le maire de l’époque, appuyé par tous ses conseillers francophones, nous a répondu qu’on ne le ferait pas car: “C’était là un signe de respect pour cette population de conserver le statut bilingue de la ville”. On ne mentionna pas évidemment l’importance de respecter la culture de 93,3 % de la population! Et que dire de la toponymie de ladite ville où plus de 85 % des noms de rue sont en anglais! C’est à croire que les francophones d’Otterburn Park n’ont ni culture ni histoire! […]
Qui plus est, une étude récente de Gérald Paquin portant sur “La vitalité de la langue française en Montérégie” (2011) indique un net recul de celle-ci et ce, principalement dans les municipalités régionales de comté entourant la région de Montréal. Il est intéressant aussi de constater que cette vitalité de la langue française a aussi connu une baisse dans les MRC limitrophes à la rivière Richelieu, c’est-à-dire chez-nous.
Le Mouvement Montérégie français (MMgief) qui a fêté en décembre dernier ses deux ans d’existence, lutte pour la défense et la promotion de la langue française dans la région en collaboration avec le Mouvement Québec français. […]
Notre objectif pour l’année 2012 est de développer des comités français dans l’agglomération de Longueuil et dans les villes de Valleyfield, de Bromont, de Saint-Basile-Saint Bruno, de Saint-Hyacinthe et… de Belœil-Mont-Saint-Hilaire.
Nous en profitons pour inviter tous les gens intéressés à se joindre à nous pour la défense et la promotion du français en Montérégie, car ce n’est que tous ensemble que nous y arriverons.
N’oublions surtout pas qu’il y a urgence d’agir. Pour nous joindre: www.monteregiefrancais.org.
Pierre Pichette
Secrétaire du Mouvement Montérégie français
IL N’Y A PLUS RIEN À AJOUTER BERTRAND RAYMOND
Article de Bertrand Raymond publié sur RDS.ca le 11 janvier 2012
Le propriétaire Geoff Molson et le directeur général Pierre Gauthier, responsables de cette gaffe disgracieuse, avaient encaissé une bonne volée de critiques et même d’injures dans certains cas. Dans un communiqué laconique, M. Molson avait présenté une certaine forme d’excuse. Il avait écrit à mots à peine couverts que l’erreur sera corrigée et que Cunneyworth ne sera pas derrière le banc quand s’amorcera la prochaine saison. Une remarque que Gauthier s’était senti obligé d’appuyer dans son dernier point de presse.

Qu’est-ce que le Mouvement Québec français et le Mouvement Montréal français voulaient de plus, samedi soir? Que Molson et Gauthier viennent s’immoler devant eux sur le trottoir? Ils avaient compris qu’ils avaient erré bien avant que ces deux organismes en mal de visibilité s’amènent avec leurs pancartes et leurs petits drapeaux.
S’ils avaient déclaré que c’était à prendre ou à laisser et que Cunneyworth était leur homme, que cela plaise ou non à leur clientèle, cette manifestation aurait été 100 fois plus enflammée et justifiée. Ils avaient déjà avoué leur erreur. Parce qu’il n’y avait pas de solutions miracles dans les circonstances, ils s’étaient joyeusement mis les pieds dans le plat. Pensez-vous qu’ils n’en sont pas conscients encore aujourd’hui?
Protection du français – Nationaliser notre langue nationale?
Texte d’Alain Dion, enseignant au cégep de Rimouski, Le Devoir du 10 janvier 2012
Le Mouvement Québec français (MQF), entre autres, fait un travail remarquable et nous rappelle que, il n’y a pas si longtemps, cette bataille pour la langue française avait porté ses fruits. Que le Québec était redevenu français et que tout est donc encore possible. Appliquer rigoureusement la loi 101 dans l’affichage et les services publics, l’imposer dans les petites et les grandes entreprises et étendre ses dispositions à l’enseignement collégial font partie de la solution prônée par le MQF.
Manifestation devant le Centre Bell pour le respect du français
Article de Valérie Simard publié dans la Presse le 8 janvier 2012
Le drapeau du Québec était plus visible que le logo du Canadien samedi soir, à l’entrée du Centre Bell. Avant le match opposant le Tricolore au Lightning de Tampa Bay, quelques centaines de manifestants se sont massés devant l’amphithéâtre pour exiger que le club montréalais démontre un plus grand respect envers la langue française.

