CATHERINE GIROUARD | MÉTRO | 09/06/2008
Quelques centaines de défenseurs du français se sont rassemblés hier au parc Jeanne-Mance pour dénoncer l’inaction du gouvernement Charest.
« La ministre St-Pierre et Jean Charest prennent les Québécois pour des caves avec leur loi 101 ! », s’est exclamé le président du Mouvement Montréal français (MMF), Mario Beaulieu, organisateur du rassemblement. L’événement visait à faire pression sur le gouvernement provincial pour que le français soit la seule langue officielle.
« Montréal s’anglicise à vue d’oreille, a accusé le comédien Luc Picard. J’attends donc du gouvernement au pouvoir soit une solution, soit un aveu d’indifférence », a-t-il ajouté devant une foule qui a chaudement applaudi ses mots. Plusieurs autres personnalités ont pris la parole pour clamer l’importance du français, dont Emmanuel Bilodeau, ainsi que le président de la FTQ, Fernand Daoust.
« En prônant le bilinguisme, on donne comme message aux immigrants que le français n’est pas important », a souligné le président du MMF. Et selon lui, les nombreuses modifications qu’a subies la loi 101 depuis son adoption ont contribué au recul du français.
La solution : la souveraineté
Une solution semblait faire consensus chez la plupart des participants : la souveraineté. Elle serait très profitable au maintien du français. « Nous sommes un peuple dominé par un autre et créer une nouvelle loi 101 ne réglerait pas le problème », a dit à Métro le chef du Parti indépendantiste, Éric Tremblay. La souveraineté reste pour lui la seule option.
Pour Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire, la principale préoccupation est de faire du français la langue de travail au Québec.
