ÉRIC BOUCHARD | CIBL1051.COM | 18/01/2016
« Au Québec, il y a 8 % de gens dont la langue maternelle est l’anglais et 11 % de tous les élèves du primaire et du secondaire étudient dans une institution anglophone. Au collégial, 16 % des étudiants fréquentent un cégep anglophone, soit le double du poids démographique des anglophones. Chez ceux qui font des études préuniversitaires, 23 % le font dans des collèges anglophones, soit près du triple du poids relatif des anglophones. À l’université, le quart des étudiants font leurs études supérieures dans une institution anglophone et 29 % de tout le financement va à McGill, Concordia et Bishop’s.
Plus le niveau d’éducation est important, plus les effectifs des institutions anglophones sont, de façon relative, beaucoup plus importants que les effectifs des institutions francophones. Ceci a un impact direct sur la langue de travail, puisque 50 % des francophones et 75 % des allophones qui font leurs études supérieures en anglais vont faire usage de cette langue toute leur vie au travail.
Si les effectifs des institutions universitaires anglophones étaient de 11 % comme au primaire-secondaire, c’est plus d’un milliard par année qui irait aux institutions universitaires francophones. Avec ce milliard supplémentaire annuel investi, nous aurions, au bas mot, deux des trois meilleures universités francophones de la planète, ce qui nous permettrait d’avoir un avantage comparatif pour attirer, et surtout garder, beaucoup des 230 millions de cerveaux francophones. »
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* L’auteur de l’extrait de texte est M. Éric Bouchard, directeur général du Mouvement Québec français.