«Quand un entraîneur est incapable de nous dire en français pourquoi ils ne sont pas bons, c’est inacceptable!, a lancé le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), le comédien Denis Trudel.
«On dirait qu’on a oublié que le français est menacé, a remarqué Charlie Pellegrin, une jeune militante du Mouvement Montréal Français qui a l’anglais comme langue maternelle. Le fait qu’on soit juste 500 alors qu’il y a un million de personnes qui regardent chaque partie de hockey, c’est un peu triste.» Plusieurs spectateurs ont néanmoins accepté les drapeaux du Québec distribués par les manifestants qui les invitaient à brandir le fleurdelisé pendant la partie.
Mario Beaulieu croit que la nomination d’un entraîneur-chef unilingue anglophone par le Canadien de Montréal est la goutte qui a fait déborder le vase. «Depuis plusieurs années, il y a une anglicisation qui se développe à l’intérieur du Canadien, a-t-il constaté. C’est une culture d’entreprise qui ne respecte pas le statut du français comme langue commune». Mario Beaulieu a aussi déploré que la musique d’ambiance diffusée au Centre Bell soit majoritairement en anglais et qu’il ne reste plus que deux joueurs francophones au sein de l’équipe. «Il y a plus de joueurs québécois au sein du Lightning de Tampa Bay!», s’est-il exclamé.
Présent au rassemblement avec sa conjointe Édith Cochrane, le comédien Emmanuel Bilodeau a demandé qu’une sorte de discrimination positive soit faite à l’endroit des joueurs francophones. «Je me désengage progressivement du Canadien, a déclaré celui qui a incarné René Lévesque au petit écran. Si c’était une équipe de francophones perdante, je serais quand même là à tous les matchs. Je les supporterais et j’adorerais mon équipe. La Coupe Stanley, ce n’est pas une fin en soi. L’important ce n’est pas de gagner ou même de faire les séries. L’important, c’est qu’à chaque match, on ait de grandes émotions et qu’on s’identifie à l’équipe.»
Manifestation pour le français + Cournoyer s’en mêle!
Article publié dans HABSolumentFAN le 8 janvier 2012
« Nous remettrons des drapeaux du Québec aux partisans du Canadien qui, en les agitant pendant la partie de hockey, pourront ainsi faire connaître leur opinion », avait indiqué le président du MQF, Mario Beaulieu.

M. Beaulieu avait dit en entrevue que « c’est le temps de descendre dans la rue et de manifester ».
Selon lui, la nomination de Randy Cunneyworth est venue s’ajouter à d’autres éléments dérangeants, comme le fait qu’il y a trop peu de joueurs francophones au sein de l’équipe et qu’il y a, selon lui, trop de musique anglophone diffusée dans l’amphithéâtre lors des matchs. Une telle décision représente selon lui un « affront » et un « manque de respect » pour les amateurs francophones du club.
« Voilà qu’on nomme un entraîneur-chef qui ne parle pas un seul mot de français. Même pas “bonjour”. Le club de hockey et son amphithéâtre sont pourtant deux entreprises qui sont soumises à la loi 101 qui fait du français la seule langue commune au Québec. »
Le président du MQF a soutenu que tant la langue que la compétence doivent être considérées lorsque le moment vient de nommer un nouvel entraîneur pour le Tricolore.
« La langue, ça fait partie de la compétence », a soutenu Mario Beaulieu, tout en ajoutant qu’il y a des entraîneurs francophones québécois « très compétents ».
Communiqué – Manif au Centre Bell pour la francisation du club de hockey les Canadiens de Montréal
Communiqué de presse publié le 5 janvier 2012
EN FRANÇAIS, C’EST GAGNANT
Montréal – « Le français est en jeu : passons à l’offensive », déclarent le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu et le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), le comédien, Denis Trudel en invitant la population à marquer un but en demandant au club de hockey Les Canadiens de Montréal de se franciser. À cet effet, des milliers de drapeaux seront distribués aux partisans pour démontrer au club Les Canadiens qu’il bénéficie d’un appui important des Québécois dont il devrait tenir compte. Cette manifestation se tiendra juste avant la partie de hockey :
le samedi 7 janvier 2012 de 17 h à 19h, à l’entrée du Centre Bell
1909, rue des Anciens-Canadiens (Drummond/René-Lévesque), Montréal
Métro Lucien-L’Allier
Inscrivez-vous sur l’événement FB de la Manif
Une manifestation devant le Centre Bell le 7 janvier
Article publié dans le Journal de Québec suite à l’entrevue sur LCN de Mario Beaulieu le 6 janvier 2012
La grogne quant à la nomination d’un entraîneur unilingue anglophone à la barre des Canadiens de Montréal continue de faire du bruit jeudi.
Après que de nombreuses organisations et personnalités publiques aient dénoncé haut et fort la nomination de Randy Cunneyworth, c’est au tour ce matin du Mouvement Montréal français de prendre le relais.
L’organisme a émis un communiqué jeudi d’indiquer qu’une manifestation pacifique aura lieu avant la prochaine partie à domicile des Canadiens. Ce rassemblement aura lieu devant le Centre Bell, le 7 janvier, de 17 h à 19 h.
«Nous remettrons des drapeaux du Québec aux partisans du Canadien qui, en les agitant pendant la partie de hockey, pourront ainsi faire connaître leur opinion», ont affirmé le président du Mouvement, Mario Beaulieu, et le porte-parole, Denis Trudel.
«On recule sur tous les fronts»
En entrevue ce matin sur les ondes de LCN, Mario Beaulieu a ajouté que «c’est le temps de descendre dans la rue et de manifester».
Selon lui, la nomination est venue s’ajouter à d’autres éléments dérangeants, comme le fait qu’il y a peu de joueurs francophones au sein de l’équipe et qu’il y a, selon lui, trop de musique anglophone diffusée dans l’amphithéâtre lors des matchs. Une telle décision représente selon lui un «affront» et un «manque de respect» pour les amateurs francophones du club.
Le président du Mouvement a soutenu que tant la langue que la compétence doivent être considérées lorsque le moment vient de nommer un nouvel entraîneur pour le Tricolore. «La langue, ça fait partie de la compétence», a soutenu Mario Beaulieu, tout en ajoutant qu’il y a des entraineurs francophones québécois «très compétents».
«On est un peu une clientèle captive, il y a des amateurs de hockey, c’est notre sport national, alors on ne veut pas être pris en otage. On pense que même les partisans qui vont aller au centre Bell peuvent manifester leur désapprobation, peuvent agiter leurs drapeaux du Québec à différents moments», a-t-il indiqué.
«Le Canadien de Montréal devrait être un symbole de fierté»
«On recule sur tous les fronts. Ça a été la Caisse de dépôt, la Banque Nationale, là ce sont les Canadiens de Montréal», a aussi affirmé Mario Beaulieu lors de l’entrevue.
«Les Canadiens de Montréal devraient être un symbole de fierté, un élément rassembleur des Québécois, pas un facteur d’anglicisation», a aussi indiqué Mario Beaulieu.
Par ailleurs, le président du Mouvement Montréal français a indiqué que, selon lui, le Québec «a besoin d’une deuxième équipe de hockey» professionnelle.
Voir dans le Journal de Québec
Communiqué – Les défenseurs du français passent à l’offensive. Manifestation devant le Centre Bell — 7 janvier 2012
MONTRÉAL, le 7 janv. 2012 – « Cessons de jouer défensif et passons à l’offensive, il ne faut plus accepter que la langue française soit reléguée au second plan au Québec. C’est une question de justice sociale pour le peuple québécois et de fierté nationale ! » a fait valoir le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, en s’adressant aux centaines de manifestants qui remettaient des milliers de drapeaux du Québec aux partisans du club de hockey Les Canadiens avant le match aujourd’hui à Montréal.
Environ 500 personnes ont manifesté pour la défense du français devant le Centre Bell
Article de La Presse Canadienne publié dans Le Devoir le 7 Janvier 2012
Le Mouvement Montréal français (MQF) a distribué des drapeaux du Québec aux amateurs, les invitant à les agiter pendant le match, afin de manifester leur indignation. «Il faut démontrer au club Les Canadiens qu’il bénéficie d’un appui important des Québécois, dont il devrait tenir compte», selon le communiqué du MQF.

Pour le président du MQF, Mario Beaulieu, « l’annonce d’un nouvel entraîneur unilingue anglophone a eu l’effet de la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’anglicisation du fonctionnement du club de hockey Les Canadiens de Montréal.» Il dénonce aussi la musique d’ambiance diffusée au Centre Bell, qui est selon lui uniquement en anglais.
